LES GÉBIES
(GEBIA. Leach.) (PL 40, fig. 1.)
Avoisinent les sous-genres précédens, en ce que les deux pieds antérieurs sont seuls didactyles. Les feuillets des nageoires latérales du bout de la queue vont en s'élargissant de la base à leur extrémité, et ont des arêtes longitudinales (*). La pièce intermédiaire ou le dernier segment de laiqueue est
presque carré. (1)
(1) Thalassina littoralis, Risso, Crust., XXXT, 1-09. Voy. Desm., Consid., pag. ox, 2 (d). 203, 204.
Gebia stellata, Leach, Malac. Brit.,
(a) PL. 48, fig. 19, 2/3; pl. 40, fig. rf. (b) PL, 48, fig. 13 pl. 49, fig. 1.
pb?
(ce) PL 49, fig. 17. (d) PL %9. fig. 2.
LES THALASSINES
(THALASSINA. Latr.)
Ont les quatre pieds antérieurs terminés par deux doigts, les feuillets des nageoires latérales du bout de la queue étroits, et allongés, sans arètes("); et le dernier segment de cette queue, ou la pièce intermédiaire, en triangle allongé (1).
Tantôt les quatre pieds antérieurs, ou les deux premiers et l'un des seconds (2) sont terminés par deux doigts allongés, formant parfaitement la pince ().
Les deux serres antérieures sont plus grandes; les feuillets latéraux de la nageoire terminant la queue sont en forme de triangle renversé ou plus larges au bord postérieur; l’intermédiaire au contraire se rétrécit de la base au bout, et va en
pointe (°).
(x) Thalassina scorpionides, Latr., de la seconde paire semble être monodac- Herbst, Cancer anomalus ; xxx ; Leach , tyle, et l’avant-dernier article est dilaté en Zool. misc.,cxxx ; Desmar., Consid. xxxvr. manière de palette.
(2) Dans les calianasses, la serre gauche
(a) PL 48, fig. 18. (8) PL 48, fig. 2 et 5. (ce) PI. 48, fig. 27.
130 CRUSTACES DECAPODES.
LES CALLIANASSES
(cALLIANASSA. Leach.) (PL. 48, fig. 3.)
Ont les serres tres inégales, tant pour la forme que pour les proportions; le carpe de la plus grande des deux antérieures est transversal et forme avec la pince un corps commun; le méme article de l’autre serre est allongé; les deux pieds postérieurs sont presque didactyles. Le feuillet extérieur des nageoires latérales du bout de la queue est plus grand que l'interne, avec une arète; celui-ci est uni.
Les pédicules oculaires sont en forme d’écaille, et la cornée est située près du milieu de leur bord extérieur (*). Les filets des antennes mitoyennes ne sont guere plus longs que leur pédoncule.
La seule espèce connue, la Callianasse souterraine (Callianassa subterranea , Leach., Malac Brit., XXXIT) (2), se trouve sur nos côtes el celles d'Angleterre.
LES AXIES (axius. Leach.) (PL. 48, fig. 2)
En différent par leurs serres, qui sont presque égales, et dont le carpe ne fait point partie de la pince; les pieds postérieurs
{e Jeux is. 3e ns Ï è (a) PE 48, fig. 3 4. (b) PL. 48, fig 5
sont semblables aux précédens. Les feuillets des nageoires latérales sont presque de la même grandeur et ont chacune une * arête longitudinale. Les filets des antennes mitoyennes sont évi-
demment plus longs que leur pédoncule.
L’Axie stirhynque (Axius stirhynchus, Leach., Malac. Brit XXXIII) (a) se trouve sur les côtes d'Angleterre et sur celles de nos départemens maritimes de l’ouest , où elle à été observée par M. d'Orbigny père, correspondant du Muséum d'histoire naturelle.
Notre seconde et dernière subdivision nous offre des crustacés dont les six pieds antérieurs forment autant de serres, terminées en pince parfaitement didactyle (”), caractère qui les distingue de tousles décapodes précédens, et qui les rapproche des premiers de la section suivante; mais ici les serres de la troisième paire sont les plus grandes, au lieu que là ce sont les deux premières,etque leur épaisseur est d’ailleurs beaucoup plus considérable. Le pédoncule des antennes latérales est accompagné d’une écaille ou d'épines ("). Le feuillet extérieur des nageoires latérales du bout de la queue (est, dans toutes les espèces vivantes, comme partagé en deux par une suture transverse (1 ).
LES ÉRYONS
(ERYON. Deésmarest.)
(PI. 45, fig. 4.)
Ont tous les feuillets de la nageoire caudale rétrécis à leur
extrémité et terminés en pointe; l'extérieur ne présente aucune
ps
(1) Ce caractère est commun à la section lui, partager les macroures, hormis les schisuivante, de manière qu’on pourrait, d’après zopodes, en deux grandes divisions. (a) PL 48, fig. 2. (b) PL. 49, fig. 2, 3.
(e) PL 40, fig. 24, a. (d) PI. 49, fig. 2, 3.
suture transverse. Les deux filets des antennes mitoyennes sont fort courts et guère plus longs que leur pédoncule. Les côtés du test ont des entailles profondes.
Les pinces des deux serres antérieures sont étroites et allongées.
Ce sous-genre a été établi par M. Desmarest sur une espece fossile (Eryon de Cuvier, Mist. nat. des crust. foss., X, 4; Consid., XXXIV, 3), trouvée dans une pierre calcaire lithographique de Pappenheim et d’Aichtedt, dans le margraviat
d’Anspach.
LES ÉCREVISSES (asracus. Gronov., Fab.)
(PI. 49, fig21ettoi)
Ont les feuillets des nageoires latérales du bout de la queue élargis et arrondis à leur extrémité; l'extérieur est divisé transversalement en deux par une suture transverse; Fextrémité postérieure de celui du milieu est obtuse ou arrondie. Les deux filets des antennes mitoyennes sont notablement plus longs que leur pédoncule. Les côtés du test ne sont point incisés.
Dans les unes et toutes marines, le dernier segment de la queue où celui qui occupe le milieu de la nageoiïre terminale, n'offre point de suture transverse.
Celles dont les antennes latérales ont une grande écaille sur leur pédoncule, dont les yeux sont très gros , en forme de rein (a), et dont les pinces
(a) PL 49, fig. 3a.
des deux serres antérieures sont étroites, allongées, prismatiques, égales (a), forment le genre NEPHROPS (WNephrops) de M. Leach. Il a pour type l'écrevisse de Norwège (Cancer norwegicus, Lin.; de Géer., Insect., VIE, XXI; Herbst., XXVI; 3, Leach., Malac. Brit. XXXVI) (4). Les deux serres antérieures ont des épines et des arètes dentées ; le dessus de la queue est sculpté. On la trouve dans les mers du nord de l’Europe et dans la Méditerranée,
Celles dont le pédoncule des antennes latérales n'offre simplement que deux courtes saïllies , en forme de dents ou d’épines, dont les yeux ne sont ni très gros ni réniformes, et qui ont les pinces plus où moins ovales, com-
poseni, avec les espèces d’eau douce, le genre 4stacus proprement dit du même naturaliste,
L’Ecrevisse homard (Cancer gammarus, Lin.). Astacus marinus, Fab.; Herbst., XXV ; Penn., Brit. zool., V, x, 21. La pointe en forme de bec de l'extrémité antérieure du test, a trois dents de chaque côté, et une autre double à sa base. Les serres antérieures sont inégales, très grandes ; la pince la plus grande est ovale, avec de grosses dents molaires ; l’autre est plus allongée , avec de petites dents nombreuses. Les individus les plus âgés ont quelquefois plus d’un demi-mètre de long. Sa chair est très estimée. Elle se trouve dans l'Océan européen , dans la Méditerranée, et même sur les côtes orientales de l'Amérique septentrionale. Son organisation intérieure a été étudiée avec soin par MM Victor Audouin et Milne Edwards
Dans les espèces d’eau douce qui, par les antennes, les yeux et la forme des serres, ressemblent d’ailleurs à la précédente, le dernier segment de la queue , ou le mitoyen de sa nageoire terminale est coupé transversalement en deux par une suture. M
L’Ecrevisse commune (Cancer astacus, Lin.) Rœæs., Insect., IIL, LIV — VII (c), a ses pinces antérieures chagrinées et finement dentelées au bord interne des mordans. Le museau a une dent de chaque côté, et deux à sa base ; les bords latéraux des segmens de la queue forment un angle aigu. Des circonstances accidentelles font varier sa couleur , qui est ordinairement d’un brun verdâtre.
Cette espèce, qui se trouve dans les eaux douces de l’Europe, à été plus particulièrement étudiée , tant sous le rapport de l’anatomie , que
(a) DL 49, fig. 3. (&) PL 49, fig. 5. c) PL 49, fig. 2.
sous ceux des habitudes et de la faculté qu'ont les crustacés de régénérer leurs antennes et leurs pattes , lorsqu'ils les ont perdus ou qu’elles ont été mutilées. L’estomac renferme , lorsqu’elle est sur le point de muer, deux concrétions pierreuses, dont la médecine faisait anciennement usage comme absorbans , et qu’on a remplacées par le carbonate de magnésie. Elle se tient sous les pierres ou dans les trous , et n’en sort que pour chercher sa nourriture, qui consiste en petits mollusques, en pe- Lits poissons , en larves d'insectes. Elle se nourrit aussi de chairs corrompues , de cadavres de quadrupèdes, flottant dans l’eau , et dont on se sert comme d’appâts, en les plaçant au milieu de fagots d’épines, ou dans des filets. On les saisit aussi dans leurs trous, ou on les pêche au flambeau. Sa mue a lieu à la fin du printemps. Deux mois après l’accouplement, qui s'opère ventre contre ventre, la femelle fait sa ponte. Ses œufs , d'abord rassemblés en tas, et collés, au moyen d’une liqueur visqueuse, aux fausses pattes, sont d’un rouge brun, et ils grossissent avant que d’éclore. Les jeunes écrevisses , très molles au moment de leur naissance, et tout-à-fait semblables à leurs mères, se réfugient sous leur queue , et y restent pendant plusieurs jours , et jusqu’à ce que les parties de leur corps soient raffermies.
La durée de la vie de nos écrevisses s'étend au-delà de vingt années, et leur taille s’accroit à proportion. On préfère celles qui vivent habituellement dans les eaux vives et courantes. On trouve sur leurs branchies une annelide parasite, observée , depuis long-temps par Rœæsel, mais qu'on ne connaissait qu'imparfaitement avant les recherches de M. Odier (1).
Les eaux douces de l'Amérique septentrionale nous offrent une avtre espèce , l’écrevisse de Barton , et dont M. Bosc nous a donné une figure
(Hist. nat. des crust., II, x1 ,1) Une autre , du même pays habite les rivières, et leur nuit beaucoup, au témoignage de M. Le Comte, lun des meilleurs naturalistes des Etats-Unis.
Dans la cinquième section, celle des saL1coQuEs ( Carides), les antennes mitoyennes sont supérieures ou insérées au-dessus des latérales (*); le pédoncule de celles-ci est entièrement recouvert par une grande écaille (”).
(1) Foyez son Mémoire sur le bran- du premier tome des Mémoires de la Société chiobdelle , inséré dans la première partie d'histoire naturelle de Paris, pag. 69 et suiv.
\ fe ë à (a) PI. 50, fig. 1,2, ete. D) PI, 51, fig. 1, 2, ete. ) 5
Leur corps est arqué, comme bossu et d’une consistance moins solide que celui des crustacés précédens. Le front se : prolonge toujours en avant, en pointe, et le plus souvent en maniere de bec ou de lame pointue, comprimée et dentée sur ses deux bords. Les antennes sont toujours avancées; les latérales sont ordinairement fort longues et en forme de soie très déliée; les intermédiaires d’un très grand nombre se terminent par trois filets. Les yeux sont très rapprochés. Les piedsmächoires extérieurs, plus étroits et plus allongés que de coutume , ressemblent à des palpes ou à des antennes (*). Les mandibules de la plupart sont rétrécies et arquées à leur extrémité (*). L'une des deux premieres paires de pieds est souvent pliée sur elle-même ou doublée. Les segmens de la queue sont dilatés ou élargis latéralement. Le feuillet extérieur de sa nageoire terminale est toujours divisée en deux par une suture (*), caractere que l’on n’observe que dans les derniers crustacés de la section précédente; la pièce impaire du milieu ou le septième et dernier segment, est allongée, rétrécie vers le bout, et offre, en dessus, des rangées de petites épines. Les fausses pattes, au nombre de cinq paires, sont allongées et ordinairement foliacées. (*)
On fait une grande consommation de ces crustacés dans toutes,les parties du monde. On en sale méme quelques especes, afin de les conserver.
Les uns ont les trois premieres paires de pieds en forme de serre didactyle, et dont la longueur augmente progressi-
vement, de sorte que la troisième paire est la plus longue (*).
(a) PL 50, fig. 1e, 2e, etc. (&) PL 50, fig. r bd; pl. 5x, fig. 14, ete, (ce) PI. 5r, fig. 4e. (d, PL 50, fig. 1; pl. 51, fig. 4 d, etc.
(e) PS0; fig. 5, 2.
Tels sont :
LES PÉNÉES,
(PENÆUS. Fab.) à (PL. 50, fig. 1.)
Dont aucun article des pieds ne présente de division annulaire.
Leurs palpes mandibules sont relevés et foliacés (*). On voit un petit appendice en forme de lame elliptique à la base des pieds (*), caractère qui semble rapprocher ces crustacés des Pasiphaés, dernier sous-genre de cette section, et de ceux de la suivante.
Quelques espèces, et toutes indigènes, forment, à raison de la brieveté des deux filets de leurs antennes intermédiaires (*), une première division. Elle comprend les suivantes.
Le Penee caramote (Palæmon sulcatus, Oliv., Encyclop.; Caramote, Rond., Hist. nat. des poiss., liv. XvIIT, chap. 7) (d) est long de neuf pouces. Sur le milieu du thorax est une carène longitudinale , bifurquée à sa base, terminée par un bec avancé, comprimé, ayant onze dents à sa tranche supérieure et une à l’inférieure ; on voit de chaque côté de la carène un sillon longitudinal.
Cette espèce est très commune dans la Méditerranée et l’objet d’un grand commerce. On la sale pour la transporter dans le Levant. Le Penee à trois sillons de M. Leach (Malac. Brit. , XLIT), et qui se trouve sur
(a) PL 50, fig. 14. 18) LP: #50, 06PT, ture (e) PI. 50, fig. 14. (d) PI. 5o, fig. 1.
les côtes d'Angleterre, n’est peut-être qu'une variété locale du précé- : F . : 0 dent. Son thorax a trois sillons et le bec a deux dents en dessous. Dans
le Penee d'Orbigny (Lat., Nouv. dict, d'hist, nat. 2* édit. article Penec), la carène n’est point sillonnée.
D’autres pénées ont les antennes intermédiaires terminées par de longs filets ; ce sont celles de notre seconde division. Nous y rapportons
Le Penve monodon (Penœus monodon, Fab.; Squilla indica, Bont., Hist. nat., p. 81) des mers des Indes. Deux espèces de la Méditerranée (P. an-
tennatus, Riss., Crust., Il, 6; — P. mars., ejusd., I, 5) paraissent aussi en faire partie.
LES STENOPES
(STENOPUS. Lat.)
Se distinguent des pénées par les divisions transverses et annulaires des deux avant-derniers articles des quatre pieds postérieurs.
Tout le corps est mou. Les antennes et les pieds sont longs et greles; ceux de la troisieme paire sont plus larges.
Nous n'en connaissons qu’une seule espèce, rapportée des mers australastennes par Peron et M. Lesueur. Olivier l'a conservée dans le genre palémon (Cancer setiferus, Lin. ; P. hispidus, Oliv., Encycl.; et all. d’hist. nat., CCCXIX, 2; Seb , Mus., IIT, xx1, 6, 7; Herbst., XXXL, 3) (a), où je l’avais d'abord placée.
Les autres salicoques, dont plusieurs ont les antennes in-
termédiaires terminées par trois filets, n'offrent au plus que deux paires de serres didactyles, formées par les quatre pieds antérieurs. (")
Un sous-genre, établi sur une seule espèce propre à PAmé-
rique septentrionale, celui
D'ATYE.
(aTya. Leach.)
S'éloigne de tous les crustacés analogues, par un caractere anomal. La pince terminant les quatre serres est fendue Jusqu’à sa base, ou semble être composée de deux doigts en forme de lanières, réunis à leur origine (”); l’article qui précède est en forme de croissant; la seconde paire est la plus grande. Les antennes mitoyennes (‘°) n’ont que deux filets. (1) |
Dans tous les sous-genres suivans, les doigts des pinces ne prennent naissance qu’à une certaine distance de l’origine de l’'avant-dernier article ou de celui qui est en forme de main, et le corps ou l’article qui la précède n’est point lunulé.
Maintenant viendront d’abord les salicoques, dont les pieds
(1) Atya scabra, Leach, Zool, mise, , exxxi (d).
(a) PL 52, fig. 2, 4; pl. 53, fig. 1, 2, 3, 4. (&) PL 51, fig. 4 ce. (c) PI. 51, fig. 4 a. (d) PL 5c, fig. 4.
sont généralement robustes et point en forme de fil, et sans appendice à leur base extérieure, Leur corps n'est jamais très mol, ni très allongé.
Parmi ces sous-genres, à pieds sans appendice, les trois suivans nous présentent encore, sous le rapport des serres, des formes insolites.
Dans celui
DES CRANGONS.
(CRANGON. Fab.) (BIS, fige r, 2, 3.)
Les deux serres antérieures, plus grandes que les pieds suivans, n'ont qu'une dent à la place de l'index ou du doigt fixe, et celui qui est mobile est en forme de crochet et fléchi. (°
Les antennes supérieures ou mitoyennes n'ont que deux filets. Les seconds pieds sont repliés, plus ou moins distinctement bifides ou didactyles à leur extrémité("); aucun de leurs articles n’est annelé. Le bec antérieur du test est fort court.
Nous ne séparerons point des crangons les ÉGÉONS de M. Risso ou les
PONTOPHILES de M. Leach (e). Eci le dernier article des pieds-mächoires extérieurs est une fois plus long que le précédent (4), tandis qu'ils sont
(oh Gr, fige x, 2, 3. (b) PL 56, fig.rd.
(ANA ASE (2) PI SE M9 2e.
d’égale longueur dans les premiers. Les seconds pieds des égéons sont plus courts que les troisièmes et les plus petits de tous, au lieu que leur longueur est la méme dans les crangons. Le nombre des espèces étant d’ailleurs très borné, cette distinction générique est d'autant moins nécessaire. Le Crangon commun(C. vulgaris, Fab.; Roes., Insect-/Il, LXIIT, 1, 2) (a). n’a guère plus de deux pouces de long. Il est d’un vert glauque pâle, ponctué de gris et uni. L'espace pectoral portant la troisième paire de pieds est avancé en pointe. Cette espèce est très commune sur nos Côtes océaniques, où on l'appelle vulgairement Ca'don. On y pèche toute l’année dans des filets. Sa chaire est délicate. On y trouve aussi, selon M. Brébisson, mais très rarement, le C. ponctue de rouge de M. Risso ; mais je présume avec lui que ce n’est qu'une variété. Le C. cuirasse (Egeon loricatus, Riss.; Cancer cataphractus, Ohv., Zool. adriat., IT, 1.)(/) a trois arêtes longitudinales et dentelées sur le thorax. Les mers du nord offrent une espèce assez grande (Crangon boreus, Phipps., voy. au nord, pl. x1,1; Herbst., xx1X, 2;. (c)
LES PROCESSES
(processa. Leach. — Nika. Risso.)
Ont l'un des deux pieds antérieurs terminé simplement en pointe, et l’autre en pince didactyle(*); les deux suivans sont inégaux, grèles, terminés aussi par deux doigts; l’un de ces seconds pieds est fort long , avec le carpe et l’article précédent annelés(‘); ce caractère n’est propre à l’autre pied qu'au premier de ces articles (f); les pieds de la quatrième
(a) PI. 51, fig. r.
CRI MMENTESS (c) PI. 51, fig. 2.
(d) PL 52, fig. ra, 1 0.
COPIES Mere,
(e) PI, 59, fig. 1e.