À LE
LES CILICÉES, (CILICÆA. Leach.)
Où l’un des feuillets des nageoires est seul saillant, l’autre s’adossant contre le bord postérieur du dernier segment (1).
LES CYMODOCEES,
(CYMODOCEA. Leach.)
Où les deux feuillets des nageoires sont saillans et pareillement dirigés en arrière; dont le sixième segment n’est point prolongé postérieurement, et dont l'extrémité du dernier offre une petite lame, dans une échan-
crure (2).
LES DYNAMENES, (DYNAMENE. Leach.)
Semblables aux cymodocées par la saillie et la direction des feuillets des nageoires, mais où le sixième segment se prolonge en arrière, et où le dernier n’offre qu’une simple fente, sans lame (3).
Les autres, tels que
LES ANTHURES (ANTHURA. Leach.)
Ont le corps vermiforme et les antennes à peine aussi longues que la tête, de quatre articles. Les feuillets des nageoires postérieures forment, par leur disposition et leur rapprochement, une sorte de capsule.
Les pieds antérieurs sont terminés par une pince monodactyle (4).
(1) Desmar., Consid., Cilicée de La- 13; Oniscus gracilis, Montag., Trans. treille, xivirr, 3. lmn. Soc., IX, v, 6;
(2) Desmar., ibid, item, xivut, 4. Gammarus heteroclitus, Vivian.,Phosph.
(3) Desmar., ibid., pag. 297. maris., IT, T1, 12.
(4) Desmar.. ibid., anthure grêle, xrvi,
Dans la quatrième section (iboréipEs; Idoteides, Leach.), les antennes (“) sont aussi au nombre de quatre, mais sur une même ligne horizontale et transverse ; les latérales se terminent par une tige finissant en pointe, s'amincissant graduellement et pluriarticulée ; les intermédiaires sont courtes, filiformes ou un peu plus grosses vers le bout, de quatre articles, dont aucun n'est divisé. La composition de la bouche (”) est la même que dans les sections précédentes. Les branchies (°) sont en forme de vessies (blanches dans la plupart), susceptibles de se gonfler, de servir à la natation, et recouvertes par deux lames ou valvules du dernier segment, adhérentes latéralement à ses bords, longitudinales, biarticulées, et s’ouvrant au milieu, par une ligne droite, comme deux battans de porte (*). La queue est formée de trois segmens, dont le dernier beaucoup plus grand, sans appendices au bout, ni nageoires latérales. Ces crustacés sont tous marins.
LES JDOTÉES
(IDOTEA. Fab.)
(PI, 69, fig. 1,2.)
Ont tous les pieds fortement onguiculés, identiques ; le corps ovale ou simplement oblong, et les antennes latérales plus couries que la moitié du corps. ‘1)
(x) Oniscus entomon, Lin. ; Squilla entomon, Deg., Insect., VII, xxxrr, 1,.2;
Tdotea tricuspidata, Lal.; Desm., Con-
(a) PL 69, fig. 1, 14, 2, 3.
(e) PL 60, fig. 1 4, 1, 1n.
sid., xLvI, 11. Voyez, pour les autres espèces, cet ouvrage et l’article Idotée du
nouv. Dict. d’hist. natur. 2° édit.
(à) PI. 69, fig. 1a, 14, vf, 1g, 1h.
(4) PI, 69, 6g. 14 ; pl. vo, fig. 2e, 2/.
LES STENOSOMES (STENOSOMA. Leach.)
(PL 60, fig. 3.)
N'’eu différent que par la forme linéaire du corps et la longueur des antennes, surpassant la moitié de celle du corps. (1)
LES ARCTURES (ARCTURUS. Latr.)
(PI. 50, fig. 2.)
Sont très remarquables par la forme des second et troisième pieds , qui se dirigent en avant, et se terminent par un long article barbu, et mutique ou faiblement onguiculé; les deux antérieurs sont appliqués sur la bouche et onguiculés; les six derniers sont forts, ambulatoires, rejetés en arrière et bidentés à leur extrémité. Sous le rapport de la longueur des antennes et de la forme du corps, ils se rapprochent des sténosomes.
Je n’ai vu qu'une seule espèce (Arcturus tuberculatus) et qui a été rapportée des mers du Nord, dans l’une des dernières expéditions anglaises au pôle arctique.
La cinquième section (aAseLLoTES, Æsellota, Lat.) nous présente des isopodes à quatre antennes très apparentes, disposées sur deux lignes, sétacées, terminées par une tige pluriarticulée ; deux mandibules, quatre màchoires recouvertes à l'ordinaire par une espèce de lèvre formée par les premiers pieds-màchoires (*); des branchies vésiculeuses, disposées par paires, recouvertes par deux feuillets longitudinaux et biar-
ticulés, mais libres; une queue formée d’un seul segment,
(1) Stenosoma lineare , Leach ; Desmar.., ibid. item., xLvr, 12; (a)
Stenosoma hecticum, ibid.; Idotea viri-
(a) PL 69, fig. 3.
dissima, Raisso, Crust., III, 8, Voyez, pour les autres espèces, l'ouvrage de M. Desmarest.
(b) PL ro bis, fig. ra.
4e Wt
sans nageoires latérales, mais avec deux stylets bifides ou deux appendices tres courts, en forme de tubercules, au milieu de son bord postérieur. D’autres appendices en forme de lames, situées à sa base inférieure , plus nombreux dans les mâles, distinguent les sexes.
LES ASELLES (ASELLUS. Geoff.)
(PL. 90 bis, fig. 1.)
Ont deux stylets bifides à l'extrémité postérieure du corps, les yeux écartés, les antennes supérieures de la longueur au moins du pédoncule des inférieures, et les crochets du bout des pieds entiers.
La seule espèce connue de ce sous-genre , l’Aselle d’eau douce (Geoff., Ins., Il, xxI1, 2; Squille aselle, Deg., Insect., VIT, xx1, 1; Desm., Consid., XLIX, 1, 2; Zdotea aguatica , Fab.), est très abondante dans les eaux douces et siagnantes, ainsi que dans les mares des environs de Paris. Elle marche lentement, à moins qu’elle ne soit effrayée. Au printemps, elle sort de la vase où elle a passé l'hiver. Le mâle, beaucoup plus gros que la femelle, porte celle-ci une huitaine de jours, en la retenant avec les pattes de la quatrième paire. Lorsqu'il l'abandonne, elle est chargée d’un grand nombre d’œufs, renfermés dans un sac membraneux, placé sous la poitrine, et s’'ouvrant par une fente longitudinale, à la naissance des petits.
LES ONISCODES,
(ONISCODA. Lait.)
Ou les janires (1) de M. Leach, diffèrent des aselles par le rapprochement de leurs yeux, leurs antennes supérieures plus courtes que le pédoncule des inférieures, et par les crochets des larses, qui sont bitides.
La seule espèce connue (Janira maculosa, Leach.; Desm., Consid.,
(1) Nom employé par M. Risso pour un dés-lurs remplacer 161 par un autre.
genre dela même classe, et qu'il n'a fallu
pag. 315), a élé trouvée sur les côtes d'Angleterre, parmi les varecs et les
ulves.
LES JÆRA
(JÆRA. Leach.)
(PI. so, fig. 1.)
N'out à la place des stylets du bout de la queue, que deux tubercules. On n’en a aussi décrit qu'une seule espèce (Jæra athifrons, Leach;
Desm., Consid., pag. 316), et qui est très commune sur les côtes d’An-
gleterre, sous les pierres el au milieu des varecs.
Enfin, les isopodes de la sixième et dernière section (cro- PORTIDES, Oniscides, Lat.) ont bien quatre antennes, mais dont les deux intermédiaires tres petites, peu apparentes et de deux articles au plus {*); les latérales sont sétacées. La queue & est composée de six segmens, avec deux ou quatre appendices, en forme de stylets, au bord postérieur du dernier et sans nageoires latérales. Les uns sont aquatiques et les autres terrestres. Dans ceux-ci, les premiers feuillets du dessous de la queue offrent une rangée de petits trous, où Fair pénètre et se porte aux organes de la respiration, qui ÿ sont renfermés (°).
Les uns ont le sixième article de leurs antennes ou leur tige composé, de manière qu’en comptant les petites articulations de cette partie, le nombre total de tous les articles est au moins de neuf. Ces isopodes sont marins el forment deux sous-genres.
LES TYLOS
(TYLOS. LaL.)
(PL so Lis, fig. 2.)
Paraissent avoir la faculté de se rouler en boule. Le dernier segment du corps est demi-circulaire et remplit exactement léchancrure formée par
CR ne ; RER (a) PL 50 bis, fig. 5 a ; pl. 71, fig. 1, 10; pl. 5x ds, fig. 3. (è) PL so bis, fg-120/ 9: plinr Bo v ire
{#r » h {e) PL go is, fig. 2 d, 2e; pl. st, fie LT 12e
le précédent; les appendices postérieurs sont très petits et entièrement inférieurs (a. Les antennes n’ont que neuf articles, dont les quatre derniers composant la tige. De chaque côté est un tubercule enfoncé, représentant chacun l’une des antennes intermédiaires; l’espace intermédiaire est élevé.
Les branchies (2) sont vésiculeuses, imbriquées , et recouvertes par des lames. (1)
LES LIGIES (LIGIA. Fab.)
(PL 50 bis, fig. 3.)
Ont la tige des antennes latérales composée d’un grand nombre de petits articles et deux stylets très saillans, partagés au bout en deux branches, à l'extrémité postérieure du corps.
La Ligie océanique (Oniscus oceanicus, Linn.), Desm., Consid., XLIX, 3, 4, est longue d'environ un pouce, grise, avec deux grandes taches jaunâtres sur le dos. Les antennes latérales sont de moitié plus courtes que le corps, et leur tige est divisée en treize articles. Les stylets sont de la longueur de la queue. Elle est très commune sur nos côtes maritimes, où on la voit grimper sur les rochers ou sur les parapets des constructions maritimes. Lorsqu'on cherche à la prendre, elle replie promptement ses pattes et se laisse tomber.
Dans la Ligie italique ( Ligia ttalica, Fab.), les antennes latérales sont presque de la longueur du corps, avec la tige ou la sixième articulation divisée en dix-sept petits articles. Les stylets sont beaucoup plus longs que la queue.
La Ligie des mousses (Oniscus hypnorum, Fab.; Cuv., Journ. d’hist. natur., Il, XXVL, 3, 4, 5; Oniseus agilis, Panz., faun., Ins. germ., fasc., IX, xx1v). Les antennes latérales sont plus courtes que la moitié du corps, et leur tige n’a que dix petits articles. Le pédoncule des stylets postérieurs a, au côté interne, une dent et une soie.
Dans les autres, et tous terrestres, les antennes latérales noffrent au
(x) Tylos armadillo, Latr., figuré sur vrage sur l'Égypte; de la Méditerranée.
les planches d’hist. natur. du grand ou-
(a) PL. 50 bis, fig. 20, 20 (b) PI, so bis, fig. 34, 2 d
plus que huit articles, dont les proportions, vers l'extrémité , diminuent graduéllement, ou sans qu'aucun d’eux paraisse être divisé ou composé. (a)
Ici les appendices ou stylets postérieurs s’avancent au-delà du dernier segment (4). Le corps ne se contracte point ou que très imparfaitement en boule.
LES PHILOSCIES
(PHILOSCIA. Lat.)
Ont les antennes latérales divisées en huit articles et découvertes à leur base. Les quatre appendices postérieurs sont presque égaux. On ne les trouve que dans les lieux très humides (1).
LES CLOPORTES propres
(ONISCUS. Lin.)
(PL. 51 bis, fig. 3.)
Ont aussi huit articles aux antennes latérales, mais leur base est recou- - verte, et les deux appendices extérieurs du bout de la queue sont beaucoup plus grands que les deux internes. Ces crustacés et ceux des deux sousgenres suivans sont appelés vulgairement clous-a-porte, et par abréviation cloporte, porcelets de Saint-Antoine. Ns fréquentent les lieux retirés etsombres, comme les caves, les celliers, les fentes des murs, des châssis, et se trouvent aussi sous les pierres et les vieilles poutres. Ils se nourrissent de matières végétales et animales corrompues, et ne sortent guère de leurs retraites que dans les temps pluvieux ou humides. Ils marchent lentement, à moins que quelque danger ne les menace. Les œufs sont renfermés dans une poche pectorale. Les pelits ont à leur naissance un segment thoracique de moins, et n’ont, par conséquent, que douze pattes. On a généralement renoncé à l’usage médical qu’on en faisait anciennement (2,.
(1) Oniscus sylvestris, Fab. ; Oniscus d’hist. natur., IL, xxvr, 11, 13 ; le Clomuscorum, Cuv., Journ. d’hist. uatur., II, porte ordinaire, Geoff., Insect., IL, xxtr, xxvi, 6, 8; Coqueb., Illust. icon, insect., 1; Cloporte aselle, Deg. Insect., VIT, déc. I, vr, 12. xxxv, 3; Desmarest, Considér., xrix, 5.
(2) Oniscus murarius, Fab.: Cuv., Journ.
(a) PI 51, fig. ro ; pl. 51 bis, fig. 4 b, à. () PL 9x, fig. 13 pl. 71 ès, fig. 3,
LES PORCELLIONS
(PORCELLIO. Lat.)
(PI. 71, fig, 1.)
Se distinguent des cloportes par le nombre des articles des antennes latérales, qui n’est que de sept. Ces isopodes leur ressemblent d’ailleurs par
les autres caractères (1).
Là, comme dans
LES ARMADILLES,
(ARMADILLO. Lat.)
(PI. Sri , fig. 4.)
Les appendices postérieurs du corps ne font point de saillies (a); le dernier segment est triangulaire; une petite lame, en forme de triangle renversé, ou plus large et tronquée au bout, formée par le dernier article des appendices latéraux, remplit, de chaque côté, le vide compris entre le segment et le précédent. Les antennes latérales (4) n’ont que sept articles. Les écailles supérieures sous-caudales ont une rangée de petits trous. (2)
(x) Oniscus asellus, Cuv., ibid. ; Panz., Faun. Ins. Germ., IX, xxr; Cloporte ordinaire, var. C, Geoff. ;
” Porcellio lævis, Latr.; Cloporte ordinaire, var. B, Geoff.
(x) Oniscus armadillo, Lin.; Cuv., ibid., 14, 15; Oniscus cinereus, Panz., ibid.,
fase. LXIT, xxtr.
(a) PL. 51 bis, fig. 47, 5a.
Oniscus variegatus, Vil., Entom. IV, xt, 16; Armadille pustule, Desm., Consid., xL1x, 6.
Armadille des boutiques, Dumér., Diet, des sc. natur., [IT , pag. 117, espèce venant d'Italie, et émployé anciennement par
les apothicaires.
(b) PI. 51 bis, fig. 4 ce
C69H20080VES00SLOIVLILOY 209909090900900000900L90