Sergestes diapontius Bate
1888. Sengestes diapontius, Sp. BATE (1888), p. 399, pl. Lxxn, fig. 3. [Mastigopus âgé].
1888. — penerinkii, Se. BATE (1888), p. 418, pl. Lxxxt, fig. 3. [Jeune Mastigopus]. 1806. — — H. J. Hansen (1896), p. 962 et 965.
1903. — diapontius, H. J. HANsen (19032), p. 62 et 67.
1914. — diapontius, G. IL11G (1914), p. 369, fig. 30.
L'espèce n’a pas été capturée pendant les croisières de Monaco. Mais l’un des cotypes de Krôyer de S. Edwardsi Kr. dans l’Atlantique tropical nord (17° lat. N., 22° long. W.) appartient à cette espèce.
A. Spécimens immatiures.
(PL. x, fig. 42-46)
Le spécimen de Krôüyer cité plus haut est une femelle immature de 18.5", dont le troisième maxillipède mesure 14.5"*. Un mâle avec le petasma pas à demi développé a 16"" de long. |
L'espèce est si voisine de S. vigilax qu'il est presque suffisant de faire ressortir les quelques détails par lesquels ces spécimens immatures peuvent être distingués de ceux de l’autre espèce. Le rostre est beaucoup plus long (fig. 4*) et de forme différente ; il est très oblong-triangulaire avec le bord inférieur droit, le bord supérieur faiblement courbé avant le milieu, tandis que ce bord est plus ou moins faiblement concave sur plus de sa moitié distale. Les troisièmes maxillipèdes diffèrent seulement par le dactyle (fig. 4°); son quatrième segment est deux fois aussi long que le troisième, lequel a seulement deux épines sur son bord inférieur ; dans les deux spécimens le bord inférieur du dactyle a 16 épines, l’épine terminale et très longue non comprise, mais on peut supposer que ce nombre est un peu plus élevé chez les adultes, bien que le troisième segment, très court, ne puisse guère en avoir plus de deux. Méropodites des première et seconde pattes armés comme chez S. vigilax. Exopodite des uropodes (fig. 4°) cinq fois aussi long que large ; la portion glabre occupe chez la femelle un peu plus d’un septième (fig. 4°), chez le mâle un peu plus d’un sixième du bord externe. Le petasma n'est pas à demi développé, mais autant que l’on peut en juger, il doit, chez l'adulte, différer très considérablement de celui de S. vigilax.
B. Mastigopus agé.
(PI. x, fig. 52)
Un spécimen mesure 12.6"", un autre, mutilé, doit avoir au moins 14.57". Assez semblables à S. vigilax, ils en diffèrent par quelques détails.
Le rostre est environ aussi long que chez les spécimens immatures, mais de forme assez différente, en ce que son bord supérieur est en partie visiblement convexe et le bord inférieur assez concave. Les pédoncules oculaires, avec les yeux, sont nettement plus courts que chez S. vigilax, dans le grand spécimen un peu moins de moitié, dans le petit spécimen un peu plus de moitié aussi longs que la carapace avec le rostre, et n’atteignent pas le milieu du troisième article antennulaire ; en outre, les yeux sont distinctement plus petits, en ce que le pédoncule avec l’œ1l est dans le grand spécimen presque, dans le petit spécimen un peu moins de trois fois aussi long que le plus grand diamètre de l’œil. Dans les pédoncules antennulaires, le troisième article est aussi long que le premier. Le dactyle du troisième maxillipède diffère de celui de S. vigilax en ayant le
+ foire quatrième segment presque deux fois aussi long que le troisième ; le second segment possède les deux très longues épines et en outre une tout à fait petite épine sur l'extrémité de son bord inférieur (fig. 5), le premier segment a un plus petit nombre de petites épines que chez S. vigilax. Sur l'abdomen les troisième, quatrième et cinquième somites diffèrent beaucoup du stade correspondant de S. vigilax en ayant des épines dorsales bien développées, celle du quatrième somite mesurant même un tiers du plus grand diamètre de l'œil ; sixième somite avec une très petite épine dorsale. Sur l’exopodite des uropodes la portion glabre occupe presque le septième du bord externe.