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la cryogénine administrée plus tard que dans les ças précédents, et la défervescence plus tardive.
Le tracé À a montré l'effet de la cryogénine dans la fièvre de convalescence, nous croyons inutile d'en produire d’autres.
Dans tous ces cas, nous avons donné la eryogénine en cachets à la dose de 1 gramme le premier jour, 0.60 le lendemain, 0.40 centigrammes le troisième jour, puis une dose quotidienne de 0,40, ou 0.20 centigrammes suivant l’eftet produit.
cette méthode, imitée de celle de Dumarest, nous a donné les résultats que nous avons indiqués, mais comme nous ne possédons pas encore la technique parfaite, nous rappellerons celle que M. Huchard a exposée dans le Journal des praticiens du 4 avril 1903 : « On commence par une dose de 50 centigrammes ou bien de 1 gramme et de 1 gr. 50, cette dernière « répartie en deux ou trois cachets donnés à 1 heure « d'intervalle au milieu du jour vers midi et 1 heure ; « on continue cette dose pendant deux jours, puis elle « est diminuée ensuite de 0.10 par jour jusqu’à moitié « dela dose primitive. Si la fièvre ne reparaît plus on « interrompt 1 jour, puis 2, 3. Si elle reparaît on « redonne la cryogénine à une dose de 0.10 plus élevée « que la dose dernière : Le seul inconvénient est les « sueurs que provoque parfois le remède ; mais les « malades se sentent très soulagés. »
Telle est la méthode employée par M. Huchard chez
les tubereuleux, tels sont les résultats qu’il a obtenus. Pour nous, nous avons constamment obtenu chez les typhoïsants une amélioration marquée de l’état général disparition de la sécheresse de la langue, des vomissements, de l’excitation, de l’insomnie, de la
stupeur et souvent du délire.
Beaucoup de médecins ont obtenu des résultats analogues: M. le professeur Cerné, de Rouen, a bien remarqué l’euphorie et la lucidité qui suivent les pri-
ses de cryogénine.
La cryogénine adjuvant des bains froids.
Dans aucun cas,nousn’avons voulu, sans y être obligé
par des complications, abandonner les bains dont les :
malades du service se trouvaient si bien. Toutefois, nous avons souvent cru devoir adjoindre à leur action celle de la cryogénine pour les raisons suivantes :
Lorsqu'il y a dix ans, le D’ Beaurieux prit la direction de son service, il éprouva des difficultés d'ordre intérieur pour donner les bains jour et nuit suivant la technique rigoureuse de Brand. Il pensa, d’abord, à les
donner à une température plus basse, afin d’obte-
nir une réfrigération suffisante pour que les malades.
pussent atteindre le matin sans ascension thermique
trop prononcée. Grâce à des bains à 15° et même 10°,
dans les cas graves, cas pour lesquels on donnait exceptionnellement un bain nocturne, on obtient ce
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résultat que, dans ce service où l’on reçoit les formes les plus graves de la région et où beaucoup de malades arrivent à la dernière extrémité, la mortalité ne fut guère supérieure à celle des statistiques les plus favorables (10.38 0/0 de 1895 à 1904).
On avait ainsi l'avantage de laisser reposer la nuit infirmiers et malades; mais ici Brand défendant sa méthode eût répété : « Peut-on appeler repos l'agitation, « l'insomnie, l'accablement de la fièvre, les soubresauts « des tendons ?... Le vrai moment de repos est celui « qui suit le bain froid. >» Cet argument peut être contestable. Nous sommes heureux cependant de pouvoir y répondre autrement que par des raisons théoriques : car, chez nos malades, il fut presque constamment controuvé. Du reste, chaque fois que les bains diurnes ne produiraient pas un effet suffisamment prolongé, la eryogénine, à défaut d’un bain nocturne, permettrait d'assurer, en même temps que la diminution ou la disparition de la fièvre, le repos de la nuit. Quoiqu'il en soit, voici la marche suivie :
A défaut de séro-diagnostic positif, le diagnostic de dothiénentérie ne fut jamais formulé que si tous les autres signes, y compris la diazoréaction, se trouvaient accentués au point de ne laisser place à aucun doute. Dans ce cas, on donnait de suite un bain toutes les deux heures, à la température de 25° le premier jour, de 20° le second, de 15° les jours suivants, jusqu’à obtention de la défervescence complète, et, dans certaines
formes graves, outre qu'un bain nocturne a élé souvent prescrit, la température a été abaissée sans aucun inconvénient jusqu'à 10°.
La cryogénine, nous le répétons, à été donnée surtout dans Les formes les plus rebelles, et, pourtant, nous sommes arrivés à la statistique suivante :
Sur 20 cas du deuxième semestre 1902, où la cryogénine n’a pas figuré, la défervescence a été observée en moyenne au 23° jour de traitement.
Sur 21 cas du deuxième semestre 1903 et premier 190%, où figure la cryogénine, la défervescence apparut au 19° jour en moyenne.
Qu’eût-ce été si nous avions eu à comparer des cas. d'égale gravité, et si la cryogénine avait été donnée dès le début du traitement? Remarquons en outre, que parmi ces 21 derniers cas, il s’en trouve trois — cas très graves à séro-diagnostic négatif — où la défervescence ne s’est produite qu’au 40° ou 41° jour, et, quatre, les 24°, 27° et 28° jours de traitement ; en sorte que, dans 14 cas, — soit les deux tiers du temps, — nous avons eu la défervescence au 12° jour de traitément en moyenne.
Il serait difficile de publier les tracés de tous ces cas, nous en avons pris deux au hasard parmi les plus récents (Tracé 9 et 10). Ils suffiront à montrer l’évolution ordinaire de la température dans la dothiénentérie avec le traitement combiné, tel qu’il a été employé à l'Hôtel-Dieu d'Orléans. Ainsi que l’ont remarqué
MM, Boy-Tessier et Bruneau, Combemale et Liénard,
= S/e 4 4 4 “2789 Hôtel-Dieu d'Orléans No 9. — Femme B..., 24 ans. Service du D' Braurieux). 2) 30| | 11° T ns 42° 41° 40° J E =:
37° C ; CT SR 3 HSE : SE = 38° = Le LE Eos: LE ë [ ae E RER
+ Séro-diagnostic : positif.
Observation personnelle.
HôteLDieu d'Orléans, N°10.— T..., Anaïs, adulte. (Service du D' Braurreux).
T ns TlAvritA 40 185 49° |
36° LE à
Observation personnelle.