‹ Cryogénine et Fièvre TyphoïdeChapitre 11 sur 20 · IL — DE LA PUISSANCE ANTITHERMIQUE DE LA CRYOGÉNINE · texte numérisé non relu

IL — DE LA PUISSANCE ANTITHERMIQUE DE LA CRYOGÉNINE

L'action de la cryogénine sur la température d’un sujet normal est peu prononcée (0° 2 à 0° 3 chez l’ani mal, 0” 5 chez l’homme) et peu durable (dix à douze heures). Chez le fébricitant, il n’en va plus de même, mais tout dépend de la nature de la maladie: «Dans. « les affections aiguës, la chute ést généralement peu « accentuée (2/10 à 8/10 de degré). Dans les rhumatis- « mes, les résultats ont été variables (0° 3 à 2° 3). Pans « quelques cas d’éimpaludisme, les résultats ont été « satisfaisants, et comparables à ceux que l’on obtient « à l’aide de la quinine. Chez les tuberculeux, l'action. «est extrèmement intense dans les fièvres des formes < chroniques. A doses moyennes, la cryogénine ramène «la température à la normale, si élevée qu’elle soit « primitivement. Cette chute dure vingt-quatre heures ï en général. Si l’administration est continuée plusieurs

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«< jours on peut voir son action se prolonger pendant

« longtemps, et quelquefois même la température ne

«s'élève plus. Dansla fièvre typhoïde, la eryogénine « abaisse la température de 1° 5 à 2° (1). » A l'appui de ses dires, M. Carrière a publié huit

observations, dans lesquelles la maladie avait évolué

aux environs de 38°, ou même sans fièvre lorsque le

traitement par la cryogénine avait été commencé à temps. Ainsi réalisait-il ce qui avait été considéré comme impossible : « transformer en rémittente fran- « che la fièvre continue du deuxième septenaire et

«surtout de sa première moitié, du huitième au

« douzième jour. période qu’on pourrait appeler irré-

< ductible (2). »

De cestracés nous avons choisi non le plus caractéris-

tique, (tracé 2) mais celui qui permettait de voir le plus.

nettement l’effet produit par la suspension prématurée du médicament.

On remarquera, pour ne parler que de la quinine,

donnée à la dose de 0.60 de sulfate, que celle-ei n avait |

pas produit d’ abaissement thermique. ! Nous ne signalons pas ce fait que l’on pourra remarquer sur d’autres tracés (car la cryogénine fut généralement donnée

après l’échec des autres médicaments) dans le but de

faire une comparaison. Si la cryogénine n’a guère de

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