‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 34 sur 77 · C. Stades Mastigopus · texte numérisé non relu

C. Stades Mastigopus

(PL. vin, fig. 2a-2d)

a. Stade intermédiaire. — Un spécimen (Stn. 16) mesure 8.3"%, il a servi de type pour les figures 2* et 2?. Le rostre atteint le milieu du troisième article antennulaire ; les épines supraorbitales et hépatiques sont assez petites.

Yeux de grandeur moyenne, non seulement transverses mais même quelque peu obliques, de sorte que l'angle entre leur diamètre transverse et l'axe du pédoncule est quelque peu plus grand du côté externe (postérieur) que du côté interne (antérieur), et ce diamètre est dirigé non seulement en dedans mais aussi considérablement en dessus, de sorte que la surface terminale interne de l'œil est située beaucoup plus haut que la partie externe ou postérieure ; de plus, les yeux sont deux fois aussi larges que longs et deux fois aussi larges que l'extrémité du pédoncule, avec la face externe quelque peu saillante, la face interne extrêmement saillante au delà des bords latéraux du pédoncule. Celui-ci est assez grêle et s’élargit très considérablement au voisinage de l'œil ; le bord frontal des yeux atteint environ le milieu du second article antennulaire.

Le premier article antennulaire a seulement le quart proximal large et la dent externe très grande, presque aussi large que longue ; au delà de cette dent l’article est assez grêle avec le bord externe distinctement concave, et il s’atténue quelque peu avant l'extrémité. Le troisième article est beaucoup plus long que le second et seulement un peu plus court que le premier; le flagelle inférieur est de moitié aussi long que le second article pédonculaire. Écaille antennaire modérément étroite, “environ 7 fois aussi longue que large, faiblement atténuée depuis la base environ

jusqu’à l’extrémité, et quelque peu courbée avec le bord externe assez concave ; lépine marginale, modérément longue, atteint à peine l'extrémité du bord terminal très convexe ; l’écaille atteint à peine le milieu du troisième article antennulaire.

Froisièmes maxillipèdes avec le dactyle 4-segmenté, et aucun de ces segments divisé de nouveau. Quatrième patte seulement moitié aussi longue que chez l'adulte, avec seulement un assez petit nombre de cils. Cinquième patte rudimentaire, à peine aussi longue que le diamètre transverse des yeux.

Pléosomites inermes dorsalement, sauf une épine rudimentaire à l'extrémité du sixième somite, mais les épimères des cinq somites antérieurs ont chacun une très petite épine transverse, dont la plus longue est sur le cinquième somite. Les quatre paires postérieures de pléopodes avec les endopodites presque égaux en longueur, et, sauf sur les secondes pléopodes, légèrement ou un peu plus de moitié aussi longs que l’exopodite correspondant, articulés de plus, et portant des soies. Exopodite des uropodes (fig. 2°) plus de 6 fois aussi long que large ; l’épine marginale bien développée, et la partie ciliée du bord presque 1.5 fois aussi longue que la partie glabre ; endopodite normal. Telson coupé transversalement avec une petite épine sur chaque angle.

b. Siade agé. — Un spécimen (Stn. 822), avec les yeux possédant la forme caractéristique du Mastigopus, mesure 13.5". Le rostre est beaucoup plus.court que le plus grand diamètre des yeux ; les épines supraorbitales et hépatiques sont assez courtes. Les yeux n'atteignent pas entièrement l'extrémité du premier article antennulaire ; 1ls sont à peine aussi grands que dans le stade ci-dessus décrit. Le premier article antennulaire intermédiaire entre la forme de la figure 2° du stade plus jeune et celle de l'adulte ; la même remarque s'applique à l’écaïlle antennaire, qui, en conséquence, s’atténue considérablement depuis près de la base jusqu’à l'extrémité, mais la majeure partie de son bord externe est distinctement un peu concave. Dactyle du troisième maxillipède non seulement divisé en quatre segments, mais chacun des deux distaux encore subdivisé en deux, bien que peu distinctement. Quatrième patte atteignant presque le bord antérieur de la carapace. Cinquième patte mesurant environ un tiers de la quatrième, divisée en articles,

avec de nombreuses soies.

Épines des épimères abdominaux disparues sans doute sauf sur le cinquième somite, où elles sont extrêmement petites. Uropodes et telson intermédiaires entre ceux du Mastigopus décrit plus haut et un jeune spécimen avec des yeux pigmentés.

c. Stades le plus jeune. — Un spécimen (Stn. 430) mesure 4.9" (rostre inclus), il a servi de type aux figures 2° et 24. Le corps est relativement court et robuste. Le rostre est presque aussi long que le premier article antennulaire et plus de moitié aussi long que la carapace sur la ligne médiane ; épines supraorbitales aussi longue environ que la largeur proximale de l’écaille antennaire ; épines hépatiques assez courtes ; de plus, chaque angle antéro-latéral possède une épine, et l’organe dorsal est très distinct, oblong-conique et dirigé fortement en avant.

Yeux encore plus grands et pédoncules plus longs que dans le stade intermédiaire, mais de même forme ; les yeux atteignent à peine l'extrémité du second article antennulaire.

Le premier article antennulaire plus long même que les deux suivants ensemble, ses trois quarts distaux étroits et atténués, mais légèrement plus large à l'extrémité que l’article suivant. Troisième article à peine égal au second ; flagelle inférieur seulement aussi long que le diamètre du troisième article à son extrémité. Écaille antennaire atteignant l'extrémité du pédoncule antennulaire et considérablement plus étroite qu’au stade intermédiaire, avec les bords parallèles depuis près de la. base jusqu’à l’origine de la très longue épine marginale, laquelle dépasse très notablement la partie terminale, très saillante, de l’écaille.

La quatrième et surtout la cinquième patte sont des protubérances. rudimentaires. J'éiil

Les pléosomites sont moins armés que dans la plupart des autres espèces, les trois somites postérieurs possédant seuls une petite épine dorsale à leur extrémité ; les épines épimérales sont petites sur les quatre segments antérieurs, quelque peu plus longues sur le cinquième. Le sixième pléosomite aussi long que les trois précédents ensemble. Pléopodes avec l’exopodite bien développé, articulé et sétifère ; endopodites des troisième et quatrième paire à peine moitié aussi longs que le pédoncule, inarticulés et avec une paire de soies ; endopodite de la cinquième paire nettement plus court que celui des deux paires précédentes et dépourvu de soies ; endopodite de la seconde paire tout à fait court, rudimentaire. Exopodite de l’uropode (fig. 2%), entre neuf et dix fois aussi long que large, avec les bords parallèles jusqu’à la base de la longue épine marginale ; la. partie ciliée du bord environ 1.5 fois aussi longue que la portion glabre ; endopodite beaucoup plus court que l’exopodite et régulièrement atténué jusqu’à l'extrémité obtuse. Telson distinctement plus court qu'au stade intermédiaire, environ aussi long seulement que la partie ciliée du bord externe de l’uropode ; le bord postérieur ést semi-circulaire concave, et chaque angle a une assez longue épine.

D. Siade Acanihosoma:

a. Stade le-plus jeune. — Le spécimen dessiné (Stn. 430) mesure 3.9"" rostre compris. Le rostre (fig. 36) est presque plus de 1.5 fois aussi long que la carapace sur la ligne médiane ; sa moitié distale a plusieurs spinules, et l’épine basale dorsale est de longueur modérée. La carapace a quatre paires d'épines, mais pas d'épine.médiane sur le bord postérieur ; épines. supraorbitales très longues, quelque peu plus, courtes. seulement que la carapace sur la ligne médiane ; les épines des angles antéro-latéraux ne sont pas tout à fait moitié aussi longues que: les épines supraorbitales, mais chacun porte deux très. longues épines sur la face antérieure

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près de la bâse et quelques spinules plus couttes ; les épines hépatiques aussi longues que celles des angles antéro-latéraux, spinuleuses ; la quatrième paire d’épines uû peu plus courte que les deux dernières paires nommées, située un peu en deçà des bords latéraux et notablement en arrière du milieu de la carapace. L’organñe dorsal est conique et obtus. | |

Les yeux, grands, présentent un aspect particulier, figurant presque, avec leurs pédoncules de longueur moyenne, une sorte de marteau. Chaque œil est en effet très saillant en arrière et en bas, èt son plus grand diamètre m'est pas vertical, mais quelque peu oblique sur l'axe longitudinal du pédoncule.

Pédoncules antennulaires presque aussi longs que la carapace, à peine articulés, grêles, sauf la partie proximale plus large, très courte, recouverte par les ophtalmopodes, quelque peu courbe avec le bord externe concave ; flagelle supérieur mesurant seulement le tiers du pédoncule, sans articulation et avec quelques rares soies sensorielles près de l'extrémité ; le flagelle inférieur est un rudiment minuscule. Écaille antennaire presque aussi longue et quelque peu plus large que le pédoncule antennulaire, la partie distale quelque peu courbée en dehors ; l'extrémité arrondie porte quatre épines décroissant très rapidement en longueur depuis l’interne, très longue et forte, jusqu'à l’externe qui est très courte et grêle ; le bord externe porte une spinule un peu avant l'extrémité ; le flagelle antennaire est deux fois aussi long que la carapace sur la ligne médiane, avec trois épines à l'extrémité et une épine sur le bord interne bien avant l'extrémité.

L'endopodite du troisième maxillipède notablement plus long et épais que les endopodites des trois paires antérieures de pattes, lesquélles sont subégales.

Les cinq pléosomités antérieurs fortement armés. Les épines épimérales spinifères, aussi longues que la largeur du somité sur les somites antérieurs, un peu ou beaucoup plus longues que cette largeur sur les somites postérieurs ; chacune des trois païres postérieures de ces épines montre, presque à la base du bord postérieur, une très longue épine secondaire dirigée principalément en arrière, et de plus, sur certaines d'entre elles, une longue épine dirigée en bas; sur les deux paires antérieures d'épines la longue épine secondaire est située du côté antérieur, plus loin de la base et dirigée surtout en avant. Les épines dorsales, sur les somites trois à cinq, quelque peu plus courtes que celles des épimères, tandis que sur lé premier et le second somités elles sont beaucoup plus courtes et subverticales ; le premier somite porte en outre une protubérance triangulaire au-dessus du bord latéral. Sixième somite aussi long que les cinquième, quatrièmé et moitié du troisièmé ensemble, et son épine dorsale plus coùrte que celle du cinquième somite. Tous les pléopodes sont seulemént des protubérances oblongues. L'’exopodite des uropodes à peiné ro fois aussi long qué large, avec la longue épine énviron à l'extrémité du tiers proximal du bord externe, la portion ciliée de ce bord foïtemént concave ; endopodite quelque peu plus court et beaucoup plus étroit que l’exopodite. Telson seulement moitié aussi long, environ, que les uropodes ; sa partie proximale,

qui mesure un peu moins de la moitié de sa longueur, est subrectangulaire (fig. 3), seulement un peu plus longue que large, avec une épine sur les angles postérieurs arrondis ; derrière cette partie les bords latéraux sont très concaves et la portion distale du telson est, quelque peu avant son’ milieu, moins de moitié aussi large que sa partie proximale, mais elle s’élargit beaucoup postérieurement, et se divise en deux branches par une forte incision plus longue que large avec le fond arrondi ; chaque branche se termine en une forte épine quelque peu plus courte que la branche, et celle-ci montre en outre deux épines sur le bord externe et une sur l'angle interne, toutes bien développées.

b. Stade le plus âgé. — Un spécimen (Stn. 430) est long de 4.8", légèrement plus court par conséquent que le plus jeune Mastigopus. Il est assez semblable, par plusieurs. détails, au jeune stade décrit, mais il en diffère par diverses particularités, dont plusieurs très frappantes. Le rostre est quelque peu plus court en proportion de la carapace ; les pédoncules oculaires sont plus longs et moins robustes. Les pédoncules antennulaires sont articulés, le premier article est presque aussi long que.les deux autres ensemble, Ie second considérablement plus long que le troisième ; le flagelle supérieur mesure environ la moitié du pédoncule. L'écaille antennaire est aussi étroite que dans le stade jeune, mais presque droite, et sa partie terminale tout à fait différente, en ce que les épines apicales ont disparu, mais l’épine marginale usuelle est très Hs extrêmement longue et spinuleuse, tandis que la partie au delà de la base de cette épine est beaucoup plus longue que large ; le flagelle antennaire est allongé.

Les pléosomites ne diffèrent par aucun détail très Hbe de ceux du jeune, mais tous les pléopodes sont assez longs, et diffèrent de ceux du jeune Mastigopus, surtout par le fait que les exopodites, bien qu'aussi longs, ou même plus longs que leurs pédoncules, ne sont pas articulés et ne montrent pas de soies, tandis que les endopodites sont seulement un peu plus courts que chez le plus jeune Mastigopus ; les endopodites de la cinquième paire quelque peu plus courts que ceux des troisième et quatrième paires. Le telson (fig. 3°) diffère considérablement par son contour de celui du jeune Acanthosoma ; sa partie proximale est un peu moins large en proportion de sa longueur, et en arrière de la paire proximale d’épines les bords latéraux sont moins concaves que chez le jeune ; au delà de leur partie la plus étroite, le telson s’élargit seulement un peu avant l'extrémité, de sorte que sa partie distale est beaucoup plus étroite qu’au premier stade, et l'incision terminale beaucoup plus petite bien qu’assez semblable de forme ; les épines terminales sont presque plus longues que chez le jeune et les trois paires de courtes épines présentes, mais la première de ces paires est située avant l’incision, tandis que, dans le plus jeune stade, elle est au milieu des branches

. terminales.

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E. Occurence et Distribution.

S. corniculum a été capturé dans 69 stations, nombre plus grand que pour aucune autre espèce de la collection de Monaco. La liste montre que 29 de ces stations comportent des traits à la surface, et de plus, que dans deux seulement de ces stations de surface, des spécimens immatures, avec yeux noirs, ont été capturés, tandis que dans les 27 autres ce sont seulement des formes larvaires, Acanthosoma ou Mastigopus, ou les deux ensemble. Plusieurs spécimens adultes ont été pris à deux stations, par 500-0", et à une station par 600-0" de profondeur, mais la grande majorité des adultes provient de profondeurs allant de 1000 et 5000 à o". Les stations sont dispersées dans l'aire de Monaco presqué entière, la plus septentrionale étant la station 250 : 45° 38° 44” lat. N., 23° 26° 15” long. W. ; la plus occidentale est la station 3518 : 38° 58’ lat. N., 44° 55° long. W.

Sund cite l’espèce à de nombreuses places dans l’aire de Monaco ; la plus occidentale est par 50° 2/3 long. W. D’après sa liste, quelques rares spécimens adultes ont été pris pendant la nuit, par 100-0" ; Sund dit que « l'espèce paraît vivre principalement dans les couches d’eau intermédiaires, et s'élève quelques centaines de mètres plus près de la surface pendant les heures de nuit. » D’après la bibliographie du sujet, aussi bién que d’après les collections que j'ai étudiées, aucun spécimen adulte n’a jamais été capturé à la surface ; deux spécimens cependant l'ont été par 10", (voir plus bas). | |

S. corniculum est largement distribué en Méditerranée avec l’Adriatique sud (divers auteurs) ; Kônig (1805) cite des formes larvaires dans la Méditerranée orientale entre 32° 6’ et 36° 32’ lat. N., 19° 44 et 34° 33° long. E., c'est-à-dire à l’est même de Chypre. Le Musée de Copenhague possède des stades Mastigopus et de jeunes spécimens immatures de quatorze stations dans l’Atlantique tempéré et tropical, entre 47° lat. N., 33° long. W. et 33° 30° lat. S., 11° long. W. : l'expédition allemande sud-polaire a capturé l'espèce à 7 stations dans l'Atlantique entre 29° lat. N., et 30° lat. S., 14° long. W., et à la dernière place nommée, une femelle de 44°" et un mâle de 36%" par seulement 10" de profondeur pendant la nuit. L'espèce se trouve en outre dans la baie du Bengale, et le Musée de Copenhague a recu de l’Indian Museum, à Calcutta, un mâle de cette mer, déterminé comme rubro-guttatus Wood-Mason.

Le SIB0GA a capturé, dans l’Archipel est-indien une espèce étroitement alliée, S. seminudus H. J. H., et comme il est à peine possible de relever des différences valables entre Îles stades Mastigopus de cette espèce et de S: corniculum mes conclusions antérieures (1806) sur la présence de S. corniculum dans l'Océan Indien oriental, dans le Pacifique par 16° 10° lat. N., 132° long. E., et aux îles des Matelots, peuvent être tenues pour douteuses, les spécimens en question se rapportant plus probablement à S.seminudus. En 1903, un Mastigopus capturé par le CHALLENGER

au cap York et rapporte par Bateà S. RAR fut considéré par moi comme déterminé correctement, mais, dans l'état actuel de nos connaissances, cette localité doit être considérée comme douteuse, car il est impossible de dire si l'espèce vivant dans les parages du cap York est S. corniculum, plus probablement S. seminudus où même une troisième espèce voisine encore inconnue.

F. Remarques.

S. corniculum est allié à S. atlanticus et S. cornutus, en ce que le second et le troisième articles antennulaires sont grêles, et le troisième presque aussi long que le premier, mais, par le petasma, l'espèce diffère extrêmement de ces formes et se rapproche dahtare de S. robustus et des autres espèces avec les pédoncules antennulaires épais ; en ayant la partie ciliée du bord externe longue, sur l'exopodite des uropodes, elle est unique parmi les formes atlantiques du groupe I et se rapproche des formes du groupe II. Le Mastigopus est aisément séparé dé toutes les autres larves atlantiques par les yeux, l'exopodite des uropodes, et le troisième maxillipède non allongé, ou épaissi sur sa moitié proximale (comme c'est le cas dans le Groupe IT). L’Acanthosoma se distingue instantanément de toutes les autres formes atlantiques connues par l'absence d’épine dorsale médiane au bord postérieur de la carapace. S. corniculum est, comme ïl a été dit, très semblable à S. seminudus H. J. H. de l’Archipel est-indien ; il est plus grand que ce dernier, mais ne semble en différer que par le petasma, sur lequel par exemple le lobe connectif n’a qu’un simple crochet, au lieu de huit chez S. seminudus, et par le lobe armé, dont l’armature est toute différente (comparer les descriptions et figures de S. seminudus dans le mémoire du S/80G4 (1919).

Quelques remarques peuvent être faites sur la synonymie. Il a été établi par Ortmann (1803) et par moi (1806) que S. laciniatus Krôyer est un synonyme de S. corniculum. D'après le propre examen que j'ai fait de spécimens de S. Jongirosiris Bate du « Mid Atlantic », ils appartiennent à S. corniculum. Mais il est assez curieux que le spécimen décrit et figuré par Ortmann (1893) comme Sergia Henseni Ortm., appartienne évidemment à S. corniculum Kr., et non pas à quelque espèce du groupe II ; Ortmann a aussi rapporté deux spécimens de deux autres espèces, S. pectinatus et S. sargassi Ortm., à Sergia Henseni Sund, et, comme en 1896 je n’ai vu que ces deux spécimens, leur fausse détermination m'a induit moi-même en erreur, en ce que je les ai considérés comme S. Henseni et redécrits sous ce nom. Il est encore impossible de décider si tous les spécimens, provenant de stations variées de l'Océan Indien et rapportés par Alcock (1901) à S. rubroguttatus Wood-Mason appartiennent à S. corniculum Kr., ou en partie à S. seminudus H. J. H.

La figure 36, Pl. vu, représente un spermatophore trouvé dans l'ouverture génitale d'un mâle de la Sin. 3024 ; une description de sa forme est à peine nécessaire.

Espèces du groupe IT.

L'énorme développement des troisièmes maxillipèdes comparés aux pattes thoraciques, et surtout à la troisième paire, est caractéristique pour toutes les espèces de ce groupe, non seulement pour les adultes, mais presque au même degré pour les spécimens immatures, les stades Mastigopus et même le second stade Acanthosoma. Les spécimens adultes de ce groupe ont en outre en commun quatre autres caractères, à savoir les yeux de taille très modérée ou même assez petits, les deux articles antennulaires distaux grêles, leur somme étant en outre beaucoup plus de 1.5 fois aussi longue que le premier article ; le bord externe de l’exopodite des uropodes cilié sur un peu plus ou beaucoup plus de la moitié de sa longueur, et même (en un cas) sur toute sa longueur ; enfin, la seconde pleurobranchie audessus de la troisième paire de pattes est représentée seulement par une lamelle.

Dans l'Atlantique nord six espèces seulement ont été capturées. La faune de ce groupe dans l'Océan Indien et le Pacifique est encore plus imparfaitement connue que celle du groupe I.

Les espèces atlantiques peuvent être divisées en deux tribus naturelles.

x. Dactyle des troisièmes maxillipèdes 5-segmenté. Premières pattes avec le carpe beaucoup plus court que le propodite; pinces des troisièmes pattes absentes ou avec le doigt fixe rudimentaire; cinquièmes pattes avec des soies le long des deux bords sur les deux articles distaux. Petasma avec le processus unciné bien

développé, et le tronc de la partie médiane long et grêle...............,...... Tribu Au Perges es,

2. Dactyle des troisièmes maxillipèdes 4 ou 6-segmenté. Premières pattes avec le carpe presque égal au propodite ; pinces des troisièmes pattes avec les deux doigts bien développés et presque égaux en longueur ; cinquièmes pattes dépourvues de soies sur le bord supérieur de leurs deux articles distaux. Petasma avec le processus unciné presque rudimentaire, et le tronc de la partie

ELA COUT CRTECS AIDE RP eee net duo de moe re LR. eme li ec Tribu B. — th; Le c'es fSerses fes)

La tribu À comprend deux espèces, séparées par deux caractères très visibles :

a). Moitié distale du propodite et dactyle entier des troisièmes maxillipèdes portant sur le bord inférieur une sorte d’organe pectiné, formé par une série très serrée de fines épines subégales en longueur. Le bord externe de l’exopodite des uropodes avec la partie ciliée 4 fois aussi longue que LA FO LE DEPART 79 2 PRE PTE OS OA PE RER RES EC PORT A OS S À BEA S. pectinatus Sund.

b}. Propodite et dactyle des troisièmes maxillipèdes avec de nombreuses épines très inégales sur le bord inférieur, n’ayant pas la plus légère ressemblance avec un organe pectiné. Bord. externe de l’exopodite des uropodes avec la partie ciliée double au plus de la partie glabre......... S. sargassi Ortm.

La tribu B comprend quatre espèces, qui peuvent être distinguées au moyen de la clé suivante :

a. Dactyle des troisièmes maxillipèdes 4-segmenté, et avec une seule épine terminale. Partie proximale du bord externe de l’exopodite des uropodes glabre.

a. Sur l’exopodite des uropodes, 1/6 ou 1/7 seulement du bord externe est glabre. Premier article antennulaire un peu plus long que le troisième.

+ Segment pénultième du dactyle des troisièmes maxillipèdes un peu ou quelque peu plus court que le segment terminal, et avec 3-5, généralement 4 épines sur le bordinférieur.. S. vigilax Stimps. ++ Segment pénultième du dactyle des troisièmes maxillipèdes seulement moitié aussi long, environ, que le segment terminal, avec 2 épines sur le bord inférieur............ S. diapontius Bate.

8. Sur l’exopodite des uropodes, 1/3 environ ou un peu plus du bord externe est glabre. Premier article antennulaire un peu plus court

AUS AÉTMPOISIONE UNI CUT RER RTE SAR à Li SG ELA EEE RASE L S. armaius Kr. b. Dactyle des troisièmes maxillipèdes 6-segmenté, avec deux épines terminales. Le bord externe de l'exopodite des uropodes est cilié dès la base. ....... S. Edwardsi Kr.

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