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meltrc à la jxtrlo (11111 U'inplc iiiu' roiu' lii;iiraiil le cycli' des exislonces. en plaçanl à enté un inoinc (.liar^é d en exj)li({uer le contenu aux fidèles. Peul-èlre laul-il voir dans ce texte une allusion à une (enlalive poui- substituer à d'anciennes roues magicjues ces roues illustrées, coninie on en a découverl une dans les t'res(|ues d'Ajanta (jui reiuontent aux premiers siècles de notre ère, et comme on en retrouve encore aujourd liui j)eintes sur les murs des lamasseries tliibélaines.
Celle ([ue j'ai eu Toccasion de voir au monastère de Tassiding' consistait en un cercle divisé par des rayons en plusieurs compartiments qui rej)résentaient les divers mondes de 1 escliatolo^ie bouddlniju.', depuis l'enfer jus(ju'au paradis du dieu Indra. Dans un médaillon central iiguraicnt les trois animaux : lOiseau. le ser- ])ent et le eoelion, ([ui symbolisent les trois grandes causes de renaissance : le désir, la colère et l'ignorance. Autour de la jante se trouvaient douze perscuinages représentant les causes et les elVets dont 1 encliaîneiuenl assure la i)erpétuation de la vie.
(Kioi ([u'il en soit, la tentative a échoué, en ce sens (|ue les bouddhistes, du moins les bouddhistes du Nord, continuent à faire tourner leurs roues cl à tourner eux-mêmes dans la direction apparente de 1 orbite solaire, en vue d en retirer mécani([uement des avantages spirituels, parfois même d'influencer le cours des phénomènes.
Retournons maintenant une fois de plus à l'autre extrémité du vieux monde. Là aussi nous trouvons 1 image de la roue a])pli(tuée au soleil. Certains mythes grecs, de même cpieles Vedas, oublient parfois le char du soleil pour ne })arler (|ue de la Roue solaire : Solis rota aUivolens, comme dit Lucrèce, et nous savons (jue les roues jouaient un grand rôle dans le culte d'Apollon. Les Kddas donnent au soleil le nom de lîelle Roue (Fagravel) ; c'est même du soleil, suivant Grinim (}ue vient le nom néerlandais et anglosaxon de la roue. TL/V/, 117/rr/'. Chez les Celtes, de vieux manuscrits parlent de la Jio/h FaiL la Roue lumineuse-, et des autels gallo-romains portent la roue gravée au centre en compagnie d'autres synd^oles solaires fig. 5i.
\. GuiMM. TeulonicMylhology, Irad.dc Shillyhrass. Londres, 1883, p. 701-70^, 2. RiiYs Davii>s, Cellic Heathendom^ p. :2I4.
ROUKS MAr.lOrES 1:t crHCCMAMni'LATIOXS
Chez tous ces peuples encore, l'image n'a pas eu seulement une signification symbolicjue. Des usages (jui ont survécu juscju'à nos jours en Allemagne, en France, en Angleterre, attestent (jue nos ancêtres cherchaient à s'assurer les bienfaits dv la lîoue céleste en s'appli(piant à en reproduire les mouvements à l'aide de roues terrestres. Je ne puis que résumer ici le principal de ces vieux rites qu'un savant français, M. Gaidoz, a décrits en
Fig. ij. — Autel du musée de Toulouse. Fig. 0. — Bas-relief de Biidha Gaya. ificvuc Arclu'ologiquc, t. XL, p. 17.) (m* siècle avant notre ère.)
détail dans une monographie justement estimée : Le (lien ffaulnifi du Soleil et le Symbolisme de la I\oue\
La veille de la Saint-Jean dans un grand nombre de localités, la population entoure de paille une roue ou un disf[ue, et après y avoir mis le feu, fait rouler cet engin à travers les campagnes. A Konz, en Lorraine, où il y a ([uelques années la roue était solennellement allumée sur une colline en présence du maire, des jeunes gens s'efTorçaient de la conduire vers la Moselle. Lorsqu'elle y arrivait sans s'éteindre, c'était un signe que la vendange serait abondante. Dans les montagnes de la Bavière, le but était tantôt d'écarter des champs « le mauvais semeur, » tantôt d'attirer la bénédiction de la ^ ierge sur les fruits de la terre. Dans le Poitou français, c'était également en vue de fertiliser les champs