Sergestes tenuiremis Krôyer
1855. Sergestes tenuiremis, H. Krôver {1855}, p. 36. (Mastigopus).
1859. — — H. Krôver 1859), p. 255, 278, 285, pl. 1v, fig. 11, a, b. (Mastigopus). 1881? — Krüyeri, Sr. BATE (1881), p. 193. (Adulte).
1888? — —— Se. Barre (1888), p. 388, pl. Lxx, fig. 3-4. (Adulte).
1888. — longicollus, Sp. BATE (1888), p. 421, pl. Lxxvn, fig. 1 (au moins partim ; Mastigopus). 1888? — junceus, SP. BATE (1888), p. 416, pl. Lxxvi, fig. 1. (Mastigopus).
1896. — tenuiremis, H. J. HANSEN (1806), p. 951. (Mastigopus et jeunes immatures).
1903? — Krôüyeri, H.J. Hansen {1903}, p. 58, pl. xt, fig. 5a, 5b, (Adulte).
1903. — « longicollus BATE », H. J. HANSEN (19052), p. 67. (Au moins de la 1re section).
1914. — Krôyeri, G. ILLiG {1014), p. 354. |
1920. — tropicus, O. SuxD {1920}, p. 18, fig. 27-28, 30-33.
Campagne de 1894 : Stn. 430 (6 juillet), surface 22"20-23". Ouest du Maroc septentrional. Chalut de surface. Un Acanthosoma.
Campagne de 1897 : Stn. 822 (12 juillet), surface. Fosse de Monaco. Chalut de surface. Deux Mastigopus. |
Campagne de 1904 : Stn. 1715 (1* août), profondeur o-1000". Ténériffe. Filet Richard à grande ouverture. Un mâle immature. — Stn. 1749 (9 août), profondeur o-25007. Entre Palma et Madère. Filet Richard à grande ouverture. Deux Mastigopus, un Acanthosoma. — Stn. 1757 (11 août), profondeur 3825". Nord de Ténériffe. Chalut. Une femelle très mutilée. — Stn. 1781 (21 août), profondeur 0-5000". Entre les Canaries et les Açores. Filet Richard à grande ouverture. Un Acanthosoma.— Stn. 1856 (9 septembre), profondeur 0-3250". Sud-ouest de Säo- Miguel. Filet Richard à grande ouverture. Un grand Mastigopus.
Campagne de 1905 : Sin. 2115 (14 août), profondeur 0-2000". Mer des Sargasses, Filet Richard à grande ouverture. Une jeune femelle. — Stn. 2118 (15 août), profondeur 3465*. Mer des Sargasses. Petit chalut à plateaux. Une jeune femelle. — Stn. 2153 (21 août), profondeur o-2000". Entre la mer des Sargasses et les Açores. Filet Richard à grande ouverture. Un jeune mâle avec le petasma rudimentaire.
Campagne de 1910 : Stn. 3030 (5 septembre), profondeur 0-4750", Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. Une femelle immature. — Stn. 3036 (7 septembre) profondeur 0-4740". Sud-ouest du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Un grand Mastigopus.
Campagne de 1911 : Stn. 3078 (27 juillet), profondeur o-2000". Ouest du Maroc nord.Filet Bourée en vitesse. Une grande et une petite femelle.— Stn. 3082(28 juillet), profondeur 0-4000". À mi-route environ entre Tanger et Madère. Filet Bourée en vitesse. Une femelle immature. — Stn. 3084 (28-29 juillet), profondeur 0-3000". Environ à mi-route entre Tanger et Madère. Filet Bourée. Une femelle. — Stn. 3086(29 juillet),profondeur 0-4300". À mi-route environ entre Tanger et Madère. Filet Bourée en vitesse. Deux spécimens immatures, mâle et femelle. — Stn. 3090 (30-31 juillet), profondeur 0-4000". Environ à mi-route entre le Maroc et Madère.
L'OVNEL
Le est
Petit filet Bourée. Deux spécimens immatures, mâle et femelle. — Stn. 3103 (6 août), profondeur 60-3600". Nord-ouest de Ténériffe. Filet Bourée en vitesse. Une belle femelle adulte. — Stn. 3107 (7 août), profondeur o-4000". Sud de Madère. Filet
Bourée en vitesse. Un grand mâle, une femelle à démi-développée. — Stn. 3115 (9-10 août), profondeur o-3000". Sud-ouest de Funchal. Petit filet Bourée. Une femelle à demi-développée. — Stn. 3128 (15 août), profondeur 0-3500". Nord-ouest
de Madère. Filet à trois plateaux. Trois spécimens immatures. — Stn. 3131 (16 août), profondeur 60-3500". À mi-route entre Madère et les Acores. Filet Bourée en vitesse. Trois grandes femelles, un mâle immature. | |
Campagne de 1912 : Stn. 3202 (5 août), profondeur o-3000". De l’ouest au sud-ouest de Madère. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, une femelle. —— Stn. 3205 (6 août), profondeur o-3000". Est de la Fosse de Monaco. Filet Bourée en vitesse. Deux spécimens immatures, mâle et femelle.
Campagne de 1913 : Stn. 3452 (28 août), profondeur o-2500". Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Un mâle. — Stn. 3505 (24 septembre), surface. Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet fin étroit. Un petit Mastigopus. — Stn. 3526 (209 septembre), profondeur 0o-2000". Assez loin à l’ouest des Açores. Filet Richard à grande ouverture. Un Mastigopus.
A. Spécimens adultes.
(PI. 1v, fig. 42-40)
Le tégument de cette grande espèce est moins membraneux que chez S. mollis, cependant la carapace, surtout, est moins fermement chitinisée, que chez les deux grandes espèces suivantes : S. grandis et S. robustus. Le corps est, en outre, plus grêle que chez ces deux dernières.
Moitié postérieure de la carapace considérablement comprimée; sillon gastrohépatique profond en dessus et sur les côtés, tandis que le sillon cervical est imperceptible ou absent. Rostre soit comme chez S. mollis (comme sur la fig. 3°) ou un peu plus court et moins saillant (fig. 4°), avec l'extrémité toujours arrondie. Épines supraorbitales et hépatiques absentes.
Yeux assez grands, vus d'en dessus (fig. 4°) légèrement plus longs que larges, visiblement plus larges que la partie distale du pédoncule, qui est assez robuste et s'élargit beaucoup de sa base jusqu’à la cornée ; vu d’en dessus, l'œil est quelque peu plus court que le bord interne et plus long que le bord externe de l’article distal pédonculaire, et, vu de côté, il est nettement déprimé ; près du bord interne et très près de la cornée, l'œil a une protubérance un peu oblique qui, lorsque l'œil est examiné obliquement du côté extérieur et d’en dessus, se montre subcylindrique (fig. 4°), aussi longue ou légèrement plus longue que large, avec l'extrémité arrondie.
Les pédoncules antennulaires (fig. 4*) sont assez robustes. Le premier article un peu plus de deux fois aussi long que large, avec une légère incision et une petite
lo RSI
dent sur le bord externe un peu en arrière de son milieu, ce bord étant considérablement plus court que les deux autres articles réunis ; troisième article chez la femelle environ aussi long ou légèrement plus court que le bord externe du second article et beaucoup plus court que son bord interne ; vus d’en dessus, ces deux articles s’atténuent un peu après la base du second jusqu’à l'extrémité du troisième, d'épaisseur moyenne ; le troisième article du mâle, vu d’en dessus, est légèrement plus large, et, vu de côté, légèrement plus épais que chez la femelle ; dans les deux sexes ce troisième article est très légèrement ou un peu plus épais que large, sans aucune protubérance subdorsale près de l'extrémité. Le flagelle inférieur chez la femelle (fig. 4°) est environ aussi long que le troisième article pédonculaire, avec de nombreux articles. Chez le mâle, ce flagelle est de même longueur, avec 13 ou 14 articles, maïs les quatre proximaux, (pédoncule et organe préhenseur) occupent environ les trois cinquièmes de la longueur totale. Le pédoncule (fig. 4) est long et grêle, le premier article est très allongé, environ deux fois aussi long que le second et le troisième réunis ; le processus du troisième article est long, bien que nettement plus court que le pédoncule, très grêle, avec quelques soies dorsales, s’atténuant en une grêle épine terminale (son extrémité manque sur les spécimens) ; le quatrième article est extrêmement long, 3.2 fois aussi long que le long pédoncule ; le bord supérieur est d’abord ascendant obliquement le long du processus, alors soudainement coudé, se dirigeant obliquement en bas, et concave avant le milieu, tandis que presque toute la moitié distale est parallèle avec le bord inférieur ; juste au delà du processus, le bord montre quelques épines assez longues, au moins en partie, et ensuite quelques longues soies ; le long de la moitié distale du bord, on observe une structure particulière, sous forme d’une sorte d’aire dorsale étroite sans contenu interne, mais avec un grand nombre de fines lignes, en partie un peu verticales ; le bord inférieur de l’article, légèrement convexe, porte deux ou trois soies extrêmement longues. L’écaille antennaire (fig. 4°) atteint au plus le milieu du troisième article antennulaire ; elle est presque 3.5 fois plus longue que large ou souvent un peu plus, avec le bord externe nettement convexe, de largeur moyenne à l'extrémité, qui a son bord terminal assez convexe, et la petite dent marginale n’atteint pas en avant aussi loin que ce bord.
Troisièmes maxillipèdes nettement plus longs que la moitié du corps et nettement plus courts que les pattes de la troisième paire ; les quatre articles proximaux plus larges que dans ces pattes. Propodite (fig. 4°) 4-5 segmenté ; dactyle 7-segmenté, le premier segment plus long que les deux suivants ensemble ; les soies sur le bord inférieur, à l'extrémité des segments, longues.
Les trois paires antérieures de pattes avec le propodite segmenté. Première paire avec le propodite presque deux fois aussi long que le carpe, le dactyle comme un très petit bourgeon, avec une soie très longue et très fine. Ischions de la première et de la seconde paire sans protubérance spiniforme. Pinces de la seconde et de la troisième paire subsemblables et montrant la même structure régulière que chez
S. ariicus et S. mollis. Troisième paire de pattes mesurant les 3/5 du corps. Quatrième paire longue, atteignant presque, étendus, l'extrémité du premier article antennulaire, mesurant environ les deux tiers de la troisième paire. Cinquième paire de pattes (fig. 45) un peu plus de moitié de la quatrième, étroites, avec le méropodite aussi long que l’ischion et considérablement plus long que le carpe, lequel est lui-même nettement plus long que le propodite ; les deux articles distaux avec de nombreuses soies sur leurs deux bords.
Exopodite des uropodes (fig. 4") assez étroit, de 4.5 à presque 5 fois aussi long que large ; la partie glabre du bord externe presque trois fois aussi longue que la partie ciliée. T'elson (fig. 4) avec trois paires d'épines sur les crêtes dorsales de sa partie distale ; ces paires assez éloignées l’une de l’autre et la dernière termine les crêtes ; au delà, le telson forme un triangle un peu plus long que large, et son extrémité se termine en outre par une épine très visible.
Les branchies sont représentées fig. 4£ Les branchies au-dessus des deux pattes antérieures, et la première branchie au-dessus de la troisième patte sont toutes assez hautes, et se touchent le long de leur moitié supérieure ; les extrémités supérieures des petites lamelles pleurobranchiales (/) sont vues sur la figure (de même que les lamelles et les branchies des second et troisième maxillipèdes); au lieu d’une lamelle derrière la première branchie, au-dessus de la troisième patte, on trouve une seconde branclue bien développée, environ moitié aussi haute que la première, et assez large, avec des lobes des deux côtés. Au-dessus de la cinquième paire, la branchie antérieure est les 2/3 de celle de la troisième paire, tandis que la postérieure est plus que moitié de celle qui la précède et assez bien développée.
Le petasma (fig. 4/-4") est du type qui se rencontre dans toutes les grandes espèces du groupe I. La partie externe est bien développée, sa lame {/am) assez petite, considérablement plus courte que le processus unciné pu), qui est rectiligne, avec sa partie distale assez élargie, l'incision terminale et le crochet normaux. Le processus basal {pb) est assez long, presque aussi large au delà du milieu que près de la base et alors s’atténuant rapidement vers son extrémité arrondie. Le tronc de la partie médiane est grêle et long. Le processus ventral (pr) est de longueur moyenne, un peu courbe avant le milieu ; sa partie proximale courte est large, tandis que la plus grande partie du processus est assez grêle et atténuée jusqu’à l'extrémité obtuse. Le lobe armé (Ja) est assez long, épais à la base et atténué jusqu'à son extrémité obtuse, avec son tiers distal fortement courbé en dedans ; les deux tiers proximaux avec environ sept grands crochets, ou plus, en outre un fort crochet à l'extrémité, et une couple de grands crochets sur la partie distale de la face externe; en outre, le lobe armé a, sur la partie proximale de son bord interne, une branche en forme de lobe secondaire, assez petit, seulement visible de face (/ac sur la fig. 4"), environ aussi épais que long ; cette branche accessoire montre, sur une bonne partie de son bord, et sur sa face antérieure, plusieurs crochets de taille variée. Le lobe connectif (/c) est long, dirigé en avant, et dépasse très notablement l'extrémité
ss GE su
du processus ventral; son tiers proximal environ est épais, tandis que sa partie distale est grêle, et armée sur sa face postérieure (fig. 4") avec environ 7 crochets de taille moyenne ; sur la moitié proximale de son bord externe cinq grands crochets (fig. 4"), trois d’entre eux particulièrement grands. Lobe terminal (/t) court, naissant quelque peu au delà et se terminant quelque peu en deçà du lobe connectif ; sa moitié proximale est épaisse, avec un très grand crochet et un petit, plus distal, sur la face externe (fig. 4"); un seul crochet, de grandeur moyenne, sur le bord interne (fig. 4"), tandis que la moitié distale du lobe s’atténue, et montre, sur le bord interne et l'extrémité, une série très dense d’environ treize crochets assez petits. Le lobe inerme (li) est long, dirigé en avant, un peu courbé en dedans, dépassant beaucoup les autres lobes, s’atténuant régulièrement jusqu’à l’extrémité subaiguë, et sans crochets. La partie adhésive (fig. 4!) un peu moins large que chez S. mollis.
L’aire génitale femelle (fig. 4°) diffère de S. mollis par plusieurs détails. L’opercule {o) est beaucoup plus court, avec le bord postérieur anguleux en son millieu. Derrière lui, une aire avec une paire de protubérances arrondies, très obliques ; en arrière de celles-ci, et entre les processus coxaux postérieurs, un sillon étroit, transverse, presque invisible, un peu courbe en avant en son milieu. Le bord interne de chaque coxa fc) avec deux processus, l’antérieur petit, le postérieur de taille moyenne, quelque peu courbe, aigu. La duplicature membraneuse de chaque articulation coxale très large, recouvrant une bonne partie de l’opercule.
Sund dit, quant à la couleur : « Couleur orange, excepté sur les pièces buccales qui sont brun rougeâtre. L’estomac très foncé est visible par transparence. Les yeux sont grands et noirs ; le tubercule est de même couleur que le pédoncule. ».
Longueur de la plus grande femelle (Stn. 3131) 78"" ; le plus grand mâle adulte mesure seulement 58"; mais Sund a vu un mâle mesurant 7o"®. Sur une femelle de 75", le troisième maxillipède a 41.5"", la première patte 29%", la seconde 40.5", la troisième 46%, la quatrième 30", la cinquième 16°". Chez le mâle de plus grañde taille, 58%" de long, le troisième maxillipède a 3o7", la troisième patte 34.7", la quatrième 22.5",
B. Spécimens immatures.
(PL. 1, fig. 3)
Un mâle avec le petasma bien ramifié déjà, mais incomplètement développé, mesure 41.5". Le plus petit spécimen (Stn. 3205) a 35.5%" ; c'est un jeune mâle avec le petasma assez rudimentaire. Il est de façon générale semblable à l'adulte, mais plus grêle que dans aucune autre espèce. Les yeux sont totalement noirs, leurs pédoncules comme de coutume notablement plus longs, en proportion des yeux, que chez l'adulte, la protubérance distale subcylindrique est complètement
développée. Le rostre est aigu à l’extrémité, mais sur les spécimens un peu plus grands il est généralement arrondi comme chez l'adulte. Les pédoncules antennulaires et les écailles antennaires intermédiaires comme forme entre les grands spécimens de Mastigopus et les adultes, mais plus différents des premiers que des seconds. D’après un croquis, un spécimen de 44" (Stn. 2115) est de couleur rouge orangé.