Massecuix. Thèse de Montpellier
Le Ones
M. Masseguin a noté: « le premier jour, un peu de « sudation passagère. Pas de sensations désagréables
de troubles gastriques, de nausées, de vomissements.
« La tolérance a toujours été parfaite, l’analyse des « urines n’a rien donné de particulier. > ne Li expérience prouve que les urines ne sont pas diminuées, mème lorsque les sueurs se produisent. L’urée totale est un peu augmentée ainsi que l’acide urique, du moins les premiers jours, mais on ne peut dire que la eryogénine ait une action notable sur la nutrition. De même encore on ne saurait affirmer qu'elle ait une action directe sur le système nerveux en dehors des centres thermiques, et si nous avons vu le délire cesser, il est certain que cela était dû à la disparition de la fièvre. Cependant disons en passant qu'on a signalé une ‘action analgésique qui n’est point encore établie, mais que nous avons bien cru remarquer personnellement dans deux cas de névralgie faciale (1). | En somme la cryogénine ne paraît pas avoir d'autre inconvénient qu’une sudation passagère qui se produit surtout chez certains malades et avec les fortes doses. Elle semble posséder les qualités exigées par M. Roger d'un antithermique « abaisser la température sans trou-.
< bler les réactions de l'organisme (2).» Et cependant,
1. D'après le D* L. Cuevaurer (Bulletin gén. de thérapeutique de 30 mars), l’ingestion de cryogénine arrête l'élévation thermique due à la piqûre des corps opto-striés.
2, Rocxr. Maladies infectieuses, Masson, 1902: :
L'opie à l’aide d'observations qui ne nous ont paru nullement probantes, on l’a accusée une fois ‘de produire du collapsus. Maïs lés bains froids donnés d'une:facon inconsidérée. ne le produisent donc jamais ? « Le meilleur .« traitement de la fièvre typhoïde, a dit M. Dujardin- Beaumetz, « est un bon médecin. » On pourrait en dire autant de toutes les maladies. Aussi pourrait-on expliquer ces mauvais résultats par une réfrigération exagérée, c'est-à-dire une dose trop forte pour les malades en question, tuberculeux à la dernière période. - Et dès lors, notre réponse sera facile : « Dans le service du D’ Beaurieux, où plus de cent tuberculeux ou typhoïsants ont été traités par la cryogénine, pas
‘une seule fois on n’a observé ce collapsus. »
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