‹ Crustacés Décapodes. Ptie. 1: Brachyures et AnomouresChapitre 6 sur 76 · DU TRAVAILLEUR ET DU TALISMAN · texte numérisé non relu

DU TRAVAILLEUR ET DU TALISMAN

Les Crustacés décapodes se divisent naturellement en trois groupes : les Macroures, les Anomoures et les Brachyures. On à cru longtemps que ces trois groupes formaient une série linéaire et que le second servait d’intermédiaire entre les deux autres ; mais cette idée tend à disparaitre de jour en jour pour faire place à une autre plus rationnelle et plus exacte.

Dans un travail publié en 1878, Huxley (1) essaya d'établir que les Brachyures où Crabes n’ont aucune parenté directe avec les Anomoures, mais qu'ils se rattachent à des Macroures de la famille des Homaridés. Cette opinion nouvelle, quoique bien fondée, n'obtint pas la faveur des zoologistes ; en 1885, M. Claus (2) rapprochait encore les Brachyures des Galathées où d’autres Anomoures très voisins; en 1892, M. Ortmann (3) les faisait dériver d'une souche intermédiaire entre les Paguridés et les Galathéidés ; enfin, en 1893, M. Cano (4) divisait les Brachyures en trois séries dont chacune avait pour point de départ une famille du sous-ordre des Anomoures. À cette époque, les matériaux manquaient à ces naturalistes pour étudier convenablement la

(1) H. Huxcey, On the Classification and the Distribution of (he Crayfishes. — Proc. Zool. Soc., 1878, p. 785.

(2) CG. Craus, Neue Beiträge zur Morphologie der Crustaceen. — Arbeit zo0l. Inst. Wien, B. VI,

(3) A.-E. OrrTuaxx, Die Decapoden-Krebse des Strassburger Museums, V Theiïl., — Zool. Jahkrbüch., Syst, B. VI, p. 538 et 542, 1892.

(4) G. Caxo, Sviluppo dei Dromidei, — Atti della R. Accad. Scienze Napoli, sér 2, vol, VE, p. 19, 20, 1893.

(TaLISMAN, — Crustacés.) 1

question ; ils n'avaient entre leurs mains aucune des formes abyssales que mirent au jour les explorations maritimes et ce sont ces formes, plus que toutes autres, qui permettent de résoudre définitivement le problème. Certaines d’entre elles, en effet, sonttrès primitives ; elles ont conservé les caractères externes et probablement aussi l’organisation des Brachyures de l’époque secondaire, ce qui les rend propres à fournir des renseignements sur l’histoire naturelle du groupe. Ces Crustacés primitifs appartiennent tous à la division des Dromiacés ; en les étudiant, l’un de nous (1) à mis en évidence les affinités fort étroiles qu'ils présentent avec les Macroures de la famille des Homaridés et établi, sans conteste, croyons-nous, l’origine homarienne des Brachyures. Depuis, M. Ortmann (2), rectifiant ses idées antérieures, a cru trouver des relations entre les Crabes et les Macroures de la famille des Eryonidés, mais nous sommes persuadés que les opinions de cet auteur se seraient moditiées s'il avait eu à sa disposition les formes primitives du groupe des Dromiacés (3). Dès 1880, M. Boas (4) était arrivé à des notions plus exactes sur l’origine des Crabes; il les rapprochait surtout des Thalissinidés du genre Axius, c'est-à-dire des Macroures qui se rattachent le plus étroitement aux Homaridés.

En même temps qu'il pressentait les relations réelles des Crabes, M. Boas (5) fixait, avec une grande exactitude, l’origine zoologique des Anomoures. Malgré leurs affinités étroites avec l'Axius, dit-il, on ne peut cependant, les « faire dériver directement de ce genre. Il y a, en effet, des caractères par lesquels ils s’écartent de tous les Thalassinidés connus et se rapprochent des Homaridés ». Gette opinion s’est trouvée depuis confirmée par l'étude des Crustacés abyssaux; les Paguridés primitifs,

(1) E.-L. Bouvien, Sur l'origine homarienne des Crabes (Brachyures). Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, t. CXIX, p. 350, 352, 1894. — Sur l'origine homarienne des Crabes ; étude comparative des Dromiacés vivants et fossiles. Bull. de la Soc. philomath. de Paris, sér. 8, L. VU, p. 34, 111,

(2) A.-E. Onruaxx, Dus System der Decapoden-Krebse. — Zool. Jahrbüch., Syst., B. IX, p. 436, 1S96.

(3) Telle est aussi l'opinion qu'émet M. Alcock dans un intéressant mémoire sur les Brachyures primitifs ou Dromiacés (Journal of Asiatic Society of Bengal, t. LXVII, part. Il, n° 3, 1890). « Les Dromiacés, dit-il, rattachent directement les Crabes aux Homaridés... On n'en saurait douter quand on a pu faire l'étude d'une bonne collection dans l'alcool » (p- 125).

(4) J.-E.-V. Boss, Studier over Decapodernes Slægtskabsforhold. — Vid. selsk. Skr., Naturv. 0g

math., 6 Rrkke, p. 205, 1880.

5) J.-E.-V. Boas, loc. cit, p. 200,

INTRODUCTION. 3 en effet, se rapprochent, à beaucoup d’égards, des Homariens, et nous avons constaté qu'il en est de mème pour les formes primitives de la grande famille des Galathéidés (1).

Aussi, à l'heure actuelle, peut-on dire qu'Anomoures et Brachyures forment deux groupes indépendants qui se rattachent aux Macroures de la famille des Homaridés, et qui divergent de plus en plus à mesure qu'on s'éloigne de cette famille.

Quand nous avons commencé l'étude qu'on va lire, les idées anciennes avaient encore tout leur crédit dans la science, et c’est pour obtenir la lumière sur cette question que nous avons fait d'abord porter nos recherches sur les Anomoures el sur les Brachyures. Notre travail, au lieu de commencer par les Macroures, comme l'exigerait la stricte logique, se trouve donc débuter par les deux groupes les plus élevés de l’ordre. Pour remédier à cet arrangement, qui pourrait paraitre anormal, nous avons divisé notre mémoire en {rois parties correspondant chacune à l’un des sous-ordres du groupe des Décapodes et, pour chacun de ces sous-ordres, nous nous sommes élevés progressivement des formes les plus primitives aux formes les plus différenciées. Les deux groupes supérieurs de l’ordre étant indépendants l’un de l’autre, il nous a été facile de suivre cette méthode sans nuire à la clarté de l’exposition.

Les principes de classification suivis dans cet ouvrage ont élé résumés dans le fascicule supplémentaire consacré aux Brachyures et aux Anomoures de « l'Hirondelle » et de la « Princesse-Alice » (2). Les divisions zoologiques auxquelles nous nous sommes arrêtés sont le résultat des recherches des carcinologistes les plus compétents ou de nos études personnelles, Pour les Brachyures, elles sont certainement loin d'être parfaites, mais nul n'ignore que les enchainements des Crustacés de ce sous-ordre sont moins bien établis que ceux des deux autres,

Dans toutes les planches qui accompagnent l'ouvrage, nous avons eu soin d'indiquer, soit par une fraction, soit par des lignes, la grandeur réelle des espèces figurées ; les rapports indiqués par les fractions sont

(1) A. Muxe-Enwanps et E.-L. Bouvier, Considérations générales sur lu famille des Galathéidés. —

Ann. des Sc. nat., Zool., sér. 7, t. XVI, p. 242.

2) A. Murxe-Enwarvs et EL. Bouvien, Crustacés décapodes provenant des campagnes de ; 1

l« Hirondelle » (supplément) et de lu « Princesse- Alice », fase. XII; 1899.

très approximatifs, mais les lignes de grandeur donnent exactement les dimensions de la carapace de lindividu représenté dans la figure. Les planches en couleur ont été faites, aussi exactement que possible, au

moyen des aquarelles exécutées par l’un de nous d’après l’animal

vivant.

SUBDIVISION DES DROMIACEZÆ, Boas

FAMILLE DES DROMIIDÆ, Daxa SOUS-FAMILLE DES DYNOMENINÆ, OrrManx.

DYNOMENE, Latr.

Dynomene Filholi, I.-L. Bouvier.

PI. I, fig. 3 (en couleur). — PI. VIT, fie. 1-18. 1894-95. Dynomene Fitholi, E.-L. Bouvier, C. 2. de la Soc. philom. de Paris, p. 6. Î

897. Dynomene Filholi, E.-L. Bouvier, Bull. de la Sor. philom. de Paris, sér. 8, t. VIII, p. 25-27, fig. 22 et 23.

Le corps tout entier de cette espèce est recouvert par un revètement pileux assez serré qui comprend des poils de deux sortes : les uns courts, répandus uniformément sur toute la surface, les autres beaucoup plus longs, situés par groupes sur les saillies obtuses de la face dorsale de la carapace et sur les tubercules des pattes. Les premiers sont assez fortement infléchis à l'extrémité, qui a la forme d’une lame brusquement acuminée en pointe; ils sont munis de branches latérales raides et assez longues dans leur moitié terminale, la partie lamelleuse du poil ne présentant ces branches que dans sa partie concave. Les poils longs dépassent de beaucoup les autres et ont une couleur plus prononcée; un peu dilatés vers le sommet, ils sont recouverts, dans leur seconde moitié, par un revètement de très courtes pointes, qui deviennent plus serrées à mesure

qu'on se rapproche du bout du poil. Des poils à peu près semblables se

trouvent en grand nombre sur toute la face interne des pinces, en moins erand nombre sur les bords des pattes suivantes. Les bords de l'abdomen sont aussi bordés de longs poils.

La carapace est franchement cancérienne, assez nettement hexagonale et fort rétrécie en arrière. Les sillons y sont nettement indiqués, et se voient surtout bien quand l'animal est revètu de ses poils, car ceux-ci disparaissent dans la dépression que forment les sillons. Toutefois, les lobes urogastrique et branchiaux antérieurs sont seuls bien limités ; les aires hépatiques ne se distinguent nullement des lobes épigastriques, les lobes mésogastrique et métagastrique sont confondus en un seul, enfin l'aire cardiaque et le lobe branchial postérieur sont largement ouverts en arrière. Une large et profonde dépression suit en avant le bord frontal et se confond avec le sillon frontal médian. Le sillon cervical et le sillon branchial se prolongent sur les flancs et se fusionnent en avant dans un sillon unique ; le sillon latéral inférieur est profond, mais ne se rattache plus au sillon branchial; la ligne latérale est fort distincte. Sur la face dorsale de la carapace se trouve un certain nombre de saillies obtuses paires: trois de chaque côté limitent en arrière la dépression post-frontale, trois disposées en triangle occupent chaque aire branchiale, quelques autres bien plus réduites surmontent les aires branchiales postérieures et l'aire cardiaque. Des ponctuations extrèmement distinctes servent de base d'implantation à chaque poil. Les bords latéraux de la carapace n’atteignent pas la partie externe de l'orbite, qui est arrondie et inerme ; mais ils paraissent se diriger un peu en dessous et présentent cinq forts lobes un peu relevés vers le haut, recourbés en avant et légèrement acuminés. Le bord orbitaire supérieur est inerme: saillant en un large bourrelet dans ses deux tiers les plus internes, il devient mince et bas dans son tiers externe. Le bord inférieur présente en son milieu un angle aigu saillant en avant et, sur le bord interne de cet angle, une profonde échancrure dirigée en arrière. Les régions ptérygostomiennes sont fortement proéminentes, mais inermes ou munies d’un tubercule à peine indiqué ; enfin le bord inférieur du prolongement que forme sur les flancs le sillon branchial est dépourvu de granulations et de dents.

Les pédoneules oculaires sont un peu dilatés dans leur région cornéenne; les antennes internes se font remarquer par l'inégalité assez grande de leurs deux fouets et les antennes externes par le lobe arrondi et élargi en avant que présente en dehors leur second article basilaire : ce prolongement atteint presque l'extrémité du pédoncule.

Les mandibules sont inermes sur leur bord masticateur ; les mâchoires postérieures présentent trois longues soies plumeuses à l'extrémité postérieure de leur exopodite et les pattes-mâchoires postérieures un léger tubereule sur le milieu du bord interne de leur méropodite: les branchies, enfin, sont formées de filaments qui peuvent être au nombre de huit dans une seule rangée transversale. Par ce caractère, comme par sa formule branchiale, cette espèce se rapproche plus des Homariens que tous les Dromiacés vivants jusqu'ici connus (1).

Le méropodite des premières pattes présente sur son bord antérieur quatre saillies tubereuliformes et, sur son bord supérieur, un peu en arrière, une autre saillie plus réduite. Le carpe a sur son bord interne un puissant lobe conique légèrement aplati, deux saillies tuberculiformes sur sa face supérieure et une rangée de trois autres saillies à la limite externe de cette face. Cette dernière rangée se prolonge, sur la face externe de la main, par trois ou quatre fubercules à peine sensibles qui forment une ligne un peu en dehors du bord supérieur de la main; celui-ci est occupé par une rangée de trois tubercules assez forts et, plus en dedans, par deux ou trois autres tubercules un peu moins apparents. La main est légèrement infléchie sur son bord inférieur ; sa portion palmaire égale sensiblement les doigts en longueur. Le bord tranchant du pouce est armé de trois dents, l’une très saitlante près de la base, les deux autres contiguës près de l'extrémité ; la moitié terminale du doigt opposé est armée de trois ou quatre dents obtuses peu saillantes. Les pattes ambulatoires sont munies, comme les pattes antérieures, de saillies basses et très obtuses ; les unes occupent le bord antérieur du méropodite et du propodite, où elles forment en dessus un tubercule assez fort; les autres

(4) Cette formule branchiale est la même que celle de la Dicranodromia Mayheuxi, avee celle différence que notre Dynomène présente encore un épipodite et une branchie à la base des pattes IV.

sont distribuées en deux rangées; l’une interne de trois, l’autre externe de deux, sur la face supérieure du carpe. Ce dernier article est un peu plus long que le propodite. Les pattes postérieures modifiées se terminent par une pince à doigts très courts. Chez le grand mâle qui nous a servi de type, le doigt immobile est si réduit que l'organe paraît presque subchéliforme : dans les femelles et les mâles de moindre taille, au contraire, la pince est bien formée.

L'abdomen n'est pas tuberculeux et atteint presque la même largéur chez les mâles que chez les femelles; les petites plaquettes paires que l’on considère comme les rudiments des fausses pattes postérieures ont la forme de triangles presque équilatéraux, séparés au milieu par un intervalle équivalent à deux fois la hauteur de l’un d’eux. Les fausses pattes de la femelle ne présentent rien de particulier, simon que le rameau interne des quatre paires qui portent les œufs ne se segmente pas complètement, sauf chez les adultes d'assez grande taille. Les fausses pattes sexuelles du mâle ressemblent encore beaucoup à celles des Homariens ; celles de la deuxième paire sont filiformes à l’extrémité et munies à leur base d'un exopodite bien distinct. Les trois paires de fausses pattes suivantes existent encore à tous les âges ; elles sont biramées et montrent surtout un grand développement relatif chez les individus de moyenne taille qui forment presque toute la récolte du «Talisman ». La 1). Filholi paraît être, jusqu'ici, le seul Dromiacé qui présente ce caractère ; à ce point de vue, elle a remarquablement conservé les caractères des larves et se rapproche beaucoup des Homariens.

Les dimensions des deux plus grands exemplaires sont les sui-

vantes :

eo) Ô Bonsueur dela carapace ete me rRe ere 12millim. 7 millim. Largeur de la carapace (entre les dents 3 et 4 des bords IHÉÉTAUX ) ÉPR RRUR C PEE PDP OCR 4 — 8,7 — Longueur de la palte antérieure droite (étendue au MAXIMUM) 222 seit ec sec ich RC Or Longueur du méropodite de cette patle.............. 6,3 — 2,6 — — du carpe 22225 2 TE 5,4 — D — — de la pince OT PR ee De 11 — 4,5 — - du do] EM ODILE NE E RTEENE (5 — 2,2 — Hauteur de la pince RC 5,5 — 2,2 —

Harrrar, VanrraTioxs. — Cette espèce a été recucillie par le Talisman aux stations suivantes :

Talisman, 1883 : ilot Branco, 60 mètres.

Trois exemplaires : une femelle ayant 6 millimètres de longueur, et deux mâles, dont l’un à 5 millimètres de longueur, tandis que l'autre est beaucoup plus grand. Ce dernier, qui est représenté dans la planche VII, a servi de type pour notre description; ses dimensions se trouvent relevées plus haut.

23 juillet 1883, n° 103, 275 à 150 mètres; îles du Cap-Vert, aux environs de la Praya, à 1 mille et demi à l’est de Ribeira Grande. Sur les bancs de corail rouge.

Deux individus : un mâle de petite taille (3"",5 de longueur) et la grande femelle dont les dimensions ont été relevées ci-dessus.

27 juillet, n°105, 110 à 180 mètres; entre l'ilot Branco et l'ilot Razo.

Un petit mâle, de mème taille que le précédent.

29 juillet, n° 107, 75 mètres ; canal de Saint-Vincent à Saint-Antoine : par 16°56’ environ de lat. N.

22 exemplaires de moyenne et de petite taille. Les femelles, au nombre de cinq, sont toutes de moyenne taille.

Arrinirés.— Cette espèce se rapproche de la Dwrsula SE, else distingue des autres espèces du mème genre par l’échancrure profonde et par la dent triangulaire que présente son bord orbitaire inférieur. Elle se reconnait surtout par les saillies épineuses ou aiguës qui ornent en grand nombre les pattes, le front, le bord supérieur de l'orbite, et les saillies ptérygostomiennes. En somme, les deux espèces sont très voisines, bien que localisées dans des régions fort éloignées l’une de l’autre. Le 2). wrsula a été trouvé au cap Saint-Lucas, en Basse-Californie, et la Ÿ. Filholi aux iles du Cap-Vert; mais ce n’est pas la première fois qu’on signale une ressemblance entre la faune carcinologique de ces deux régions.

CoLorarTion. — L'animal vivant est d'une couleur rose un peu jaunâtre, avec des aires rouges, notamment sur le bord frontal et sur certaines parties des pattes antérieures.

Les exemplaires dans l'alcool sont, pour la plupart, complètement décolorés. Pourtant la grande femelle (qui est précisément lindividu dont l’un de nous a fait l'aquarelle) a encore une teinte jaune légèrement lavée de rose, surtout sur les pattes ; l'extrémité nue des pinces est d'un blanc rosé ; les grands poils sont, à l’extrémité, d’une teinte

fort claire.

(TALISMAN. — Crustacés.) 2

SOUS-FAMILLE DES HOMOLINÆ, Hexpersox.

PAROMOLA, Wood-Mason.

Paromola Cuvieri, Roux.

1816. Dorippe Cuvicri, Risso, Crust. des environs de Nice, p. 18.

1826. Homola Cuvieri, Risso, Hist. nat. de Eur. mérid., 1. V, p. 34.

1863. Zlomola Cuvieri, Heller, Crust. südl. Europa, p. 149, pl. IV, fig. 12-13 (ubi syn.).

1897. AHomota Cuvieri, E.-L. Bouvier, Bull. Soc. philom. de Paris, sér. 8, t. VII, P- G0-62, fig. 24.

1891. Paromola Cuvieri, Wood-Mason, Ann. of nat. Hist., sér. 6, € VIT, p. 268

Haprrar, Variarions. — Travailleur, AS81 : juillet, Nice.

Trois énormes spécimens : deux mâles et une femelle chargée d'œufs ; ces derniers ont à peu près un tiers de millimètre de diamètre. Le plus grand individu, quiest un mâle, mesure 13 centimètres de longueur, depuis la pointe du rostre jusqu'au bord postérieur de la carapace.

Talisman, 1883 : 9 juillet, n° 71 ; 640 mètres, au sud du cap Bojador : lat. N. 25°39", long. O. 18°18'. Sable vaseux, coraux, coquilles.

Deux individus femelles, l’un de moyenne et l’autre de petite taille. La carapace du plus grand a 48 millimètres de longueur, celle du petit 19.

Disrriguriox. — C'est la première fois, croyons-nous, que cette espèce a été signalée hors de la Méditerranée ef par des profondeurs aussi

grandes.

HOMOLA, Leach.

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Le Homola barbata, HErBsr.

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