‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 33 sur 77 · FE · texte numérisé non relu

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grêle et s'élargit vers l'œil; légèrement avant l'œil le pédoncule porte, sur le bord interne, un tubercule très distinct.

Pédoncules antennulaires grêles et longs (fig. 3 et 3°), mesurant entre les deux tiers et les trois quarts de la carapace sur la ligne médiane. Premier article plus de 2.5 fois aussi long que large, et un peu plus de la moitié distale est distinctement plus étroite que dans aucune autre espèce atlantique du groupe I, sauf S. cornutus ; les deux articles distaux, et surtout le troisième, très grêles ; le troisième article chez le mâle aussi long environ que le bord interne du premier, et beaucoup plus long que le bord interne du second article, un peu courbé avec le bord externe distinctement concave, et plus grêle au milieu que près des deux extrémités ; les deux articles distaux sont, chez la femelle, distinctement plus grêles que chez le mâle, le troisième article cylindrique et droit. Flagelle inférieur chez le mâle un peu plus de moitié aussi long que le troisième article pédonculaire et avec ses parties très grêles (fig. 3%. Le premier article est deux fois aussi long que le second, lequel est légèrement plus épais que long ; le processus du troisième article est aussi long que le pédoncule 3-articulé, il a la même épaisseur modérée depuis la base jusqu’au delà du milieu et quelques soies sur la partie distale de son bord inférieur ; son épine terminale est longue, presque aussi longue que le processus et le pédoncule ensemble, fortement courbée, et, avant la pointe, courbée de nouveau dans la direction opposée; elle atteint presque, ou même au delà, l'extrémité du septième article du flagellum. Quatrième article environ 1.5 fois aussi long que le pédoncule, modérément courbé, avec la partie médiane de son bord supérieur assez concave et garnie de nombreuses soies, tandis que la partie distale de l’article est subtriangulaire et, à l'extrémité, un peu plus épaisse que la partie proximale de l’article. La partie grêle du flagellum est environ aussi longue ou considérablement plus longue que les quatre articles proximaux ensemble, et consiste en 7 ou 8 articles. Le flagelle inférieur chez la femelle beaucoup plus court que chez le mâle, seulement environ un tiers aussi long que le troisième article pédonculaire, avec neuf ou dix articles difficiles à compter. Écaille antennaire longue et assez étroite, quelque peu moins de 4 fois aussi longue que large et atteignant à peine le milieu du troisième article antennulaire ; le bord externe est fortement convexe, le bord terminal assez court et plus ou moins convexe, Ja dent marginale petite.

Troisièmes maxillipèdes mesurant un peu moins, ou un peu plus, des deux tiers du corps et aussi longs, ou légèrement plus longs, que les troisièmes pattes ; basis et ischion beaucoup plus larges que l’ischion et ie méropodite de la troisième patte, méropodite quelque peu plus large que le carpe de la troisième patte ; propodite 3-4 segmenté ; dactyle très nettement plus court que le propodite, mais armé d’épines presque comme chez S. ailanticus et divisé en 4 segments, lesquels décroissent un peu en longueur du premier au quatrième ; chacun des deux segments distaux est de nouveau divisé en deux ; le second segment le plus souvent indivis

mais parfois divisé en deux, le dactyle ayant dans ce cas sept segments ; lorsque le premier segment est également divisé, comme cela a été observé sur un jeune spécimen, on compte alors 8 segments.

La première patte mesure un peu moins, ou notablement moins, de la moitié du corps ; l’ischion a un denticule triangulaire très visible en dessus, quelque peu avant l'extrémité ; le propodite, ainsi qu’il est de règle dans le groupe I, est environ deux fois aussi long que le carpe. La seconde patte sans denticule sur l'ischion ; propodite normalement segmenté ; pince petite avec les doigts assez courts, doigt fixe ou « pollex » à peine deux fois aussi long que large (fig. 3") et quelque peu plus court que le doigt mobile, lequel est 2.5 fois aussi long que large ; la majeure partie distale de la paume et du bord du doigt fixe porte une série longitudinale de sept soies environ, extrêmement longues et plumeuses (fig. 35). Troisième patte aussi longue ou légèrement plus courte que le troisième maxillipède, semblable à la seconde sauf par la pince (fig. 3‘ et 3“), qui porte la même série de soies extrèmement longues et plumeuses, mais dont les doigts sont considérablement plus courts, très réduits en réalité comme taille, avec le doigt mobile notablement plus long que le pollex. Quatrième patte mesurant un peu plus de la moitié de la troisième, atteignant quelque peu au delà du milieu du premier article antennulaire. Cinquième patte (fig. 3!) étroite, n'ayant pas tout à fait la moitié de la quatrième ; carpe quelque peu plus court que le méropodite et seulement un peu moins de deux fois aussi long que le propodite ; les deux articles distaux avec de nombreuses soies sur leurs deux bords.

Exopodite des uropodes (fig. 3") long et étroit, quelque peu ou considérablement plus de 5 fois aussi long que large ; la partie ciliée du bord externe un peu plus de moitié, ou un peu moins de deux fois aussi longue que la portion glabre ; le denticule marginal est absent, et le bord est à peine distinctement courbé à l’origine de la ciliation. Telson (fig. 3° et 3°) avec l'extrémité arrondie et le bord terminal presque semi-circulaire, ou bien avec ce bord saillant en une dent oblongue assez petite ; des épines usuelles seule la paire distale est visible, et elles sont très petites. |

Les branchies au-dessus de la première et de la seconde pattes et la première branchie au-dessus de la troisième patte assez hautes, seconde branchie au-dessus de la troisième patte à peine plus du tiers de la première en hauteur ; branchie antérieure au-dessus de la quatrième patte environ les deux tiers de la première au-dessus de la troisième patte et un peu ou quelque peu moins de deux fois aussi haute que la branchie postérieure, laquelle est légèrement plus haute et quelque peu plus large que la seconde au-dessus de la troisième patte.

Le petasma (fig. 11° d'un spécimen, fig. 15-1' d’un autre spécimen) est robuste, mais appartient au type trouvé dans la plupart des espèces du groupe I. La lame externe {lam) est large, pas beaucoup plus longue que large, avec la moitié proximale de son bord externe assez concave, et postérieurement elle

est très modérément saillante ; processus unciné /pu) quelque peu plus long que la lame, avec ses bords latéraux presque parallèles et le bord externe faiblement concave ; l'incision subterminale beaucoup plus profonde que large, étroite. Processus basal {pb} long, fortement courbé et atténué à l'extrémité aiguë. Partie médiane assez épaisse. Processus ventral {p») long avec la partie proximale très large, il s’atténue vers le milieu où il est modérément grêle ou assez épais, mais sa partie terminale est considérablement ou énormément élargie et de forme très variable ; les fig. 1% et 1" montrent que la partie terminale est en forme d’un triangle oblique subtranverse et son bord terminal armé de dix papilles aiguës, triangulaires-oblongues, les internes dirigées surtout en dedans, et les plus distales sur l'angle externe dirigées en avant et portant une petite papille additionnelle sur leur côté frontal (fig. 1") ; la fig. 1° montre la partie terminale divisée en deux branches, une qui est triangulaire étroite, dirigée en avant, avec six papilles sur le bord interne et une à l'extrémité, tandis que l’autre branche est dirigée surtout en dedans, triangulaire, un peu plus longue et à la base beaucoup plus large que la branche externe avec douze papilles sur le bord distal'. Lobe armé la) assez long, extrêmement épais à la base, subconique mais un peu ou très fortement courbé en dedans ; il a trois à cinq crochets sur les deux cinquièmes proximaux du bord interne, les plus distaux parmi eux assez larges ; autour de la partie la plus distale cinq à huit crochets bien développés, dont la curieuse forme peut être vue fig. 1'; finalement sur la face antérieure près des crochets terminaux se trouve un crochet gigantesque, qui paraît très différent sur les deux spécimens figurés ; sur la fig. x il est vu presque verticalement et se montre biramé avec une longue branche courbée surtout en direction proximale, tandis que la plus courte branche est tournée en avant et surtout en dedans ; sur la fig. 1° c’est un simple crochet très courbe et on ne peut découvrir de seconde branche (peut-être perdue ?).

Le lobe connectif {lc) est petit, conique, dirigé en dehors et terminé par un crochet. Le lobe terminal {/f) est assez petit, très obtus, courbé quelque peu en dehors, et atteint environ l'extrémité du processus ventral ; il porte deux séries de très petits crochets sur la moitié distale des faces antérieure et postérieure. Le lobe inerme (/:),est très long, avec la partie proximale quelque peu épaisse, la moitié distale grêle et se terminant en 3 épines (fig. 18 et 1") ou un simple crochet conique (fig. 1%) ; le lobe est dirigé en avant et en dedans, dépassant largement tout autre lobe ; sur la fig. 1% il est vu comme partiellement plié deux fois, La partie adhésive {a) a la partie interne large, avec un petit processus sur le bord antérieur.

L’aire génitale femelle (PI. vu, fig. 3P) est caractéristique. Opercule ({o) assez

1 La fig. 10, p. 10 de Sund indique qu’il a examiné un petasma, dans lequel. le processus ventral est au même, degré intermédiaire entre les deux cas ci-dessus. décrits, bien que plus semblable au dernier

qu’au premier processus.

court, vu en dessous avec le bord postérieur droit, mais vu frontalement le bord est considérablement convexe ; la partie médiane antérieure de l’opercule est couvert par une protubérance du précédent segment thoracique. L’aire derrière l'opercule montre deux hautes crêtes, lesquelles sont voisines près de l’opercule, mais se dirigent en arrière et en dehors vers les angles postéro-internes de chaque coxa ; cet angle est saïllant én une petite protubérance dirigée en dedans, et, plus frontalement, le coxa a une seconde protubérance rudimentaire. La duplicature membraneuse de lParticulation est distincte, mais étroite.

Couleur. — Pesta (1918) dit que l'espèce est caractérisée « par des points d'un rouge brillant sur la partie supérieure du céphalothorax et des trois premièers pléosomites ; le céphalothorax et les pièces buccales antérieures sont d’un jaune rougeâtre léger, plus intense et foncé dans la partie antérieure, l'abdomen et les appendices étant presque incolores ». M. L. Tinayre a fait trois croquis coloriés de spécimens adultes, et deux de ceux-ci, très différents d’ailleurs, ont servi pour les figures 6 et 7, PI. 1. Sur un spécimen (fig. 7) le céphalothorax est écarlate foncé ; noir en dessus, à la bouche et quelque peu en bas, sur le côté du bord postérieur ; l'abdomen entier a un très grand nombre de taches écarlates en partie confluentes sur les trois premiers pléosomites ; les antennules, les troisièmes maxillipèdes, les pattes, les pléopodes et les uropodes ont de nombreux points rouges, et une partie des seconds maxillipèdes est rouge. Sur l’autre spécimen (fig. 6) le céphalothorax est rouge brillant avec plusieurs taches rouge foncé, rouge brun foncé vers la bouche ; l'abdomen comme dans l’autre spécimen sauf que les taches sont moins nombreuses sur les trois somites postérieurs, ou paraissent manquer sur le sixième, sauf en dessous, et sur le cinquième somite entier ; les pléopodes et les uropodes n’ont pas de taches. |

La longueur du plus grand mâle (Stn. 3128) est de 69"", un autre grand mâle (Stn. 3030) mesure 66%", tandis que la plus grande femelle (Sin. 3217) mesure 67.5". Les spécimens adultes sont d'ordinaire beaucoup plus petits, mesurant de 40 à 55%. Chez une femelle de 49°" le troisième maxillipède mesure 35", la première patte 247%, la seconde 31.27%, la troisième 34%, la quatrième 18.5", [a cinquième 8.8". Chez un mâle mesurant 44.2", le troisième maxillipède a 28.5", la première patte 20.47%, la seconde 26.4%*, la troisième 28.5", la quatrième 15.7", la cinquiémens Ge

B. Spécimens immatures.

Un jeune mâle (Stn. 3526), chez lequel le petasma est présent sous forme d'ün très petit lobe, est long de :7.5%*; un des plus petits spécimens avec des yeux noirs (Stn. 822) a 15.7", Les deux spécimens sont, dans l’ensemble, semblables aux adultes et n’en diffèrent que par de menus détails. Le rostre se termine en uñe épine qui est plus longue que chez les adultes, bien qu’à peine aussi longue que la

hauteur du rostre ; l’épine hépatique est très distincte. Chez le plus petit spécimen le bord externe Fi l’écaille antennaire est légèrement concave ; l’exopodite des uropodes a la partie glabre du bord externe AroboE old ent: plus longue que chez l'adulte, en tout cas considérablement plus courte que la portion ciliée, et On trouve une minuscule dent marginale ; la cinquième paire est considérablement plus courte que chez l'adulte par rapport à la quatrième, et les articles sont différents comme longueur relative, en ce que le méropodite est quelque peu plus court que l’ischion et plus de 1.5 fois aussi long que le carpe, tandis que cé dernier est plus de deux fois aussi long que le très court propodite ; finalement, les branchies au-dessus des troisième et quatrième pattes sont proportionnellement plus petites que chez les adultes, car la première branchie au-dessus de la troisième patte est à peine les trois quarts, comme hauteur, de celle au-dessus de la seconde patte, et au moins trois fois aussi haute que la seconde branchie; la branchie antérieure au-dessus de la quatrième patte mesure les deux tiers de la première au-dessus de la troisième patte et elle est deux fois aussi haute que la branchie postérieure, laquelle a de très rares lobes.

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