DES CLOPORTES
{ONISCUS)
Que nous partagerons en six sections.
(a) PI. 66, fig. r D, 5b; pl. 68, fig. 27, etc. (b) Pl r, fig.r 6. (c) PI, 64, fig. 29; pl. 71 bis, fig. 1, 14,2. (d) PI 65, fig. 2 a
La première (ÉPICARIDES ; Epicarides, Latr.), se compose d'isopodes parasites (*), sans yeux ni antennes, dont le corps est très plat, très petit, et oblong dans les mâles (”); beaucoup plus grand dans les femelles (*), en forme d’ovale rétréci et un peu courbé postérieurement , creux en dessous, avec un rebord thoracique, divisé de chaque côté en cinq lobes membraneux ; les pieds sont situés sur ce rebord ; très petits , recoquillés, et ne peuvent servir à la marche ni à la natation (*). Le dessous de la queue est garni de cinq paires de petits feuillets ciliés, imbriqués, répondant à autant de segmens, et disposés sur deux rangées longitudinales ; mais l'extrémité postérieure est dépourvue d’appendices. La bouche ne présente distinctement que deux feuillets membraneux, appliqués sur un autre de même consistance , en forme de grand quadrilatère. La concavité inférieure, formant une sorte de corbeille plate, est remplie par les œufs. Pres de leur issue se trouve constamment l'individu que l’on présume être le mâle. Son extrême petitesse semble interdire toute possibilité de copulation. Suivant M. Desmarest , il est pourvu de deux yeux ; son corps est droit et presque linéaire.
Ces crustacés ne forment qu’un seul sous-genre, celui o 2
DES BOPYRES.
(BOPYRUS, Latr.)
(PI. 64, fig. 1.)
L'espèce la plus commune est le Bopyre des chevrettes (Bopyrus crangorum, Lair., Gener. crust. et insect., 1, 114; Monoculus crangorum, Fab.; Fouger. de Bondar., Mém. de l’Acad. roy. des scienc., 1772, pl. 1; Desmar., Cons., XLIX, 8—13), vit sur les palémons squille et porte-scie.
(a) PI 64, fig. r. (2) PI, 64 fig. 1 2.
(c) PL. 64, fig. 1, 14. (d) PI. 64, fig. 14.
Placée immédiatement sur les branchies et au-dessous du test, elle produit sur l’un de ses côtés une grosseur en forme de loupe. Les pé-
cheurs de la Manche croient que ce sont des individus très jeunes de plies ou de soles.
M. Risso en a décrit une autre espèce (B. des palémons), et sous la femelle de laquélle il a observé huit à neuf cents petits vivans. (1)
La seconde section (cymornoanès, Cymothoada, Latr.) comprend des isopodes (*) à quatre antennes très apparentes, sétacées et presque toujours terminées par une tige pluriarticulée; ayant des yeux, une bouche (*) composée comme d’or- : dinaire (voyez les généralités des malacostracés à yeux sessiles); des branchies vésiculeuses, disposées longitudinalement par paires; la queue formée de quatre à six segmens, avec une nageoire de chaque côté; près du bout, et les pieds antérieurs le plus souvent terminés par un fort onglet ou crochet. Ces crustacés sont tous parasites.
Tantôt les yeux sont portés sur des tubercules, au sommet de la tête; la queue n’est composée que de quatre segmens.
LES SEROLES , (SEROLIS, Leach.) (PL. 64, fig. 2.)
Dont on ne connait qu’une seule espèce (Cymothou paradoæa ; Fab.). Les antennes sont placées sur deux lignes, et terminées par unetige pluriarticulée. Sous les trois premiers segmens de la queue, entre les appendices ordinaires, il y en a trois autres transverses et terminés postérieurement en pointe (Voyez, pour d’autres détails, Desmar., Consid. sur la classe des crust., pag. 292-294).
Tantôt les yeux sont latéraux et point portés sur des tubercules. La queue est composée de cinq à six segmens.
(x) Voy., sur ce sous-genre, Pouvrage de M. Desmarest, qui Va décrit très complètement.
(a) PI 64, fig. Des 65 ; pl. 66, pl. 67. (é) PI, 65, fig 2b,92c,etc.
s oh
Ici les yeux ne sont point composés d’yeux lisses, rapprochés et en forme de petits grains ; les antennes sont sur deux lignes et de sept articles au moins; les six pieds antérieurs sont communément terminés par un fort onglet. (a)
Dans les uns, et dont la queue est toujours de six segmens, la longueur des antennes inférieures ne surpasse jamais la moitié de celle du corps.
Nous commencerons par ceux dont les mandibules, comme de coutume, ne sont point ou très peu saillantes. Ici viennent
LES CYMOTHOËS, {CYMOTHOA. Fab.)
(PL. 65, fig. 1 et 2.)
Dont les antennes sont presque d'égale longueur, les yeux peu apparens, avec le dernier segment de la queue en carré transversal, et les deux . pièces terminant les nageoires latérales, linéaires et égales , en forme de stylet. (1)
LES ICHTHAYOPHILES ,
{{(CHTHYOPHILUS. Latr. — Nerocila, Livoneca. Leach.) (BL 66, fig. » à 5.)
Ayant aussi les antennes d’égale longueur et les yeux peu visibles, mais dont le dernier segment du corps est presque triangulaire, avec les deux pièces Lerminant les nageoires latérales, en forme de feuillets ou de lames dont l’extérieure plus grande dans les Nerociles(b), est de la grandeur de l'autre dans les Lironcrces (2). (c)
Dans les quatre sous-genres suivans, les antennes supérieures sont manifestement plus courtes que les inférieures. (d)
Plusieurs ont, ainsi que les cymothoés, tous les pieds terminés par un onglet fort et très arqué; les huit derniers ne sont point épineux ; les yeux sont toujours écartés et convexes. lis forment trois genres dans la méthode
(1) Cymothoa æstrum, Fab.; Desmar., (2) Joyez le mème ouvrage de M. Des- Consid., xzvt, 6, 7; marest, pag. 307, genres nérocile et livo- C. imbricata, Fab. Foyez, pour les au- nèce, et diverses espèces de cèmothoës de
tres espèces, Desmar.., ibid. M. Risso, pag. 310 et 317.
(a) PI. 65, fig. 24. (b) PI. 66, fig. 5.
(c) PI. 66, fig. 3. (d) PI. 66, fig. 14,16.
tete de de
de M. Leach, mais que l’on peut réunir en un seul sous-genre, sous la dénomination commune de l’un d'eux, celui
DE CANOLIRE.
(CANOLIRA. Leach. — Ejusd. Anilocra. Olencira.) (PL. 65, fig. 3; et pl. 66, fig. 1.)
Les olencires (1) ont les lames de leurs nageoires étroites et armées de piquans (a). Dans les anilocres (2), la lame extérieure de ces nageoires est plus longue que l’intérieure (é); c’est l'inverse dans les canolires (3). Ici, en outre, les yeux sont peu granulés, tandis qu’ils le sont très sensiblement dans le précédent.
Dans les trois sous-genres suivans, les second, troisième et quatrième pieds sont seuls terminés par un onglet fortement courbé, et les huit derniers sont épineux. Les yeux sont ordinairement peu convexes, grands, et convergent antérieurement.
LES ÆGA (ÆGA. Leach.)
(PRG om 2)
Ont les deux premiers articles de leurs antennes supérieures très larges et comprimés, tandis que dans les deux sous-genres qui succèdent, ces articles sont presque cylindriques. (4)
LES ROCINELES (ROCINELA. Leach.) (PI. 67, fig. 3.)
Différent des æga, ainsi que nous venons de le dire, par la forme des deux premiers articles de leurs antennes supérieures, el s’en rapprochent d’ailleurs par leurs yeux grands et rapprochés antérieurement. (5)
(x) Desmar., Consid., pag. 306. (4) Desmar., Consid., pag. 304, æga (2) — Ibid. , item, anilocre du Cap, entaillée, XEV1, 4, 5. XLVIIL, I (5) — 1bid,, item.
(3) — Ibid., pag. 305.
(a) PL. 65, fig. 5. (&) PL. 66, fig. r.
LES CONILIRES {(CONILIRA. Leach.)
Ressemblent aux rocinelles par leurs antennes ; mais les yeux sont petits, écartés, et les bords des segmens sont presque droits et non en forme de faux et proéminens. (1)
Le dernier sous-genre, parmi ceux de cette section dont les antennes sont sur deux lignes, dont la queue est des six segmens, et dont les antennes inférieures sont toujours courtes, se distingue de tous les précédens par ses mandibules fortes et saillantes. C’est celui
DE SYNODUS, (SYNODUS, Latr.) Établi sur une seule espèce (Voyez cet articlé daus l’Encyclop. méth.) Dans ceux qui suivent, la queue n’est le plus souvent composée que de
cinq segmens. La longueur des antennes inférieures surpasse la moitié de celle du corps.
LES CIROLANES
(CIROLANA. Leach.)
(PI. 67, fig. 6.)
Ont six segmens à la queue. (2)
LES NÉLOCIRES
(NELOCIRA. Leach.)
(PI. 67, fig. 4.)
N’en ont que cinq. La cornée des yeux est lisse. (3)
{r) Desmar., Consid., p. 304. (3) Desmar., Consid., p. 302; aélocire
(2) — 1bid., item., p. 503. de Swainson, XLVIIT, 2.
LES EURYDICES.
(EURYDICE. Leach.) '
Semblables aux nélocires par le nombre des segmens Caudaux, s’en éloignent sous le rapport de leurs yeux granuleux. (1)
Ce sous-genre nous conduit à ceux où ces organes sont formés de petits grains ou d’yeux lisses rapprochés, qui ont d’ailleurs les quatre antennes insérées sur une même ligne horizontale, de quatre articles au plus, et tous les pieds ambulatoires. La queue est composée de six segmens, dont le dernier grand et suborbiculaire. Tels sont
LES LIMNORIES.
(LIMNORIA. Leach.)
(P1/67; fig:5:)
La seule espèce vivante connue, la Limnorie téreébrante (Limnoria terebrans, Leach, Edimb., Encyclop., VII, pag. 433; Desm., Consid., pag. 312), quoique n'ayant guère plus de deux lignes de long, est néanmoins, par ses habitudes et sa multiplication, très nuisible. Elle perce le bois des vaisseaux en divers sens, avec une promptitude alarmante. Elle se roule en boule, lorsqu'on la saisit. On la trouve dans diverses parties de l'Océan britannique.
Le professeur Germar a envoyé à M. le comte Dejean la figure et la description d’un petit crustacé fossile, qui nous a paru se rapporter à ce sousgenre. (2)
La troisième section (sPHÉROMIDES, Sphæromides, La.) nous offre quatre antennes tres distinctes, sétacées ou coniques, et, «un seul sous-genre excepté (anthure), toujours terminées par une tige divisée en plusieurs petits articles, et courtes; les inférieures, toujours plus longues, sont insérées sous le dessous du premier article des supérieures, qui est
(x) Desmar Consid., p. 302 riées, avoisine celte espèce, où parait du me C MD 302:
(2) L’Oniscus prægustator, figuré dans moins appartenir à la même section.
- Parkinson, et trouvé dans des roches ca-
épais et large (“. La bouche est composée comme de coutume (’). Les branchies sont vésiculeuses ou molles, à nu, et disposées longitudinalement par paires ("). La queue ne présente que deux segmens complets et mobiles, mais ayant souvent sur le premier des lignes imprimées et transverses, indiquant les vestiges des autres segmens (”); de chaque côté de son extrémité postérieure est une nageoire terminée par deux feuillets, dont l’inférieur est seul mobile, et dont le supérieur (1) est formé par un prolongement interne du support commun. Les appendices branchiaux sont recourbés intérieurement; le côté interne des premiers est accompagné , dans les mâles, d'une petite pièce linéaire et allongée. La partie antérieure de la tête située au-dessous des antennes est triangulaire ou en forme du cœur renversé (*).
Les uns ont le corps ovale ou oblong, prenant ordinairement, dans la contraction, la forme d’une boule (f); les antennes terminées par un article pluriarticulé , et les inférieures au moins sensiblement plus longues que la tête. Les nageoires latérales et postérieures sont formées d’un pédoncule et de deux lames, composant avec le dernier segment une nageoire commune en éventail.
Dans ceux-ci, les lignes imprimées et transverses du segment'antérieur de la queue, toujours plus court que le suivant ou dernier, n’alteignent pas les bords latéraux (3). Le premier article des antennes supérieures est en forme de palette triangulaire(k) .
La tête, vue en dessus, forme un carré transversal. Les feuillets des na-
geoires sont très aplatis, et la pièce intermédiaire ou le dernier segment est élargi et arrondi latéralement.
(x) I se replie sur le bord postérieur du les zuzares, les nesées, de M. Leach, en dernier segment, et dans plusieurs, tels que maniere de cintre. (a) PI. 68, fig. 16,1 c. (ë) PI. 68, fig. rc, 1d, 1e, 1f. (c) PL. 68, fig. rh, ré, 17, 14. (d) PI. 68, fig. 12 {e) PI. 68, fig. rc. (S) PI. 68, fig. 14.
(g) PL 68, fig. x, v /. (}) PI. 68, fig. 16.
LES ZUZARES, (ZUZARA, Leach.)
Où Puis ie nageoires sont 1rès grands, et dont le supérieur, plus court, s’écarte de l’autre, pour former une bordure ou cintre au dernier segment. (1)
LES SPHEROMES (SPHÆROMA. Latr.) (PI. 68, fig. r.)
Où les feuillets sont de grandeur moyenne, égaux et appliqués l’un sur l'autre. (2)
Dans ceux-là, les lignes imprimées ou sutures transverses du segment antérieur de la queue atteignent ses bords latéraux et le coupent (a. Le premier article des antennes supérieures forme une palette allongée, carrée ou linéaire.
Les feuillets des nageoires sont ordinairement plus étroits et plus épais que dans les précédens; l'extérieur emboite quelquefois {cymodocées) l’autre; celui-ci est prismatique ; leur point de réunion présente l’apparence d’un nœud ou d’un article.
Tantôt le sixième segment du corps est sensiblement plus long dans toute sa largeur que les précédens ei le suivant.
L’un des deux feuillets des nageoires est seul saillant.
LES NESÉES.
INÆSA. — Campecopea. Leach.) (3)
(PI. 68, fig. 2.)
Tantôt le sixième segment du corps est de la longueur des précédens et du suivant
(1) Desmar., Consid., pag. 298. (3) Desmar., Consid. ; resée bidentee , (2) — Ibid., pag. 299-302. Sphérome XLVIL, 2 3 denté , xLvI1, 3; Campecopée velue , ibid., item, +.
Oniscus serratus, Fab.
(a) PI. 68, fig. 24, 2 b.