‹ Crustacés Décapodes. Ptie. 1: Brachyures et AnomouresChapitre 7 sur 76 · IREZ LL · texte numérisé non relu

IREZ LL

1796. Cancer barbalus, Herbst, rab0en and Krebse, p.166, pl. XL, fig. 3. 1SS1. /Jomola barbata, SX. Smith, Proc. U.S. va Ne vol. IIT, p. 420.

1815. Homola spinifrons, Leach, Zoo!. Miscell., vol. 2, tab. LXXX VII.

1860. Æomola spinifrons, Heller, Crust.südl. Europa, p.149, pL IV, Gg. 12-13 (ubi syn.). 1897. Homola spinifrons, E.-L. Bouvier, Bull. Soc. philom. de Paris, sér. 8, & VI,

1818. Dorippe spinifrons, Lamarck, ist. nat. des Anim. sans vert. & V, p.

Cette espèce est appelée à tort ZZ. sptrifrons par tous les auteurs; c’est à juste titre que M. Smith lui a restitué son ancien nom d'A. barbata. Uavrrar, Vamiarions. — Zravailleur, ASS : 27 juillet, n° 28, 332 à 378 mètres

Méditerranée, au large de la baie de re : lat. N, 35°21', long. O. 6°4 12. Vase,

Deux mâles, longs de 18 millimètres. L'abdomen de ces exemplaires ne présente plus que les fausses pattes sexuelles.

Travailleur, 4882 : 9 août, n° 52, 100 à 150 mètres; Desertas : lat. N. 3230", long. O. 1851". Corail, roche, sable.

Deux exemplaires mâles de 9 millimètres de longueur, munis encore de leurs cinq paires de fausses pattes. Une femelle de même taille.

Talisman, 1883 : 6 juillet, n° 2, 99 mètres; golfe de Cadix : lat. N. 3653, long. 0. 10°52", Vase, coquilles.

Une femelle dépourvue d'œufs.

DisrriBurion. — Cette espèce a été d’abord signalée dans la Méditerranée, où elle est assez fréquente par des profondeurs de 50 à 100 mètres : elle est répandue dans l'Atlantique oriental, depuis le Portugal (de Brito- Capello) jusqu'à la côte saharienne (« Falisman ») et atteint la région des Acores (« Hirondelle »); en 1880, l'un de nous la signala aux Antilles, parmi les Crustacés du « Hassler » et du « Blake »; l’année suivante, M. Smith, la fit connaître au voisinage des États-Unis. Elle s'étend donc d'Europe en Amérique: on ne l’a pas trouvée, jusqu'ici, au-dessous de

378 mètres de profondeur.

HOMOLOGENUS, Henderson.

Homologenus rostratus, À. Nizxe-Epwarps. PI. I, fig. 1 (en couleur). — PI. VIIT, Gg.19-21.

1880. Zomolopsis rostratus, À. Milne-Edwards, Bull. Mus. Comp. Zool., vol. VII, n°1, p. 24, 1880.

1883. ÆHomolopsis rostralus. À. Milne-Edwards, Æecueil de Jiqures de Crustacés nouveaux où peu connus. pl VI, fig. 1, 1883.

1897. Homologenus rostratus. E.-L. Bouvier, Bull. Soc. philom. de Paris, sér. 8, t. VIIL, p. 29 et 30, fig. 25.

1899. Æomologenus rostratus, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, /ésult. des Camp. scient. de «Hirondelle » (supplément) e{ de fa « Princesse-A lice », fase. XIII, p. 13.

A la description donnée par l’un de nous dans le Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, nous ajouterons les remarques suivantes : Les pinces sont très allongées, munies de doigts grèles, contigus et inermes ; leur bord inféro-externe est fortement infléehi vers le bas: leur propodite présente deux, trois ou quatre spinules obtuses sur son bord supérieur et autant sur son bord inférieur. Le carpe des mêmes appen-

dices estarmé de trois épines sur son bord supérieur, et de quatre sur sa

face externe. Le méropodite est muni d’épines plus nombreuses, mais plus petites, qui sont éparses sur la face externe, mais groupées en une rangée longitudinale sur le bord supérieur de Particle, ainsi que sur son bord inféro-externe. Il ÿ a également, sur le méropodite des pattes ambulatoires, quelques épines grèles et très allongées ; le propodite de ces pattes a plus de deux fois la longueur du doigt, et égale à peu près en longueur le méropodite. On observe une rangée de denticules sur la face inférieure de l’ischiopodite des pattes-mâchoires postérieures et une ou deux spinules sur l’article suivant.

Les mandibules sont munies de deux dents sur leur bord, l’une au milieu, l’autre vers l’angle supérieur.

On observe un tubercule spiniforme sur le milieu du second article abdominal et une paire de saillies aiguës, mais peu apparentes, sur chacun des trois segments suivants. Les fouets antennaires dépassent à peine l'extrémité des pinces ; ils sont grèles et ornés de quelques poils assez longs. La carapace est couverte de nombreux granules qui deviennent spiniformes en certains points des flancs; elle est ornée de poils peu serrés, qui deviennent plus longs en avant.

Les spécimens du « Talisman » et du « Travailleur » ne diffèrent pas

sensiblement de ceux du « Blake ».

Havrrar, Variarions. — Travailleur, AS82 : 31 juillet, n° 40, 1 900 mètres; au large du Maroc : lat N. 33°09", long. O. 11°58". Vase.

Un spécimen mâle dont la carapace mesure 11 millimètres de longueur, depuis le bord postérieur jusqu'à l'extrémité de la pointe rostrale.

Talisman, 1883 : 14 juin, n° 22, 1635 mètres; au large des côtes du Maroc: lat. N. 33°47, long. O. 11°23'. Vase.

Une femelle dont la carapace mesure 19 millimètres de longueur. Cette femelle a quatre pattes ovifères chargées d'œufs et, sur le premier anneau abdominal, une paire de fausses pattes sexuelles. La carapace de ce spécimen est plus large et un peu plus déprimée que celle des mâles; il y a aussi quelques épines supplémentaires sur le carpe des pattes antérieures. Les œufs ont environ un demimillimètre de diamètre.

16 juin, n°30, 1435 mètres; au large du cap Cantin : lat. N. 3238", long. O. 12°9. Sable, vase ordinaire.

Un exemplaire mâle ayant un peu plus de 11 millimètres de longueur.

DisrriBurIox, — Comme l’A/omola barbata, cette espèce se trouve à la ?

fois dans l'Atlantique oriental et dans l'Atlantique occidental ; l'exemplaire type, sur lequel lun de nous la reconnut, fut recueilli par le « Blake » dans les Antilles, entre Saint-Thomas et Santa-Cruz. C'est en somme un Crustacé fort rare et qu'on n'a pas trouvé en Méditerranée. Il vitpar des fonds compris entre 1000 et 2000 mètres.

CoLorariox. — Dans l'animal vivant, la carapace est d’un rose laiteux ‘

assez faible, un peu plus vif sur le milieu de la région gastrique.

LATREILLEA, Roux.

Latreillea elegans, Roux.

1828. Latreillea elegans. Roux, Crust. de la Médit., pl NXIT.

1863. Latreillea elegans, Heller, Crust. sûüdl. Europa, p. 147, Tal. IV, fig. 14 (ubi syn.).

1884. Latreillea elegans, S.Æ. Smith, ep. US. Comm. Fish. and Fisheries for 1883, p: 151, pl'1E ns 2%et20 pl AT Ge. de

1894. Latreillea elegans, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Æésull. des camp. scient. de l'« Hirondelle », fase. VIE, p.59, pl VI fig. 13-15.

1897. Latreillea elegans, E.-L. Bouvier, Bull. Soc. philom. de Paris, sér. 8, & VIT,

p. 31-32, fig. 26.

Hamrrar. — Talisman, 1883: 8 juillet, n° 66, 175 mètres; côtes du Soudan : lat. N. 2613", long. O. 1710". Sable, coquilles, coraux.

Un exemplaire mâle.

23 juillet, n° 103, 225 mètres; environs de La Praya (îles du Cap-Vert). Sur les bancs de corail rouge.

Une femelle et deux mäles.

30 juillet, n° 112, 397-405 mètres; au large des îles du Cap-Vert: lat. N. 1655, long. O. 27°27’. Sable et rocher.

Un exemplaire mâle.

DisrriBurion, — Cette espèce a sensiblement la même distribution géographique que l'Aomola barbata. D'abord connue dans la Méditerrance, elle futtrouvée dans l'Atlantique oriental par le «Talisman » depuis la côte de Maroc jusqu'aux îles du Cap-Vert, puis par l «Hirondelle » aux Acores. Elle a été recueillie, par diverses expéditions américaines, au large des États-Unis, jusqu’à la latitude de Philadelphie. Elle habite par des fonds compris entre 150 et 350 mètres.

CoLorariox. — Les exemplaires capturés à La Praya avaient, de leur

vivant, une teinte générale rose pale, avec des bandes longitudinales

rouges sur le céphalothorax, et des bandes transversales de même couleur

sur les pédoncules oculaires et sur les pattes. Cornées noires.

SOUS-FAMILLE DES DROMIINÆ, Onruanx.

DROMIINÆ, Edw. el Bouv.

Dicranodromia Mahyeuxi, A. Mirxe-Epwanps.

PI. IT, fig. 4 (en couleur). — PI. IX, fig. 1-11. 1SS3. Dicranodromia Mahyeurii, À. Milne-Edwards, Recueil de figures de Crustacés nouveaur où peu connus, pl. VIT.

ISS5. Dicranodromia Mahyeurxi. H. Filhol, La vie au fond des mers, p. 127, fig. 39. ISSG. Dicranodromia Mahyeuri. Ed. Perrier, Les explorations sous-marines, p. 295, fig. 241, n° G.

1899. Dicranodromia Mahyeuxi, À. Milne-Edwards etE.-L. Bouvier, Résult. des camp. scient. de l « Hirondelle » (supplément) e{ de la « Princesse-Alice », fase. XIIT, p. 14.

Dans cette espèce, la carapace s’élargit assez fortement en arrière el présente, comme les appendices, un revêtement serré de spinules ou de granules ciliés et de courts poils. Le sillon cervical y est très net, sauf dans la partie médiane, de même que les sillons e et À de M. Boas; mais le sillon 4, que le même auteur figure dans les Homards et dans les Néphrops, est à peine apparent ici; d’ailleurs, l’aire cardiaque est peu distincte. Les deux saillies rostrales sont acuminées et inclinées de dehors en dedans; le sillon médian, qui prolonge en arrière leur angle de réunion, est relativement court; l'aire gastrique est fortement bombée.

Les pédoncules oculaires se terminent par une forte cornée arrondie et présentent sur leur bord antéro-interne une saillie spinuleuse. L’orbite est largement ouverte en dehors, mais sans fissure proprement dite; elle présente à son angle supéro-externe une épine allongée et, en dessous, une forte saillie qui est armée de deux autres épines.

Les pédoncules antennulaires dépassent le rostre de toute la longueur de leur dernier article, mais les pédoncules antennaires atteignent à peine son extrémité. L'antépénultième article de ces derniers est armé en dehors d'une assez forte épine, et en dedans d’une courte saillie aiguë. Les fouets terminaux sont grèles, ciliés, et dépassent l'extrémité antérieure des pinces.

Les branchies et les épipodites sont disposés sur les appendices de la manière suivante :

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