‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 13 sur 77 · Sergestes arcticus Krôyer · texte numérisé non relu

Sergestes arcticus Krôyer

1832. ? Achetes arachnipodus, À. Cocco (1832), p. 240, fig. r. (D’après G. Riggio). 1850. ? Sergestes arachnipodus, G. De NATALE (1850), p. 10, pl. 1, fig. 1. 1855. Sergestes arcticus, H. KRÔYER {1855), p. 27. (Adulte).

1855. — Rinkii, H. Krôver (1855), p. 33. (Mastigopus).

1859. — arcticus, H. KRÔYER (1859), p. 240, 276, 285; pl. ini, fig. 7 a-g, pl. v, fig. 16. (Adulte). 1859. — Rinkii, H. KRÔÜYER (1859), p. 265, 280, 285; pl. n, fig. 3 a-g. (Mastigopus). 1875. — Meyeri, A. MerTzcer (1875), p. 302; pl. vi, fig. 7. (Adulte).

1882. — arcticus, S. J. Suirx (1882), p. 96, pl. xvi, fig. 4. (Adulte).

1884. — — — (1884), p. 415; pl. var, fig. 2.

1886. — — — (1886), p. 696, pl. xx, fig. 1, 2. (Adulte).

1888. — magnificus, C. Caux (1888), p. 33; pl. 1v, fig. 4-5. (Adulte).

1896. — arcticus, H. J. HANSEN (1806), p. 954. (Adulte). 955. (Mastigopus).

1903. — — — (19032), p. 60-61; pl. x, fig. ra-1 c. (Adulte). 1905. — — J. Tree (1905), p. 462; figs. 34-37. (Adulte).

1905. — — T.R.R. SreBsinG (1905), p. 81. (Adulte).

1905. — arachnipodus, G. Riccro (1905), p. 18, pl. x, figs. 1-7. (Adulte).

1908. — arcticus, H. J. HANSEN (1908), p. 82. (Adulte).

1908. — — E. WasserLoos (1908), p. 303, fig. 1-6. (Métamorphose).

1910. — — STANLEY KemP {1010),p. 30; pl. 1, figs. 13-10. (Adulte).

1912. — — K. STEPHENSEN (1912), p. 71. (Localités seulement).

1912. — — F. Dortxin et H. Baiss/1912), p. 25.

1913. — — O. Pesra{r19r3b}), p. 405, fig. 1.

1914. — — G. IzuiG{r9r4), p.355. (Mastigopus).

1914. — — ©. Pesra (1914), p. 191, figs. 1-4, 16, 19, 20, pl. coloriée, fig. 4. (Adulte). 1918. — — — (1918), p. 51, fig. 13. (Adulte).

1920. — — ©. Sun (1920), p. 8, fig. 5. (Adulte et jeune).

Campagne de 1888 : Stn. 168 (30 juin), surface; 22h 48-23" 35. Chalut de surface. Quatre petits spécimens immatures. Golfe de Gascogne.

Campagne de 1903 : Stn. 1549 (6 septembre), profondeur o-1500". Golfe de Gascogne. Filet Richard à grande ouverture. Un Mastigopus. su

Campagne de 1904 : Stn. 1639 (17 juillet), profondeur o-3000". Golfe de Gascogne. Filet Richard à grande ouverture. Onze Mastigopus et Acanthosoma.

Campagne de 1905 : Stn. 2290 (20 sept.), profondeur o-1300". Méditerranée ouest, est du cap de Gata. Filet Richard à grande ouverture. Deux petits spécimens, mâle et femelle.— Stn. 2296 (21 septembre),profondeur 0-1700". Sud de Formentera, Baléares. Filet Richard à grande ouverture. Trois spécimens, un immature, un petit mâle, une petite femelle. — Stn. 2301 (22 septembre), profondeur 0-2375%. Nord de Minorque. Filet Richard à grande ouverture. Trois jeunes mâles, un petit mâle adulte. | | |

Campagne de 1908 : Stn. 2695 (13 juillet), profondeur 0-2595". Sud de Majorque. Filet Richard à grande ouverture. Un mâle immature. — Stn. 2704 (14 juillet), profondeur 0-1665". Méditerranée ouest, sud-ouest du cap de Gata. Une femelle assez petite. | |

Campagne de 1909 : Stn. 2826 (19 avril), profondeur o-850o". Sud de Marseille. Filet Richard à grande ouverture. Vingt-deux Mastigopus. Stn. 2829 (20 avril),

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profondeur o-2000". Sud du cap Camarat. Filet Richard à grande ouverture. Un petit adulte et un mâle immature. — Stn. 2832 (21 avril), profondeur o-1000". Au large de Monaco. Filet Richard à grande ouverture. Un spécimen immature. — Stn. 2910 (28 août), profondeur o-520". Méditerranée ouest, est du cap Palos. Filet Richard à grande ouverture. Un spécimen immature.

Campagne de 1910 : Stn. 3039 (8 septembre), profondeur o-3660". Sud du

cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Une femelle assez petite. — Sin. 3052 (13 septembre), profondeur o-2590". Méditerranée ouest, sud-est du cap Palos. Filet Bourée en vitesse. Une femelle.

Campagne de 1912 : Stn. 3285 (24 août), profondeur o-500". Loin à l’ouest des Acores. Filet Bourée en vitesse. Un mâle assez petit. — Stn. 3312 (1° septembre), profondeur 0-3500". Loin au nord-ouest de la Corogne. Filet Bourée en vitesse. Onze spécimens assez petits.

Campagne de 1913 : Stn. 3360 (24 juillet), profondeur 0-3500". Sud-ouest de Brest. Filet Bourée en vitesse. Une femelle.— Stn.3414(10 août), profondeur 0-4000". Près de la Fosse Sigsbee, loin au sud-ouest du Grand Banc de Terre-Neuve. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, 4 femelles. — Stn. 3415 (10 août), profondeur 0-2000", Près de la Fosse Sigsbee, sud-ouest du Grand-Banc de Terre-Neuve. Filet Bourée en vitesse, 2 mâles, 7 femelles. — Stn. 3439 (26 août), profondeur 0-1000%. Du sud au sud-est d'Halifax (Nouvelle-Écosse). Filet Bourée en vitesse. 30 mâles, 44 femelles. — Stn. 3447 (27 août), profondeur o-1100". Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. 16 mâles, 54 femelles, parmi celles-ci un spécimen de 58.5"%, — Stn. 3448 (27 août), profondeur o-1000". Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Richard à grande ouverture. Une femelle. — Sin. 3452 (28 août), profondeur o-2500". Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. 28 mâles, 52 femelles. — Stn. 3453 (28 août), profondeur o-1000®. Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, 5 femelles. — Stn. 3476 (6 septembre), profondeur 1380". Sud d’Halifax (Nouvelle-Écosse). Chalut. Deux femelles. — Stn. 3518 (27 septembre), profondeur 0-2000". Sud-est du Grand Banc de Terre-Neuve, presque à mi-route entre la Fosse Sigsbee et les Açores. Filet Richard à grande ouverture. Un petit mâle.

Campagne de 1914 : Stn. 3566 (17 juillet), profondeur o-1700". Sud-ouest de Quimper, Bretagne. Filet Bourée en vitesse. Deux femelles adultes.

. Campagne de 1915 : Stn. 3696 (2 mai), profondeur 0-2300". Entre Monaco et la Corse. Filet Bourée en vitesse. Deux mâles.

A. Spécimens adultes.

(PL. 1, fig. r et 2; PI. nr, fig. 32-35)

Cette espèce, de taille moyenne, est assez faiblement chitinisée. Carapace avec la moitié postérieure quelque peu comprimée ; sillon gastro-hépatique profond sur

les côtés et très distinct en dessus ; sillon cervical indistinct où absent ; la moitié supérieure du bord frontal est subverticale ou faiblement oblique, de sorte qué la partie médiane du bord est très peu saillante. Rostre court où assez court, atteignant seulement, ow un peu au delà, le bord antérieur de l'insertion des yeux (fig. 3°) ; vu latéralement (fig. 3°) il est un peu ascendant, triangulaire, acuminé distalement avec l'extrémité aiguë, son bord supérieur un peu convexe, ou montrant une faible courbure angulaire près du milieu. Épines supra-orbitales et hépatiques bien développées.

Les yeux (fig. 3°) sont de taille modérée, considérablement déprimés, presque aussi longs que larges vus d’en haut, un peu plus larges que l’article distal de leur pédoncule. Celui-ci est long, avec son bord interne latéral beaucoup plus long que la cornée, et assez grêle, mais s’élargissant considérablement vers la cornée ; aucune protubérance sur la face interne près de la cornée.

Pédoncules antennulaires, chez les femelles, mesurant environ les trois quarts de la higne médiane de la carapace, et un peu plus courts chez les mâles. Premier article (fig. 3*) grand dans les deux sexes, long et large, un peu plus de 2.5 fois plus long que large, un peu atténué depuis la base jusqu’à l'extrémité, celle-ci restant assez large ; la majeure partie du bord externe est presque droite, et ce bord montre, légèrement avant le milieu, une étroite incision en avant d'une petite dent aiguë. Chez la femelle le second article est grêle, et son bord interne est légèrement plus long que la distance entre l’extrémité du bord externe du premier article et la dent sus-mentionnée ; le troisième article est très grêle (fig. 3*) et aussi long que le bord interne du second. Chez le mâle, le second article est un peu plus court et nettement plus épais que chez la femelle; le troisième article est un peu plus court, nettement plus large et vu de côté, considérablement plus épais que chez la femelle ; la forme et la dimension relatives du troisième article dans les deux sexes peuvent être vues sur les fig. 3° et 34, dessinées à li même échelle, fig. 3° sur une femelle de 46°", fig. 3% sur un mâle de 45", c'est-à-dire presque de même taille. Flagelle inférieur chez la femelle (fig. 3° et 3°) mesurant à peine les 3/5 du troisième article antennulaire, avec 9-11 articles. Flagelle inférieur du mâle (fig. 3%) un peu plus long que le troisième article pédonculaire ; son pédoncule 3-articulé est assez épais et court (fig. 3°) avec le premier article presque triple du second; le processus du troisièmé article est long, considérablement plus long que le pédoncule, un peu ascendant, légèrement atténué, avec de nombreuses soies le long du bord inférieur, tandis que son épine terminale, qui atteint l'extrémité du sixième article du flagelle, est presque deux fois aussi longue que le processus et modérément courbée avant le milieu; quatrième article deux fois aussi long que le pédoncule et de forme curieuse, avec le bord supérieur d’abord ascendant le long du processus, puis fortement angulaire et descendant jusqu’à un peu avant le milieu ; cette partie oblique porte de nombreuses épines, parmi lesquelles les trois proximales longues, les autres décroissant gradu-

ellement ; la portion distale du quatrième article est un peu plus courte, et beaucoup plus basse, que la portion proximale, avec le bord supérieur un peu convexe ; la partie grêle du flagelle est beaucoup plus longue que les quatre articles proximaux réunis et possède one articles dans le spécimen figuré. Écaille antennaire plus de 4 fois aussi longue que large, atténuée jusqu’à son bord terminal court, transverse où un peu convexe; le bord externe est un peu convexe et l’'épine terminale distincte.

Troisièmes maxillipèdes un peu plus de moitié aussi longs que le corps, et légèrement plus courts que les pattes de la troisième paire ; leur moitié proximale est, vue d’en dessus, un peu plus large que celle de ces pattes, mais non épaissie en réalité. Les deux articles distaux sont subégaux (fig. 3"), avec de nombreuses et longues soies le long des deux bords; propodite 3-segmenté ; dactyle 6-segmenté (en réalité ce dernier comporte 4 segments principaux, dont chacun des deux distaux est subdivisé en deux); le premier segment est un peu plus long que le second, lequel est environ aussi long que deux des segments suivants réunis, alors que les quatre distaux sont subégaux.

Les trois paires antérieures de pattes ont le propodite segmenté. Sur la première paire le propodite est beaucoup plus long que le carpe, et le dactyle est rudimentaire; ischion avec une large et basse protubérance conique, située en dessus et assez près de l'extrémité. Secondes pattes avec une protubérance semblable, mais plus petite ; troisièmes pattes mesurant au plus les 3/5 du corps; pattes des seconde et troisième paires presque semblables comme taille et forme, avec deux doigts égaux en longueur, modérément longs et assez grêles ; aucun rang de soies plumeuses sur la pince. Quatrièmes pattes moitié aussi longues que les troisièmes, atteignant un peu au delà du bord frontal de la carapace, assez étroites. Cinquièmes pattes (fig. 3°) environ moitié des précédentes, assez larges ; méropodite un peu plus long que l'ischion et un peu plus long que le carpe, lequel est considérablement plus long que le propodite ; les deux articles distaux dépourvus de soies le long de leur bord supérieur.

Exopodites des uropodes (fig. 3*) plus étroits que’ dans aucune autre espèce atlantique, plus de 5 fois ou presque 6 fois aussi longs que larges; la partie glabre du bord externe est un peu plus de 2-5 fois aussi longue que la partie ciliée, et la dent marginale est assez petite. Le telson a son bord distal arrondi avec trois dents (fig. 3!-3*), le plus souvent arrangées de façon irrégulière et la dent médiane plus épaisse et plus longue que les deux autres ; une épine marque de chaque côté la transition entre les bords latéraux et le bord terminal.

Les branchies (figurées par moi, 1903, 1. c.) sont très caractéristiques. La première branchie au-dessus de la seconde paire de pattes assez large en proportion de sa longueur, la seconde branchie comme à l'ordinaire une: simple lamelle. La première branchie au-dessus de la troisième patte est curieusement oblique, nettement plus courte que son homologue précédente et plus de deux fois aussi

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longue que la seconde branchie ; première branchie au-dessus de la quatrième patte à peine plus de moitié aussi longue que son homologue précédente et placée assez bas ; seconde branchie proportionnellement petite, courte et étroite, avec ses lobes assez peu développés.

Le petasma (fig. 3-3") diffère beaucoup par son aspect général de celui des deux précédentes espèces ; il appartient au type trouvé dans toutes les espèces suivantes du groupe I, comme ayant le tronc de la partie médiane assez longue et grêle, avec une grande distance entre la ramification et l'extrémité distale de l'insertion de la partie adhésive. La partie externe est bien développée, sa lame (lam) un peu plus longue que large, avec la majeure partie postérieure du bord externe droite ; dans sa région proximale, la lame fait une saillie considérable sous forme d’un triangle se terminant en angle aigu ; le processus unciné (pu) est beaucoup plus long que la lame, droit, assez grêle, légèrement élargi près de l'extrémité, dont l’incision terminale habituelle est profonde, étroite, de sorte que le crochet est bien développé. Le processus basal {pb} est un triangle assez petit, un peu oblong, avec l'extrémité aiguë. Le processus ventral (pv) diffère extrêémement de celui de toutes les espèces connues; il est long et fort, très large à la base, avec une partie proximale puissante, renflée ; son quart distal, courbé un peu en dedans, est armé sur sa face antérieure et son bord interne avec de nombreuses protubérances ; les proximales, parmi celles-ci, sont, en général, transverses ou obliques, un peu lamelleuses, et le bord libre de chacune d’entre elles est divisé en plusieurs ou nombreuses dents spiniformes (fig. 3", 31, 3°); les protubérances distales sont graduellement plus petites, avec seulement quelques dents ; l’armature, dans son ensemble, est extrêmement compliquée, et montre de nombreuses variations individuelles, comme l’indiquent les figures. Le lobe armé /la) naît sur la face externe et antérieure de la partie médiane, un peu au delà du processus ventral ; il est long, généralement un peu courbé en dedans, épais à la base, atténué à l'extrémité, qui possède un simple crochet ; le bord interne tout entier est garni d’une simple rangée de crochets bien développés, plus ou moins denses. Le lobe connectif (/c) est un triangle assez grand, très large à la base et un peu plus long que large ; sa surface antérieure entière et ses bords latéraux (fig. 3%) sont munis de nombreux crochets de forte taille. Le lobe terminal (lt) naît à la base interne du lobe connectif ; il est de longueur moyenne, un peu courbé, grêle, un peu atténué vers son extrémité obtuse, qui porte une couple de petits crochets ; le lobe inerme manque. La partie adhésive a sa région proximale assez large, tandis que la région distale augmente beaucoup en largeur jusqu’au long bord terminal.

L'’aire génitale femelle (fig. 3°) a l’opercule (o) extrêmement visible, assez grand, très bombé, avec le bord postérieur très convexe. Derrière lui la surface est presque plate, les carènes et protubérances étant très faibles ou absentes. La face interne du troisième coxa (c) montre postérieurement une forte protubérance,

et, avant le milieu, une autre beaucoup plus petite, l’une et l’autre subtriangulaires, aiguës, courbées un peu en avant, avec leurs bords postérieurs très convexes, les antérieurs un peu concaves, et, entre les protubérances du même coxa le bord interne est profondément excavé. La duplicature membraneuse (m) de l’articulation coxale est bien développée.

Couleur. — D'après les quatre notes de couleur de M. Louis Tinayre, l'animal est hyalin, transparent, avec plusieurs organes internes du céphalothorax colorés. Ainsi l'estomac est foncé ou presque noir ; le foie, et peut-être une portion des glandes génitales est rouge. Mais l'extension de cette couleur rouge montre beaucoup de variations individuelles ; dans un cas elle est grande et presque uniforme, dans un autre cas une partie des organes internes est rouge sombre, une autre plus claire, une troisième comme une tache ovale blanc-rougeâtre ; dans un troisième cas on n’aperçoit que deux petites taches rouges. En outre, les pièces buccales, les coxa et parfois les pédoncules antennulaires sont soulignés ou ponctués de rouge. Dans un spécimen, la surface dorsale de la carapace et des deux ou trois pléosomites antérieurs porte de nombreuses petites marques rouges, chez deux autres l’abdomen porte de semblables taches même sur les côtés ou près des pléopodes. LE

Kemp (1910, p. 32) donne la description suivante de la couleur de cette espèce, sur le vivant: « Les parois de la carapace sont transparentes, avec quelques chromatophores rouge-écarlate ; l'estomac est noir, les régions hépatique et cardiaque écarlates, très distinctes. Quelques chromatophores rouges se voient sur les deux premiers pléosomites, et il y a une faible teinte de la même couleur sur le reste de l’abdomen et la nageoire caudale. La cornée est d’un noir de jais. Les articles du pédoncule antennulaire sont transparents, mais teintés de rouge sur leur bord distal externe ; l’écaille antennaire est parfaitement transparente, et Îles trois paires de flagelles sont rougeâtres. Les mandibules, les maxilles et les deux paires de maxillipèdes sont rouges ; les deux dernières paires de péréiopodes sont très faiblement teintées de la même couleur. »

Longueur de l’un des plus grands mâles 48.5", celle d’une femelle extrêmement grande 58.5"* (deux spécimens de la Stn. 3447); Kemp, cependant, signale une femelle de 65"® mais les mâles adultes sont généralement plus petits et le plus souvent beaucoup plus petits ; ainsi le mâle (Stn. 2829) dont le petasma est figuré figs. 3P-34, mesure seulement 28", Chez une femelle de 53%, le troisième maxillipède mesure 29%"; la première patte 19""; la troisième 30""; la quatrième 157%; la cinquième 7", Chez un mâle de 45.5", le troisième maxillipède a 24", la troisième paire 26",

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B. Spécimens immatures.

Ils mesurent généralement de 12.5-13"" à 28-30", Un très jeune spécimen (Stn. 2910) avec les pédoncules oculaires nettement plus longs que chez l'adulte, mais avec lés yeux tout à fait noirs et le rostre à peine plus long que chez les grands spécimens, mesure seulement 12.5"; c’est dire qu'il est à peine plus long que le Mastigopus décrit plus loin. Par contre un spécimen (Stn. 2826) qui, par la coloration des yeux, la longueur du rostre, etc, est intermédiaire entre le Mastigopus âgé décrit ci-dessous et Le jeune avec les yeux pigmentés décrit ci-dessus,mesure 13", Par la longueur des pédoncules antennulaires, la forme du premier article antennulaire et de l’écaillé, la longueur et le développement des cinquièmes pattes, etc, les plus petits spécimens immatures avec yeux noirs sont à peu près intermédiaires entre le Mastigopus âgé et l’adulte, tandis que les plus grands spécimens se rapprochent davantage des adultes. On peut ajouter que, chez un jeune mâle mesurant 21"°,le petasma est à peine à demi développé; chez un spécimen de 14.7", le petasma est juste visible comme un minuscule lobe, de sorte que, dans cette espèce, le petasma commence à se développer après la métamorphose.

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