‹ CrustacésChapitre 12 sur 53 · ARCUATA · texte numérisé non relu

ARCUATA

(a) PL 8, fig. 3. (&) PL rc, fig. 1, etce (ce) PI. 19, fig. 1; pl. 22, fig. «. (d)/Pl: rx, fig. 2; pl. 12, fig. x, 2, 5, erc. (e) PL xr, fig. rcetrd

ju

LES CRABES proprement dits

(cancer. Fab.) (Planehes 11 et 11 hrs.)

Ont le troisième article des pieds-mâchoires extérieurs échancré où marqué d’un sinus, près de l'extrémité interne et presque carré (*). Les antennes, ne dépassant guère le front, et à articles peu nombreux, sont repliées, glabres ou peu velues. Les mains sont arrondies, et ne présentent point supérieurement d'apparence de crête (”).

Les uns ont l'article radical des antennes extérieures beaucoup plus grands que les suivans, en forme de lame, terminée par une dent saillante et avancée, formant inférieurement le coin interne des cavités oculaires (°). Les fossettes des antennes mitoyennes ou internes sont presque longitudinales (*). Tel est:

Le Crabe poupart ou tourteau (C. pagurus. Lin.) Herbst. IX, 59, dont le test est roussâtre, large, plan, presque lisse en dessus , avec neuf festons à chaque bord latéral , et trois dents au front(e). Ses serres sont grosses , unies , avec les doigts noirs et garnis intérieurement de tubercules mousses. Il acquiert près d’un pied de largeur , et pèse alors jusqu'à cinq livres. Il est commun sur les côtes de France de l’Océan, et moins abondant dans la Méditerranée. Sa chair est estimée.

(a) PL 16, fig. à b ct 2 b, etc, (&) Pl 11, fig, 23 pl. ra es, fig. 1, etc. (ce) PL rr, fig. ra. (d) PI, r1,fig. 14.

(e) PL 1, fig. 1.

FAMILLE DES BRACHYURES. 51

Le docteur Leach (Malac. Brit. , XVII, x) le sépare génériquement des autres crabes.

Dans les autres, les articles inférieurs des antennes sont cylindracés (a) ; le premier, quoiqu’un peu plus grand, ne diffère point des suivans quant à la forme et aux proportions, et ne dépasse point le canthus interne des fossettes oculaires ; celles des antennes intermédiaires s'étendent plutôt dans le sens de la largeur du test, que dans celui de sa longueur. (4)

Il en est parmi eux { C. 11. dentatus, Fab.), dont les doigts ont leur extrémité creusée en manière de cuiller ; ce sont les CZorodies (Clorodius) de M. Leach (c). Plusieurs des espèces , où ils se terminent en pointe, sont remarquables en ce que larqire des bords du test se termine postérieurement par un pli et une saillie débordante, en manière d’angle. Celles dont le front est tridenté , et dont le test n'offre de chaque côté que cette saillie ou dent postérieure, compose son genre Carpilie (Carpilius). Les espèces de cette subdivision (C. corallinus, F.; C. maculatus, ejusd.), présente des marbrures ou des taches rondes couleur de sang (d). Elles habitent plus particulièrement les mers des Indes orientales. Beaucoup de crabes fossiles me paraissent appartenir à cette subdivision.

Les Xanthes (Xantho) du même, et dont quelques-uns (Xantho floridus, Leach, Malac. Brit., XI; — Cancer poressa , Oliv., Zool. adriat., IE, 3(e).) habitent nos côtes, ont leurs antennes insérées dans le canthus interne des cavités oculaires, et non en dehors, comme dans les précédens (/f.

D’autres considérations permettraient d'augmenter le nombre de ces coupes. Mais nous avons dù nous borner à indiquer les principales. Le Crabe vulgaïre de nos côtes, de la première édition de cet ouvrage, a été placé dans celle-ci avec les portunes (P. menade).

(a) PL 11, fig. 2a, etc. () PL 11, fig. 24; pl. 1r bis, 6g. ta, 5 (ce) PL 11, fig. 3. (d) PL 11, fig. 2.

(e) PL 11 bis, fig. 5. (1) PL 11 bis, Gg. 54.

y is

LES PIRIMÈLES

(PIRIMELA. Leach.)

(PL 12, fig. 1.)

Ressemblent tout-àa-fait aux crabes, mais leurs antennes extérieures se prolongent notablement au-delà du front, et leur tige, plus longue que leur pédoncule, se compose d’un grand nombre d'articles. Les fossettes des intermédiaires sont, ainsi que dans le crabe tourteau, plutôt longitudinales que transversales (*).

On n’en connaît qu’une espèce (P. denticulata, Leach., Malac. Brit., VII ,11,1(4).), qu'on trouve dans la Manche et dans la Méditerranée. Peut-être faut-il rapporter à cette espèce de crustacé fossile, décrit par M. Desmarest, sous le nom d’Atelecycle rugueux (Hist. nat. des crust. foss. IX, 9).

LES ATÉLÉCYCLES © (ATELECYCLUS Leach. ).

(PI. 12, fig. 2.)

Ont, ainsi que les pirimeles, les fossettes des antennes in-

(1) Nous avions d’abord placé ce sous-genre, ainsi que le suivant, dans la section des

orhbiculatres.

(a) PL. 10, fig. £a. (#) PL 19, fig. 1.

FAMILLE DES BRACHYURES. 55

termédiaires longitudinales; les antennes latérales allongées , saillantes et composées d’un grand nombre d’articles() ; mais elles sont très velues ainsi que les serres; ces serres sont fortes, avec les mains comprimées. Le troisième article des pieds-mächoires est sensiblement rétréci supérieurement en manière de dent obtuse ou arrondie. Les tarses sont coniques, et les pédicules oculaires sont de grandeur ordinaire. La queue est plus allongée que les crustacées précédens.

On en a décrit deux espèces (1), l’une des côtes d'Angleterre, à forme suborbiculaire, et l’autre(2) de celle de France, tant océaniques que méditerranéennes.

LES THIES

('rHia. Leach.) (PI. 12, fig. 3.)

Se rapprochent des atélécycles, à raison de leurs antennes latérales, de la direction des fossettes logeant les intermédiaires (*}, de la forme du troisième article des pieds-mächoires extérieurs (*), de leur test suborbiculaire (‘); mais leurs yeux ainsi que leurs pédicules sont très petits et à peine sail-

(1) Voyez les Considérations générales sur la classe des crustacés, de M, Desmarest ,

p. 88 et 89.

(@WPl 12 Re, 20. (&) PI, 12, fig. 2.

(c) PL. 12, fig. 3 c. (d) PL r2, fig. 54. (e) PI. 12, fig. 3.

lans. Leurs tarses sont tres comprimés et subelliptiques (*). Le front est arqué, arrondi, sans dentelures prononcées. L'espace pectoral compris entre les pieds est très étroit et de la même largeur partout (”). Les serres sont proportionnellement bien moins fortes. Le test est uni, et sous quelques autres rapports ces crustacés avoisinent les leucostes et les coristes.

L'espèce prototype (1), dont on ignorait la patrie, a été découverte par M. Milne Edwards , dans le sable des bords de la Méditerranée, près de Naples. M. Risso (Journ. de Phys. , 1822, p. 251) en a décrit une autre qu’il a dédiée à M. de Blainville, et qu’il a trouvée dans la rivière de Nice.

LES MURSIES ,

(mursia. Leach.) ()

(Pl'15, 08° 7.)

Dont on ne connaît encore qu’une seule espèce, et qui est propre à cette partie de l'Océan qui environne l'extrémité méridionale de l'Afrique. Elle avoisine les matutes et plusieurs portunes, à raison d’une longue épine dont chaque côté du test est armé postérieurement (*); elle se rapproche aussi des

(1) Thia polita, Leach, Zool, Miscel., parce qu'on peut facilement la confondre cur (ce). avec celle de rursia, autre sous-genre de (2) Dénomination qu'il faudrait changer, crustacés. (a) PL 12, fig. 3 d, | (è) PL 12, fig. 5e.

(c) Pl:227 fig. 3. (d) PL 13, fig. 1.

FAMILLE DES BRACHYURES. 55

crabes proprement dits, pour la forme du test et des piedsmâchoires extérieurs, avec cette différence que leur troisième article est en forme de carré allongé, rétréci et tronqué obliquement à son extrémité supérieure (*); mais, ainsi que dans les calappes et les hépates , les mains sont très comprimées supérieurement , avec une tranche aiguë et dentée, en manière de crête. (1)

LES HÉPATES

(Heparus. Latr.)

(PI, 13, fig. 2.)

Ont, quant à la forme évasée de leur test (*), la brièveté de leurs antennes latérales (*), une grande affinité avec les crabes proprement dits, et se rapprochent des mursies et des calappes, à raison de leurs mains comprimées et terminées supérieurement en manière de crête ; mais le troisième article de leurs pieds-mächoires extérieurs est en forme de triangle allongé, étroit et pointu, sans échancrure apparente (*), caractère que l’on observe aussi dans les matutes et les leucosies.

L'espèce (2) qui a servi de type à l'établissement de cette coupe (e) a

(1) Desmar., Consid., 1x, 3. Cancer princeps, Bose, ; Herbst, XxxvIr, 2. 2) Hepatus fasciatus, Latr.; Desmar., Voyez aussi son cancer armadillus, vi, 42 P ; Consid., 1x, 2; Calappa angustata, Fab.; et 43. (a) PL 13, fig. 1 a. (8) PL. 13, fig. 2 (c) PI. 13, fig. 2a et 2 b.

(d) PL 13, fig. 2h. (e) PL 13, fig. r.

# s re ‘

été confondue avec les calappes par Fabricius. Elle est de la grandeur. d’un crabe tourteau de moyenne taille. Son test est jaunâtre, ponctué de rouge, avec les bords finement et inégalement crénelés. Les yeux sont petits et rapprochés. Les pieds sont entrecoupés de bandes rouges. Quoique la queue des mâles nait que cinq segmens complets, on découvre néanmoins très distinctement , sur les côtés, les traces des deux autres. Cette espèce est commune aux Antilles.

Une troisième section , celle des QUADRILATÈRES ( QUA- DRILATERA ), à le test presque carré (*) ou en cœur (”),avec le front généralement prolongé, infléchi ou très incliné, et formant une sorte de chaperon (‘. La queue des deux sexes est de sept segmens, distincts dans toute leur largeur (. Les antennes sont généralement fort courtes. Les yeux de la plupart sont portés sur de longs pédicules ou gros. Plusieurs vivent habituellement à terre, dans des trous qu'ils se pratiquent; d’autres fréquentent

les eaux douces. Leur course est très rapide. (1)

Une première division comprendra ceux dans lesquels Île quatrième article des pieds-mächoires extérieurs est inséré à l'extrémité supérieure interne de l’article précédent , soit sur une saillie courte et tronquée, soit dans un sinus du bord in-

(x) Je les considère, sous le rapport des tres décapodes, et comme devant être placés habitudes et de quelques caractères d’orga- à l’une des extrémités de cet ordre. nisation, comme s’éloignant le plus des au-

(a) PL 16, fig. 1,2,; pl. 17, ete. (b) PI. 0, fig. 13 pl. 21, fig r. (e) PL 17, fig. ra; pl. 20, fig. ta; pl. 22, fig. ra, etc. (d) PI. 19, fig. 1.

FAMILLE DES BRACHYURES. 57

terne (*). Ce sont ceux qui se rapprochent le plus des crabes propres.

Les uns ont un test tantôt presque carré ou trapézoide , mais point transversal ("), tantôt presque en forme de cœur tronqué (°). Les pédicules oculaires sont courts et insérés soit pres des angles latéraux et antérieurs du test, soit plus inté-

rieurs, mais toujours à une distance assez grande du milieu du front : Ici viennent :

LES EÉRIPHIES

(ERIPHIA. Latr.) (PL 14, fig. 1.)

Qui ont les antennes latérales insérées entre les cavités oculaires et les antennes médianes(*); le test presque en forme de cœur, tronqué postérieurement, et les yeux éloignés de ses angles antérieurs.

Nos côtes en fournissent une espèce ( Cancer spinifrons, Fabr.; Herbst. XI, 65 ; Desmar., Cons., XIV, 1) (e), qui est le pagurus d’Aldrovande, Les côtés de son test ont chacun cinq dents, dont la seconde et la troisième bifides. Le front et les serres sont épineux. Les doigts sont

noirs.

(a) PI 14, fig. 1 D; pl. 15, fig. 14. (2) PL. 14, fig. 2 (ce) PL. 14, fig. r et pl. 15, fig, r. (d) PL 14, fige ra.

(e) PL 14, fig. 1

GRUSTACÉS, È

LES TRAPÉSIES.

(rRAPEZIA. Latr.) (PL 14, fig. 2.)

Semblables aux ériphies par l'insertion des antennes latérales, mais dont le test est presque carré, déprimé , uni, avec les yeux situés à ses angles antérieurs, et les serres très grandes, comparativement aux autres pieds.

Toutes les espèces (1) sont exotiques et des mers orientales.

LES PILÜMNES , (pizumnus. Leach.)

(Planche 14, fig. 3.)

Différens des deux sous-genres précédens à raison de leurs antennes latérales insérées à l'extrémité interne des cavités oculaires, au-dessous de la naissance des pédicules des yeux (*). Ils sont plus rapprochés, quant à la forme du test,

(x) Cancer cymodoce, Herbst, cr, 5 ; ticle Trapézie de l'Encyclopédie méthodi- C. rufo-punctatus, ejusd., xevrr, 6; -— que.

Page 1