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LES PORCELLANES

ni * & (PORCELLANA. Lam.) r é

(BI. 46, fig. 2.)

Forment dans les macroures, sous le rapport de la queue, une exception tres singuliere; elle est repliée en dessous, comme dans les brachyures. Elles s'éloignent d’ailleurs des galathées par la forme plus raccourcie, suborbiculaire ou presque carrée du thorax; par les antennes mitoyennes retirées dans leurs fossettes (*); par leurs pinces qui sont triangulaires ; enfin à raison de la dilatation intérieure des articles inférieurs de leurs pieds-mächoires extérieurs (*). Leur corps est très aplati.

Ces crustacés sont petits, lents, répandus dans toutes les

mers, et se tiennent cachés sous les pierres littorales.

Le docteur Leach a formé avec quelques espèces (Heæapus, Lal.; — Longécornis, Ejusd.; — Bluteli, Riss., Crust., [, 7, elc.) un genre qu’il a nommé PISIDIA. Mais d’après l'examen spécial qu’en à fait M. Desmarest, il ne diffère par aucun caractère appréciable.

Les unes sont remarquables par leurs pinces très grandes et velues ou très cilicées. Telles sont : 1° la Porcellance larges pinces (Cancer platycheles, Penn , Zool. brit., IV, vi, 12; Herbst., XLVIT, 2) (c), dont les pinces sont seulement velues au bord extérieur, et dont le thorax presque

a) PI 46, fig.2a,2c. (4) PL 46, fig. 24. (c) PL. 46, fig. 2.

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nu est arrondi, et qui vit sur les rochers de nos mers; 2° la Porcellane heérissee (P. hirta, Lam.), dont tout le dessus des pinces et du thorax est velu, et où celui-ci est presque ovale, aminci en devant. Elle a été rapportée de l'ile King par Peron et M Lesueur. Les autres ont les pinces glabres. Telle est la Porcellane à six pieds (Cancer hexapus, Lin.; Herbst; XLVIL, 4). Le thorax à des lignes courtes, transverses, un peu ciliées. Son front est trifide , avec la dent du milieu finement dentelée. Les serres sont parsemées de petites écailles el de pelits grains, d’un rouge de sang , avec les doigts écartés entre eux et sans dentelures internes Elle se trouve dans nos mers. (1)

Le genre mMonoLEpis de M. Say (Journ. de lAcad. des science. natur. de Philad., 1, pag. 155 ; Desmar., Consid., pag 199 et 200) paraît faire le passage des porcellanes aux mégalopes. Il se rapproche du premier sous le rapport des deux pieds postérieurs et de la direction de la queue. Mais celte queue n'aurait que six segmens , et les yeux seraient très gros, comme dans le second. Il paraïtrait aussi que les nageoires latérales du bout de la queue ressembleraient à celles du dernier.

Les autres crustacés de la même division different des précédens par leurs pieds postérieurs, semblables, quant à la forme, aux proportions et aux usages, aux précédens, où pareillement ambulatoires (*. Is s’en éloignent encore à raison de leur corps plus épais et plus élevé, de leurs antennes latérales beaucoup plus courtes, de leurs serres plus petites, de la grosseur des yeux, et des nageoires latérales de leur queue, qui ne sont composées que d’une seule lame (”). Cette queue est étendue, étroite, et simplement courbée en dessous, vers son extrémité.

(x) Woyez l’article Porcellane, du Nouv. Diet, d'hist. nat., 2° édit., et Desmar.,

Consid. sur les crust., pag. 192-199.

(a) PL 47, fig. 4 (o) PL 45, fig4e

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LES MÉGALOPES.

(mEGaLoPus. Leach. — Macropa. Latr. Encyclop.) (PL 47, fig. 4.)

Nous en connaissons quatre espèces, dont trois des mers d'Europe et l’autre de l'Océan indien (1), d’où elle a été apportée par feu Leschenault et MM. Quoy et Gaimard.

Nous comprendrons dans notre seconde division (Zstacini, Latr.) des Homards, ceux qui ont cinq paires de fausses pattes (*), les antennes mitoyennes droites ou presque droites, saillantes, avancées, et terminées par deux filets aussi longs ou plus longs que leur pédoncule (”); et qui, un seul sous-genre excepté (gebte) (*), ont les quatre ou six pieds antérieurs terminés par une main didactyle. (°

Leur queue est toujours étendue; leurs deux pieds postérieurs ne sont jamais beaucoup plus grèles que les précédens, ni repliés. Le pédoncule des antennes latérales est souvent accompagné d’une écaille. (°

Quelques-uns, ainsi que d’autres de la section suivante, vivent dans les eaux douces.

(x) loyez, pour celles d'Europe. Desmar., Consid., pag. 200-202, et la pl. xxx1v, 2, du

même ouvrage.

(a) PL 48, fg. 2; pl. 49, 1, 3. (2) PL 48, fig. 1, 2,3, etc. (ec) PL, 49, fig. 1. (d) PI 48, fig. 2, 3.

(e) PL 49, fig. 28.

Ceux dont les quatre premiers pieds au plus se terminent . | La 2 = G Ci

par deux doigts; dont les antennes latérales n'ont jamais d’écaille à leur base, et dont le feuillet extérieur des nageoires latérales du bout de la queue n'offre point de suture transverse (“), formeront une première subdivision. La plupart de leurs pieds sont ciliés ou velus. Ces crustacés sont marins et se tiennent cachés dans des trous qu'ils se creusent dans le sable.

Tantôt l'index ou le doigt immobile (formé par une saillie de lavant-dernier article) des serres est très sensiblement plus

court que le pouce ou le doigt mobile, et ne forme qu'une

simple dent. (!)

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