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III. ÉPITRES, ENCYCLIQUES, APOCALYPSES

Les documents les plus anciens du christianisme sont les Epîtres de Paul :

a) D'authenticité non contestable : Ep. aux Gâtâtes^ aux Corinthiens, aux Romains (de l'an 50 à 59).

h) D'authenticité probable : Ep. aux Thessalonicicns (o4 ou 55), fiu.r PJiilip])icns (()2 ou 03).

c) D'authenticité douteuse : Ep. à Philémon^ aux Colossicns^ aux Ephcsiens.

(/) D'inauthenticité certaine : Ep. à Timothée cl à Tite.

Quant à \Epitrc aux Hébreux, elle se rattache au groupe de lettres écrites par les chrétiens de Home vers le fin du i'*" siècle, de même f[ue la première Epitre de Pierre et V Epilre de Clément liomain aux Corinthiens. Elle insiste sur la portée médiatrice et sacerdotale du rôle de Jésus.

Les trente dernières années du i*^"" siècle ont laissé les épîtres suivantes dont les véritables auteurs sont inconnus :

\j Epitre de Jacques, écrite probablement en Palestine, après la chute de Jérusalem, par un chrétien d'origine juive, qui s'est surtout attaché aux côtés moraux de l'évangile.

L Epitre de Jude, œuvre de polémicjue dirigée contre les Pauliniens extrêmes.

Dans le premier quart du second siècle, il y a lieu de mentionner les Epîtres d Ignace d'Antioche (-}• vers 115), précieuses pour l'histoire du développement de l'épiscopat, et Y Epitre de Polycarpe, qui se rattache à la polémique contre le docétisme. — Cette époque vit fleurir une abondante littérature apocryphe, mise sur le compte des Apôtres ; mais il n'y a guère de renseignements à en tirer, sauf sur certaines tendances de la chrétienté contemporaine. — Les épîtres de ce genre les plus connues sont les Epîtres de Jean.

Dès l'âge apostolique, les chrétiens avaient emprunté aux juifs le genre apocalyptique. La plus célèbre des apocalypses chrétiennes est celle dite de Jean, composée, d'après les uns, en 68, entre la mort de Néron et la destruction de Jérusalem; d'après les autres, à la fin du i^^' siècle, comme remaniement d'une apocalypse juive antérieure. Au même type se rattache la petite apocalypse qui a trouvé place dans \ Evangile de Matthieu (ch. xxiv et xxv), V Apocalypse de Pierre, etc. Le Pasteur dHermas (première moitié du n*^ siècle), écrit à Rome, représente un tvpe d'apocalypse moraliste, non moins fantastique, mais beaucoup plus modérée.

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