‹ CrustacésChapitre 11 sur 53 · var · texte numérisé non relu

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(a) PL 7, fig. x p.

(e) Pts, fig, 1

frent que des dents ordinaires. Le troisième article des pieds- LE

M. Peroni, 1b, tab. ead., 1-2. Peut- | être faut-il rapporter à ce genre ou à celui de mursie de M. Leach, l’espèce fossile que M. Desmarest nomme portune d’Hé-

ricart, Hist, nat. des crust, foss., v. 5.

(2) PL, fig. 1 a.

(d) PL 5, fig. 1.

FAMILLE DES BRACHYURES. A5

mâchoires extérieurs est obtus et échancré(®. Les yeux sont beaucoup plus épais que leurs pédicules et globuleux.

. On n’en connait encore qu’une seule espèce (1), qui a été trouvée sur la côte de Devonshire, et que M. d'Orbigny, correspondant du Muséum d'histoire naturelle, a aussi observée sur nos côtes maritimes des départemens de l’ouest. (2)

Dans les nageurs suivans (, les deux pieds postérieurs sont seuls en nageoire. (3)

On peut d’abord en détacher ceux dont le test est presque ovoide , rétréci et tronqué transversalement en devant; dont la queue offre distinctement dans les màles ( seuls individus connus ) sept segmens. Tels sont :

LES ORITHYES.

(ORITHYIA. Fab.)

( Planche 8, fig. 1.)

La seule espèce connue (O0. mamillaris, Fab., cancer bimaculatus, Herbst., XVIIT, 101) se trouve dans les mers de la Chine, ou du moins fait partie des collections d'insectes que ses habitans vendent aux Européens. Les pédicules oculaires sont proportionnellement plus lo9SS que ceux des étrilles ou portunes.

(x) Polybius Henslowit, Leach, Malac, primés, presque en nageoire, et pourraien rit, 1x, B. (D) venir après les polybies.

(2) Les portumnes du docteur Leach (3) Toujours plus large et plus ovale que ont les tarses des pieds intermédiaires com-— les tarses précédens. (a) PL 8, fig. 2 &. (Bb) PI. 8, fig. 2. (c) PI. 8, fig. t;ml09;pl.? Fr ù rh M, Re :

ES

Le test des derniers nageurs est notablement plus large en devant que postérieurement, en forme de segment de cercle, rétréci vers la queue et tronqué(®, ou bien soit en trapèze ©), soit presque en cœur (©. Son plus grand diamètre transversal surpasse généralement le diamètre opposé.La queue des mâles ne présente que cinq segmens, au lieu de sept, nombre de ceux de la femelle, et qui est généralement propre à la queue des décapodes ; le troisième et les deux suivans se soudent et se confondent où n’en forment qu'un; cependant on en découvre souvent les traces, du moins sur les côtés.

Nous séparons d'abord ceux dont les yeux sont portés sur des pédicules grèles et longs, partant du milieu du bord antérieur du test, se prolongeant jusqu’à ses angles latéraux , et se logeant dans une rainure pratiquée sur le bord (?.

Tels sont :

LES PODOPHTHALMES.

(PODOPHTHALMUS. Lam.)

(Planche 9, fig. 1.)

Le test est en forme de trapèze transversal, plus large et droit en devant, avec une dent longue, en forme d’épine, derrière les cavités oculaires. Les serres sont allongées, épineuses et semblables à celles de la plupart des espèces. du genre Lupa du docteur Leach.

(a) PL 10, Ne 12, à; (à) PE 9, fig. 1.

(c) PL 8, fig. 3. (d) PL. 9, fig. retra.

FAMILLE DES BRACHYURES. 35

La seule espèce vivante connue (1) habite les côtes de l'Ile-de-France et celles des mers voisines.

Le riche cabinet d’un naturaliste des plus versés dans la connaissance des coquilles fossiles, M. Defrance, offre le moule intérieur dun podophthalme fossile, auquel M. Desmarest a donné le nom de ce savant. (2)

Les pédicules oculaires des autres crustacés de cette section sont courts, n’occupent qu’une tres petite portion du diamètre transversal du test, se logent dans des cavités ovales”, et ressemblent en général à ceux des crabes ordinaires, avec lesquels ces crustacés nageurs se lient presque insensible-

ment.

Ces crustacés peuvent être réunis en un seul sous-genre, celui :

D'ÉTRILLE ou PORTUNE.

(PORTUNUS. Fab.)

(Planche 9, fig. 2, et pl. 10, fig. 1, 2, 5.)

Quelques espèces (3) propres aux mers des Indes orientales, telles que V’Admete d'Herbst. (LVII, 1.) (c), se distinguent de toutes les suivantes par

(1) Podophthalmus spinosus, Latr., (2) Hist. nat. des crust. fossil.. v, 6, Gener, crust, et insect., I; 1, et 11, 1; 7, 8. Leach, Rool. Miscel, cxrvit ; portunus (3) Genre THaramne, thalamia Lat.

vigil, Fab, (4)

a) PI, 10, fig. ta. (b) PL 0, fig. 1. (c) PI. 9, fig. 2.

leur test en forme de quadrilatère transversal, rétréci postérieurement, et dont les cavités oculaires occupent les angles latéraux antérieurs ; les yeux sont ainsi distans Pun de Pautre, par un intervalle égalant presque la plus grande largeur du test. L'insertion des antennes latérales est très éloignée de ces cavités.

D’autres espèces , dont le test est en forme de segment de cercle, tronqué postérieurement et plus large dans son milieu, sont remarquables par la longueur de leurs serres , qui est double au moins de celle du test. Ses côtés offrent chacun neufdents, dont la postérieure beaucoup plus grande, en forme d’épine. La queue des mâles est souvent très différente de celle de leurs femelles. Ces portunes composent le genre Lupée (Lupa) du docteur Leach (4), et sont, pour la plupart , assez grands et exotiques. La Méditerranée nous en offre une espèce. (1)

Une troisième division se composera d'espèces analogues aux dernières pour la forme du test, mais dont les dents latérales, au nombre de cinq communément, sont presque égales, ou dont la postérieure au moins diffère peu des précédentes ; la longueur des serres excède peu celle du LesL. (b)

Celles qui ont de six à neuf dents de chaque côté, sont toutes exotiques. Le Portune de Tranquebar (P. tranquebaricus, Fab., Herbst., Canc., XAXVIIT, 3), est la seule connue, ayant neuf dents et toutes égales à chaque bord latéral. Elle est grande et sa chair est estimée. Nous soupçonnons que le portune Leucodonte, de M. Desmarest (Hist. nat. des

(1) Portunus Dufourü, Latr., nouv. Dict. C. forceps ejusd., Lv, 4, Leach., Zool. d’hist. nat. 2° édit. Cette espèce, figurée Misc., Liv; dans le Dictionnaire classique d'histoire C. Sanguinolentus, Herbst. var, 56. naturelle, se rapproche beaucoup du Can- 59; (c) cer hastatus de Linnæus, qu'il dit se Ejusd., €. cedonulli, xxxix et retitrouver dans la mer Adriatique. culatus , 1;

Rapportez à la mème division les espe- Ejusd., C. hastatus, 2, 7, ces suivantes : C. menestho, ibid. 3 ;

Cancer pelagicus, Herbst., Lvnr, 55; C. ponticus, ibid, 5.

(a) PL 10, fig. 1. (HP T0; 8: (c) PL 10, fig. 1.

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crust. foss., VI.1.—3) est la même, en état fossile ; il nous vient aussi des Indes.

Les espèces suivantes, toutes des mers d'Europe (1), ont cinq dents à chaque bord latéral de la carapace.

L'ÉTRILLE COMMUNE (Cancer puber. L.). Penn. Zool. Brit. IV, 1v, 8 ; Herbst. VIL. 59. Leach. Malac. Brit. vr,

(Planche 10, fig. 2.)

Est couverte d’un duvet jaunâtre, avec huit petites dents entre les yeux, dont les deux mitoyennes plus longues, obtuses et divergentes ; les serres sillonnés, armées d’une dent forte et dentée, au côté interne

du carpe, et d’une autre sur Particle suivant ou la main ; les doigts sont noirâtres.

Cette espèce porte communément le nom «d’efrèlle, et sa chair est très délicate.

La PETITE ÉTRILLE (Cancer corrugatus, Penn. Zool. Brit. IV. pl. v. 9. Leach. Malac. Brit. VIL 1,2).

A le test tout ridé, garni d’un duvet jaunâtre, avec trois dents égales, presque en forme de lobes , au front. Les trois dents postérieures des bords latéraux sont très aiguës , en forme d’épines.

(x) Foyez, pour les espèces de la Mé- costraca podophthalmia Britanniæe. M. Desditerranée, les ouvrages de Pétagna, de marest a tres bien développé la méthode Risso , d’Olivi; pour celles de nos côtes de cet auteur , dans ses Considérations géoccidentales et des mers de la Grande- nérales sur les crustacés , livre qui sera Bretagne , le Catalogue méthodique des très utile à ceux qui s'occupent de l'étude crustacés du département de Calvados, de de ces animaux. Voyez aussi notre article M. de Brébisson , et surtout l'excellent ou- Portune de l'Encyclopédie méthodique.

vrage du docteur Leach, intitulé Aala-

CS

Le P. MÉNADE ou LE CRABE COMMUN DE NOS COTES ( C. mænus Lin. Fab.).

(Planche 70, fig. 3)

Et qu’on appelle vulgairement crabe enrage, me parait appartenir plutôt aux portunes qu'aux crabes proprement dits ; seulement les nageoires postérieures sont plus étroites. Tel a été le premier sentiment du docteur Leach, qui en a fait ensuite un genre particulier, sous le nom de carcin (Carcinus, Malacost. Brit., XIT, tab. v). Il à aussi cinq dents de chaque côté, et pareil nombre au front, les oculaires internes comprises. Le dessus du test est glabre , finement chagriné, avec des lignes enfoncées, profondes. Les tarses sont striés ; la tranche supérieure des mains est comprimée en manière d’arête arrondie, terminée par une petite dent; on en voit une autre, mais plus forte, au côté interne de l’article précédent ; les doigts sont striés, presque également dentés , avec le bout noirâtre.

On trouve dans le calcaire marneux du Monte-Bolca , un crustacé fossile qui, selon M. Desmarest (Hist. nat. des crust. foss., pag. 125), a de grands rapports avec cette espèce.

Dans le portune de Rondelet de M. Risso, le front est sans dents. Celui qu’il nomme Zongipes présente le même caractère, mais ses pieds sont proportionnellement plus longs que ceux des autres espèces analogues.

Nous formerons une quatrième division avec le sous-genre

PLATYONIQUE

(PLATYONICHUS.) (Planche 8, fig.5 )

Dont la dénomination à remplacé celle de gertumne (portumnus) de M. Leach, trop rapproché du mot portune, déjà employé. Ici le test est

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aussi long au moins que large, presque en forme de cœur. Tous les tarses

des pieds, les serres exceptées, se terminent par une petite lame semielliptique , allongée et pointue; l'index est très comprimé.

Cette division ne comprend encore qu’une espèce (a), qui est le cancer latipes de Plancus (De conchis minus notis, II, 7, B. C.), et qui a été figurée aussi par Leach (Malac. Brit. , IV). Le front offre trois dents, et chaque bord latéral du test cinq (Voyez l’article Platyonique de V'Encyclopédie méthodique).

Des crabes nageurs nous passons à ceux dont tous les pieds se terminent en pointe, ou par un tarse conique (°), quelquefois comprimé (*), mais ne formant point de nageoire proprement dite. Ceux d’entre eux dont le test est évasé, coupé par devant en arc de cercle, rétréci et tronqué en arriere(‘), dont les serres sont identiques dans les deux sexes, où la queue (‘) offre le même nombre de segmens que celle des portunes, et qui, à l'exception des tarses, leur ressemblent presque entièrement, composeront notre seconde section, celle des ARqUÉS

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