C. Occurence et Distribution
La liste des localités montre que les 48 spécimens de S. mollis proviennent de 24 stations; plusieurs d'entre elles sont à l’ouest de la France, de l'Espagne, du Maroc septentrional, d’autres dans l'aire entourant les Acores et Madère, au nord-ouest des Canaries, enfin quelques stations, beaucoup plus à l'ouest, sont au sud-ouest du Grand Banc de Terre-Neuve, et au sud-est de la Nouvelle-Écosse, partie orientale. Seulement deux spécimens ont été pris à des profondeurs 1490-0" et 1732-0" ; tous les autres proviennent de profondeurs allant de 2000 à 5000%.
Sund fait état d’un très abondant matériel, soit 135 spécimens obtenus de 32 opérations, à 22 stations. Celles-ci sont, dans l’ensemble, dans la même aire que les stations du Prince de Monaco, mais quatre sont d’un intérêt spécial ; deux sont situées aux îles Canaries, une dans la Méditerranée la plus occidentale, un peu à l’est de Gibraltar, et la quatrième entre l'Écosse et Rockall, soit par 57°5 lat. N. Sund indique 34 spécimens capturés par 350-800", et un seulement parmi ceux-ci était adulte, et il dit « que tous les grands spécimens ont été pris par 1000" ou davantage ».S. J. Smith énumère des spécimens de nombreuses stations atlantiques à la hauteur de la partie moyenne des États-Unis, par 682-5203" ; Faxon (1806) signale l'espèce du golfe du Mexique, à l’ouest des Tortugas, par 968 brasses, Finalement le T'ALISMAN (Hansen, 1920) a capturé l’espèce à trois endroits : à la hauteur du Maroc, du Soudan, et entre Dakar (Cap-Vert) et la Praya (Iles du Cap Vert) par 15° 48° lat. N., 22° 43° long. W.
D. Remarques.
En 1903, j'indiquais S. mollis Smith comme synonyme de S. japonicus Bate, étant incapable de trouver aucune différence entre les types de cette dernière forme et la description de Smith. Sund attire l’attention sur la forme du rostre dans la figure que donne Bate de S. 7aponicus, disant qu’elle diffère beaucoup de celle de S. mollis ; la figure de Bate est très mauvaise sous ce rapport et la forme du rostre doit faire juger le reste avec quelque circonspection. Mais une autre considération milite en faveur du nom de Smith pour les spécimens de l’Atlantique. D’après l’aimable indication du D' W. T. Calman (British Museum) il n'existe aucun mâle parmi les spécimens de Bate provenant du Japon, et, jusqu'à ce que le petasma d’un mâle provenant des eaux japonaises ait été étudié, — en tenant compte des cas parallèles de S.phorcus Faxon et S.grandis Sund, de S.corniculum Kr. et S. seminudus H. J. H., de S. Ewardsi Kr. et S. orientalis H. J. H. etc., — il «est impossible de décider:si S. mollis est identique à S. japonicus Bate, ou bien si, en dépit de la très grande ressemblance dans l'aspect général, les branchies, etc., il s'agit de deux espèces nettement distinctes.
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