‹ Crustacés de la Mediterranée et de son littoralChapitre 8 sur 45 · PL. IX · texte numérisé non relu

PL. IX

Fig. I, mâle, 2, soQ abdomen j 5, femelle, 4 » son abdomen ; 5, mule jeune ; 6 , aulennc extérieure ; 7, autenne intermédiaire j 8, pieds-mâchoires extérieurs grossis ; g, portion du front grossie, vue en dessous.

G. Testa lœvij luteo aureo, roseo commixto j frontc integerrima ; angulis anticis unispinosis ; hrachiis longissimis.

Ord. Décapodes, Fam. Brach\xres, Ti'ib. Quadrilatères.

Goneplax rhomboïdalis. Risso, Hist. nat. de VEiirop, mérid. , tom. 5 pag. 1 3 .

Id.

Gonoplax

Id.

rhomboïdes.

Id.

Id.

longimanus.

Id.

Ocypode longimana

Id.

Cancer

Id.

Id.

Id.

rhomboïdes.

Id.

Id.

Id.

Id.

Ciwier, Règne animal, tom. 3, pag. 17.

Latreille , jS oui>. dict. dliist. nat. , 2.^^ e'dit. , tom.

i3, pag. 295.

Desmarest , Consid. ge'ne'r. sur les Criist. , pag. laS. Bosc , Hist. nat. des Crust. , 2™« édit. ( Buff. de

Castel ) 1828, tû?7i. i,pag. 289.

Lamarck , Anim. s. vert. , tom. 5 , pag. 254- Risso , Crust. des envir. de Nice , pag. 20. Latreille , Hist. nat. des Crust. et des Jns. {^Biiffon

de Sonnini) , tom. 6, pag. 44 j pi- A^jf'g- 3. Fabricius , Sjst. ent. , pag. 4o4j n° ^9 et Mantiss.

ins. , tom. 1 , pag. 3 1 8 , 11° 28.

Herbst , lab. i,Jig. 12.

Olivier, Encjcl. méthod. , tom,. 6 ,pag. i58 , ra" 33 ,

pi. 27 2, /g-. 2.

Sulzer, Hist. ins., tab. Zi,Jig. 2.

Ce joli Criistacé a les bras proportionnellement plus longs que ceux du Rhomhille à deux épines que j'ai également trouvé dans la INJéditerranée, sa carapace est aussi plus large, la partie antérieure en est davantage évasée et ses deux angles plus aigus. Il est facile de saisir ces distinctions en ayant les deux espèces sous les yeux; mais ce qui doit non moins empêcher de les confondre c'est cpie le Rhombille rliomboïdal est privé des deux épines latérales qu'on remarcjue chez l'autre espèce , et qu'enfin il n'en atteint jamais la grosseur.

Letèt du Quadrilatère dont il s'agit est très-lisse, luisant, légèrement sinué au milieu, d'un jaune doré nuancé de rose. Les angles antérieurs

Ord. Décapodes, Fam. Brachyures, Trib. Quadriiatères.

sont prolonges en forme d épine 5 le front est entier, nu ( i ) , ëvase 5 les yeux d'un gris obscur; les pinces sont très-longues, à troisième article muni d'une forte épine, deux autres sur le quatrième qui est arrondi, le doigt supérieur est mobile , noir au milieu , l'inférieur de cette couleur seulement vers son extrémité. Les pattes sont aussi armées d'un aiguillon sur leur troisième articulation : tel est le mâle. La femelle est moins colorée , ses pinces sont courtes ; elle porte ses œufs en juillet. Le jeune mâle n'a que des teintes livides ; il i^essemble à la femelle.

Les rochers submergés depuis vingt jusqu'à quarante mètres sont les localités où se tient constamment le Rhombille rhomboïdal. Sa démarche est aisée, il nage avec assez de facilité et s'approche de la surface de l'eau sans jamais en sortir. M. Risso a raison de penser que cette espèce doit vivre solitaire car il est rare d'en rencontrer plus de deux dans le même lieu. Elle se nourrit de petits Poissons , et de Radiaires qu'elle saisit et n'abandonne que lorsqu'elle se sent entraînée hors de la mer. Quoique connu depuis long-tems, sans doute, à cause de l'élégance de sa forme et de l'agréable distril^ution des couleurs de son tét , il n'est pourtant pas facile de se procurer ce Crustacé que les profondeurs où il se tient mettent à l'abri de nos recherches. Ou ne le pèche que par hasard ordinairement accroché dans des filets que, sur la côte d'Italie et de Pi'ovence, on nomme vulgairement tys ou entremail.

(1) Je u'ai jamais vu les longs roi'* tlotit M. Risso dit que le front de ce Crustacé est couvert. S'il en est ainsi cet accident devrait coustituer une variété remarquable.

Ord. ST0MAP0DES,^r03/^P0/?^ ; Fam.UNIPELTÉS, UJSIPEL TA TA.

Car. {Voyez l'Introduction.)

Genre SQUILLE, SQUILLJ.

Squilla. Fabr., Latr., Leach, Risso, Desmarest, Oliv., Lamarck, Bosc. Cancer. Linné , Herbst.

Entomon. Latr.

Caractères. — Antennes intermédiaires grandes, formées de trois filets sétace's d'inégales longueurs , re'unis à leur base sur un seul pe'doncule composé de trois articles.

Antennes extérieures moins longues que les intermédiaires, simples, ayant à leur base externe une écaille oblongue , foliacée, ciliée.

Yeux OTOïdes , obliques, iransverses, snillans, portés sur uu pédoncule d'un diamètre moindre que le leur, iusérés très-près l'ua de l'autre.

Appareils de la bouche trè-s-rrimpliqués. Les pieds mâchoires antérieurs formant deux grands bras avancés, terminés par une griffe mobile, ordin-iirement dentée on pectinée en son côté interne. Les quatre pieds suivans faisant partie de la région buccale, terminés par une main monodactyle.

Carapace petite , mince , flexible , de forme trapézoïdale , marquée de deux impressions longitudinales.

Corps fort long, plus large en arrière qu'en avant, formé de onze segmens ; le second, le troisième et le quatrième munis de pattes alongées , grêles, terminées par un petit article mince, triangulaire, cilié.

Les mâles munis d'une tige cylindrique, inarticulée, placée de chaque côté, à la base de la troisième paire de pattes.

Le dernier segment de la queue garni d'appendices en éventail.

Les Squïlles constituent un genre fort remarquable par leur singulière conformation : elles présentent de si grandes anomalies dans leur organisation

Ord. Stomapodes , Fam. Unipeltés.

lorsqu'on les compare aux autres Crustacés, que M. Leacli n'a pas jugé convenable de les admettre dans sa dernière classification de ces Animaux. Toute la région recouverte par leur têt ne comprend que les organes de la manducalion , et les viscères sont distribués dans les autres parties du corps. C'est dans les quatre premiers segmens qui suivent la carapace que se trouve leur estomac j leur cœur est placé le long du dos; leurs branchies, rejetées en arrière et en dessous du corps, sont presque à découvert,

C'est par les noms de Cragoiies et Crangines que les Grecs distinguaient les Squilles. Elles sont, aujourd'hui, vulgairement nommées Mantes de mer {Prego-Dieou), à cause de la ressemblance de leur gi'ande paire de pieds avec les premières pattes des Orthoptères du genre Mante. Les pécheurs leur donnent, en Provence, le nom de Galero, qui veut àïve Mille-patte, Scolopendre

La Sqidlla vitrea de Fabriclus, qu'on trouve dans l'océan Atlantique, a été séparée des Squilles proprement dites par M. Latreille et M. Lamarck qui en ont formé leur genre Erichtns que M. Leach nomme Smerdis.

Les Squilles se tiennent ordinairement dans les profondeurs de trente à cinquante mètres: elles fréquentent volontiers les lieux sablonneux et fangeux, parce qu'elles s'y procurent une nourriture facile qui m'a paru composée d'annélides et de fragmens de l'actinie ejffeta. C'est à l'époque du printems que ces animaux s'unissent. Les femelles, dit M. Risso, se cachent sous les rochers lorsqu'elles veulent se débarrasser de leurs oeufs qu'elles portent sous les appendices de l'abdomen, comme les Langoustes. Quoique munies de nombreux moyens de préhension et de défense, les Squilles, d'un caractère craintif, paraissent fuir avec précipitation dès qu'elles aperçoivent le moindre danger. Leur natation est, à peu de chose près, semblable à celle des Ilomardiers; mais elles font moins souvent usage de leurs pattes pour se traîner.

On connaît environ douze espèces de Squilles, la plupart propres aux régions équatoriales.

Ord. Stomapodes, Fam. Uniïtltés.

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