‹ Crustacés de la Mediterranée et de son littoralChapitre 7 sur 45 · L'ILIA NOYAU · texte numérisé non relu

L'ILIA NOYAU

ILIJ NUCLEUS.

PL. VIII

Fig. I, mâle; 2, son abdomen; 3, abdomen de la femelle; l^, varie'te' de l'abdomen d'une femelle; 5, antenne exle'rieure, 6, antenne interme'diaire grossies; y, pied-mâchoire extérieur grossi ; 0 , portion du têt grossie.

/. Fronte bidentato ^ testa glaberrima , margine postice hicrenata , suprà utrinquè dentata ; hrachiis elongatis , granulosis , filiformibus.

(i) h'ilia noynu a ét(^ décrite par la plupart des auteurs. La rugulense , nouvelle espèce de M. Risso , doit aire rapportée au Cancer ntacrochclus llondeletii d'Aldrovaude , iib. a j pag. 200 ; quant à l'espèce raal-K-propros mentionnée par Herb&t , pi. Z'j, fig. 2 , sous le nom de Cancer Mediterraneus ^ il est évident que la figure en a été empruntée îi Joiistoa qui la décrit dans le chapitre premier de son Appenilix ; de auihusdam Crnstaceis Brasiltensihus Concrîs imprtniis , comme se trouvant au Brésil et non dans la Méditerranée ; je l'ai reçue des Indes orientales. Mais celle figurée dans Aldrovaude , Iib. a , P^g* ^oi , jiranei marini, paraît avoir les régions de la carapace divisée par de nombreuses impressions et diHérer de ses congéucres par l'absence des protubérances coniques qu'on remarque îi la partie postérieure des autres Ilia. Elle se trouve , selon l'auteur précité, aux îles de Lcrrins , dans le département du Var ; je n'ai pu encore parvenir ïi me la procurer.

Ord. Décapodes, Fam. Brachytjres, Trib. Oubiculaires.

Ilia nvicleus. Desm. , Consid. gén. sur les Crust,, pag. i6g.

Id. Itl. Risso, Crust. des erwir, de JSice , pag. 3'j.

là. 1(1. Leach, Zool.misc. , tom. Z,pag. 24.

Id. Isevigata. Risso, Hist. nat. de l'Europ. mérid. , tom. 5 , pag, 20.

Leucosia nucleus. Cuv. , Règne animal , tom. 3 , pag 20.

Id. Id. Latreille, Nouv, dict. d'Hist. nat., 2™^ édit., pag. 5i3.

Id. Id. Latr. , Hist. des Crust. ( Buffon de Sonnini ) , tom. 6 ,

pag. 1 1 5.

Id. Id. Lamarck, Anim. sans vert. , tom. 5, pag. 233.

Id. Id. Fabricius.

Id. Id. Rose, Hist. nat. des Crust., 2™« e'dit. ^Buff> dit de

Castel) 1828, tom. \ ,pag. 287.

Cancer niicleus. Herbst,pl. i,jîg. 1^ , i'^^ partie , pag. 8'j.

Id. Id. Linné' , Lichtenstein.

Araneus cnistaceus. Aldrov. , lib. 2, pag. 20a et Araneus marinus Crustaceus alius.

Id. Id. Jonston, De exangnibus aqueis , lib. 4, pi. 6, fig. 9, 10

et 1 1.

Il est peu d'auteurs qui n'aient fait mention de ce joli Crustace ; ceux qui lui ont donne' pour synonyme le Cancer macrochelos Rondeletii d'Aldrovande, lib.2,pag. 200, se sont mépris, la figure dont il s'agit me paraît devoir être rapportée à VIlia ruguieuse.

M. Risso a cru convenable de substituer à la dénomination de noyau , nucleus, celle de lisse, lœvigata , qui me paraît peu convenir à l'Ilia dont il s'agit ici, car si on la compare à d'autres espèces du grand genre Leucosie, on ne pourra certainement se permettre de la considérer comme lisse et luisante : par cette raison, j'ai dû rétablir le nom sous lequel cet Orbiculaire est connu depuis long-tems.

Ord. Décapodes, Fam. Brachytjres, Trib. ORBictn:-AiRES.

Le tèt de l'Ilia noyau est épais , très-dur, couvert de petits points arrondis qui , examines à la loupe, présentent d'autres granulations plus grosses, isolées, régulièrement distribuées sur la surface: cette surface est sillonnée par deux impressions longitudinales que précèdent ordinairement deux petits points jaunâtres. Le bord de la partie postérieure du tét est orné de deux proéminences obtuses ; plus haut , de chaque côté, sont placées deux pointes aiguës j le front est bidentéj les pinces filiformes, à deuxième articulation fortement granuleuse ; les pattes grêles. Dessus du corps d'un brun roussàtre, dessous blanchàlre, luisant.

Ce Décapode est extrêmement timide , il habite les moyennes profondeurs coralligèues, d'où il ne sort que lorsque le hasard lui présente quelque proie facile à saisir. Il ne s'approche jamais des rochers du. rivage. On le rencontre rarement parmi les Algues si ce n'est en mars, époque à laquelle la femelle vient quelquefois y déposer des œufs nombreux d'un noir rougeàtre , qui éclosent en été : sa chair a peu de saveur.

Ord. DÉCAroDES^ Fanu Brachyures, Trib. Orbictjlaires.

L'ILIA RUGULEUSE, ILIA RUGULOSA.

PL. VIII

Fig. g, mâle j lo, abdomen du mâle; ii, pince grossie; 12, portion du têt grossie.

/. Testa nifescens rugulosa^ margine postico hicrenata suprà utrinquè dejitata; brachiis elongatis granulosis.

Ilia rugulosa. Risso, Hist.nat.de VEurop.mérid., t. 5, p. 20.

Leucosia Leachii . Id. , Journ. de phjsi. , octob., 1822, pag. 242.

Cancei' macrochelos Rondeletii. Aldrovande , lib. 2 , pag. 200.

Id. Id. Id. Jonston, tab. '],fig. 16. ( Cette figure me

paraît avoir été copiée d'après Aldrovande.)

L'Ilia ruguleuse ressemble beaucoup à l'Ilia noyau ; les ponctuations qui ont été disséminées sur la carapace de la figure, quoique grossière donnée par Aldrovande sous le nom de Cancer macrochelos Rondeletii , pag. 200 , sont une preuve bien évidente de la différence que cet auteur avait su reconnaître dans cette espèce qu'il n'avait point confondue avec l'Ilia noyau, représentée pag. 202. En effet, l'aspect des granulations du têt de la ruguleuse offre un caractère distinctif facile à saisir ; chez l'Ilia noyau ce sont de petits points arrondis , relevés, distribués assez régulièrement sur une surface finement chagrinée, tanchs cjue sur Vllia ruguleuse, ces granulations sont plus grosses, très-distinctes

Ord. Décapodes, Fam. Brachyures, Trib. Orbiculaires.

à l'œil nu, rudes au toucher et parsemées sur un fond entièrement lisse et poli. En comparant , d'ailleui-s , ces deux espèces ensemble , je remarquerais que les deux proéminences obtuses de la partie postérieure et inférieure de la carapace sont davantage e'chancrées ; que les deux autres pointes latérales sont fortement émoussées, et qu'on distingue facilement les vestiges d'une cinquième protubérance placée entre ces deux pointes, qu'on chercherait en vain sur l'Ilia noyau : enfin , les sillons dorsaux qu'on voit sur cette dernière espèce sont à-peine distincts chez la ruguleuse , et les pattes sont moins grêles. Le front est terminé par deux petits prolongemens obtus j le têt est coloré de brun roux mêlé de jaunâtre.

C'est du golfe de Naples que j'ai reçu cette rare espèce; M. Risso a bien voulu me faire part que dans la mer de Nice elle vit retirée dans les Algues cohabitant avec les Alphées et autres Salicoques. Ainsi que toutes les Ilia , la rugukuse doit avoir des mœurs douces et des habitudes timides- sa nourritiu-e m'a paru se composer de Serpules, quelle doit surprendre à l'orifice de leur habitation et d'autres Annélides qui se tiennent parmi les racines des plantes marines.

Ord. décapodes , DECAPODA, Fam. BRACH YURES, BRdCHYURA.

Tkibv notopodes, notopoda.

Car. ( J oyez Untroduclion. )

Genre HO M OLE, HOMO LA.

HoMOLA. Latreille , Leach , Risso.

Thelxiope. Rajînesque.

Cancer. Fabricius , Roé'in.

Maia. Bosc , Latr.

DoRippE. Risso, Lamarck.

Caractères. — Antennes extérieures assez loQgucs ayant leur premier article gros et court; terrninc'es par uu filet se'tacc', glabre, trèi-menu j le second très-long; insëre'es sous les pe'doncules oculaires : les intermédiaires place'es au canthiis interne des yeux.

Veux gros, globuleux, biarlicules par une espèce de ginglymc, porle's sur un pc'doncule mince se dirigeant late'ralcment vers l'angle du têt.

Pieds-mdclioires extérieurs très-velus , les quatrième et cinquième articles presque aussi longs que le premier et le deuxième, celui-ci lobe' cxtc'rieurement ou e'pincux , le troisième très-court.

Pincer longues dans les mâles, égales entre elles, d'épaisseur moyenne, terminées par des doigts assez courts.

Pieds des seconde, troisième et quatrième paires alongc's, semblables entre eux, tous terminés par un ongle comprime', aigu, peu arque, et cilié' sur sa trancbe postérieure: ceux de la cinquième paire de moitié' plus courts, relevés sur le dos, ayant leurs derniers articles ployt's de façon à figurer une pince en crochet.

Carapace plus longue que large , quadrangulaire , tuberculeuse ou épineuse surtout en avaut, bordée ou crénelée sur les côtés; le front uu peu avancé.

C'est sous le nom de Thelxiope que M. Rafinesque cre'ait le genre dont il s'agit ici , en même temsque M. Leacli lui donnait la dénomination à'Homole que M. Latreille a adoptée : l'exeoaple de ce dernier fut bientôt suivi par M» Risso. Les Ilomoles se rapprochent beaucoup des Dorippes; elles en diffèrent principalement par le nombre des pattes dorsales terminées par un crochet, qui sont au nombre de deux chez les premiers et de quatre chez les derniers.

Les Ilomoles habitent les plus grandes profondeurs rocailleuses et ne s'ap-

Ord. Décapodes, Fam. Brachyures, Trib. Notopodes.

proclient jamais de la côte: leurs habitudes doivent être actives et diligentes, bien que leurs pattes postérieures soient, îi-peu-près, conformées comme celles des Dromies , elles ne doivent point en partager l'indolence et la paresse qui , selon la remarque de M. Risso, peut permettre à des alcyons et des serpules etc. de venir se fixer et grandir sur leur têt : d'ailleuis la longueur des autres pattes ne s'opposerait pas moins à la présence de ces hôtes incommodes. Il me paraîtrait plus probable de penser que ces pieds dorsaux, terminés en crochet , leur servent à se cramponner dans les anfractuosités et les fissures des rochers où ces Crustacés font leur résidence ordinaire.

Les anciens auteurs tels que Rondelet, Aldrovande, Jonston, etc., ont connu les deux seules espèces d'Homole qui vivent dans la Méditeri'anée : il paraît qu'on n'en a point encore rencontré dans d'autres mers.

L'HOMOLE DE CUVIER.

HOMO LA CUFIERI.

PL. Yir.

Fig I, maie; 2, son abdomen; 3, carapace et pinces de la femelle; 4, son ahdomeu; 5, pied-mâchoire et tige extérieure; 6, antenne cxlerienre et antenne intermédiaire 1/2 grandeur naturelle; 7, œil; 8, crochet des pieds dorsaux de grandeur naturelle.

H. Testa muricata^ rubro testaceo-carnea ;fronte spinis tribus elongatis; ccirpis longissimis spinosis piîosisque.

Risso. Hist. liât, de l'Enrop. mérid., tom 5,pag. 34- Lair. JSoiw. dict. dliist. iiat. , 2"'^édiL, tom. i5,

pag. 282.

Risso. Crusl. des envir. de Nice, pag, i8. Desmarest. Cons. ge'ii. sur les Crus t., pag. 421. Aldrovande, lib. 2, pag. 179 et Cancer supinus

Hippocarcinus similis , pag. 181.

Jonst. De exangnibus aqueis , tab. 5 ,fig. 6.

Homola Cuvieri.

id. liispida.

Dorippe Cuvieri,

id. id.

Hippocarcinus Hispidus.

Hippocarcinus.

Ord. Décapodes, Fam. Brachyures, Trib. Notopodes.

Si la deVlicace qui a ete faite à M. le baron Cuvier, de cette espèce de Notopode ne rappelait, avec orgueil, un illustre nom cher aux amis des sciences naturelles, je me serais permis de lui re'iablir celui d'IIippocarcin sous lequel Aldrovande et Jonston l'avaient déjà fait connaître, mais d'un autre côte je craindrais d'embrouiller la science et je dois laisser sul)sister la dénomination par laquelle M. Risso a , le premier, depuis Aldrovande , réveille l'attention des naturalistes sur l'un des plus remarqualiles Crustacés de la Méditerranée.

L'Homole de Cuvier est le plus grand de nos Décapodes : j'en ai vu dont l'étendue prise du bout de la deuxième patte à l'extrémité delà patte opposée était d'un mètre i5 cent, la carapace du mâle que je décris à i6 cent, de long , 1 3 cent, de large ; les pinces sont longues de 5o cent. , les extrémités opposées de la deuxième jiaire de pattes sont distantes d'un mètre, 2 cent. : ces pattes ont seules 46 cent.

La carapace de ce beau Brachyure est relevée , inégale , chargée de tubercules coniques ou épineux; plusieurs impressions profondes la traversent ; deux sillons longitudinaux s'étendent de chaque côté de sa surface supérieure. Les bords latéraux antérieurs offrent des protubérances fortement aiguillonnées. Le front est terminé par trois pointes qui forment un triangle, l'intermédiaire étant située plus bas que les latérales. Le premier article des antennes est épineux. Les pinces du mâle sont longues, arrondies, épaisses, épineuses, parsemées vers leur ext.rémité de faisceaux de poils rousscàtres : les pattes, un peu aplaties, sont aussi très-épineuses , particulièrement sur leur crête. Les doigts des pinces sont noirs. Un léger incarnat jaunâtre est répandu sur le corps de cette espèce, mais cette couleur prend une teinte rougeàtre en s'étendant sur les pattes. Les pinces de la femelle sont courtes , guère plus longues que le corps , et moins t'paisses que les pattes.

Ord Décapodes, Fam. EnACHYunEs , Trib. Notopodes.

M. Risso a eu raison de considérer cette Homole comme le Crustacé fini paraît occujîer le dernier degré de rëchelle géographique, comprenant depuis la surface sèche de nos bords, j usques dans les vastes et profondes vallées sous marines où règne une température uniforme d'environ dix degrés: jamais elle ne s'approche de la côte, et si, forcée d'obéir aux vœux de la nature, la femelle abandonne un instant, pour venir pondre, les immenses profondeurs de la Méditerranée, ce n'est jamais qu'à l'époque des plus fortes chaleurs et sur des bancs de rochers, plongés, à de grandes distances du rivage, à plus de cent mètres sous l'eau, qu'elle se permet de déposer des œufs qui sont d'un jaune pâle : on la prend alors au palangre. M. Risso qui a eu l'avantage de voir quelques individus vivans de ce rare Crustacé, dit que leur contenance est menaçante, qu'ils se relevaient sur leurs longues pattes marchant avec précipitation et ne cessant de remuer vivement diverses parties de leurs corps, surtout les pinces dont ils faisaient battre les doigts. Le même auteur ajoute que ces animaux mouraient peu de tems après leur sortie de la mer, et que leur chair est fort bonne à manger ( i ).

Il paraît tpie , jusqu'à ce jour, cette Homole n'a été rencontrée que sur quel({ues points de la Méditerranée: Aldrovande l'avait reçue de Gènes 5 M. Risso l'a observée dans les environs de Nice ; on la pêche quelquefois à Toulon sur un banc sous marin à douze lieues de la côte , et elle a été aussi rencontrée à quelques lieues au large du phare de l'île de Piauler, dans le golfe de ]\Iarseille. Il est probable qu'elle a dû se montrer dans d'autres parages que j'ignore.

(i) Les deux figures qu'Aldrovande donne du Crnstacé qui nous occupe représentent des mâles; la longueur de leurs pinces eu fournit la preuve; c'est, sans doute, la largeur de l'abdomen des mules de cette Homole qui a lait penser \ M. LatrciUe ( Nouv. dict. d'iiist. nat. , pag. 28^ ) , qu'on avait représenté deux femelK's d'espèces disseniLIahlcs , car il est !i remarquer qne cette partie du corps u'oftr» que peu de dll'tVrence dans les deux ser.cs.

Ord. m£kVOm^,DECAP0DA;Ym. W^kCWi\iK^S,BRACHYURJ.

Tridu quadrilatères, qUADRILATERA.

Car. ( Voyez l'Introduction. )

Genre RHOMBILLE, QONOPLAX.

GoNOPLAx. Risso , Leach , Desmar. , latr. , Lamarck. OcYPODE. Risso, Latreille , Bosc.

Camcer. Linné, Fabricius , Herbst.

CarvICtéres. — Antennes découvertes; les extérieures sétace'es, très-visibles, avec leurs trois premiers articles heaucoup plus gros que les autres. Les intermédiaires bifides à leur extre'mite', se logeant, replie'es dans l'e't.it de repos , dans une fossette au-dessous du chaperon.

Yeux situe's au bout de longs pe'doncules qui s'e'tendent jusqu'aux angles cxte'rieurs du têtj ces pédoncules inse're's près du milieu de son bord ante'rieur, et se plaçant dans une gouttière.

Pieds-mâchoires extérieurs rapproche's , ayant leur quatrième article inse're' à l'angle intérieiu: et supe'rieur du troisième qui est pentagone et transversal.

Pinces alonge'es chez le mâle, la droite un peu plus grande que la gauche, portc'cs sur des bras très-longs, ayant la main un peu comprimc'e et non caicne'c. Les autres pattes gc'ne'ralement grêles , à articulations anguleuses, la première e'tant plus courte que la suivante et la quatrième la plus longue de toutes.

Carapace Aé^nméc , en forme de quadrilatère transversal un peu plus large eu avant qu'en arrière, ayant, dans le milieu et son bord ante'rieur, une avance très-marque'e ou une sorte de chaperon.

Les Rfiombilles sont très-voisins des Ocjpodes dont ils ne diffèrent principalement que par la position des yeux qui sont placés sur le côté du pédoncule dans ceux-ci mais au sommet dans le premier de ces genres. Les Eriphies et les Potamophiles , qui appartiennent également à la famille dçs Quadrila*

Ord. Décapodes, Fam. Brachycres, Trib. Quadrilatères.

tères, ne se rapprochent du genre dont il s'agit ici qiie par le troisième article des pieds-mâchoires extérieurs qui est inséré à l'extrémité interne et supérieure de l'article précédent.

M. Desmarest fait erreur en nous disant cjue les mœurs des Crustacés de ce genre n'ont pas été décrites , et qu'il est présumahle qu'elles diffèrent peu de celles des Gélasimes. M. Risso en a pourtant parlé depuis long-tems. Les Gélasimes sont des Brachyui'es (jui se tiennent le plus souvent à terre où ils se creusent des terriers pour y passer (pielquefois trois mois de l'hiver, tandis que les Rhombilles ne sortent jamais de l'eau et n'habitent que les grandes profondeurs de trente à quarante mètres.

Il paraît que la Méditerranée nourrit dans le sein de ses eaux qtxatre à cinq espèces de ce genre; on n'en connaît qu'un petit nombre d'exotiques. Les anciens auteui's tels que Rondelet , Jonston et Aldrovande ne font mention d'aucun de ces Quadrilatères. M. Desmarest en décrit cinq espèces de fossiles.

LE RHOMBILLE RHOMBOID AL, GONOPLAX RHOMDOIDALIS.

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