RAD
de Lille, il serait préférable de prendre la température très fréquemment ; mais, ici, on tombe dans un autre écueil et les courbes deviennent difficiles à lire : nous en avons plusieurs de ce genre ; l’une d'elles, prètée par le D' Hortolès de Montpellier, et que nous regrettons de ne pouvoir reproduire, permet. cependant des déductions intéressantes après un examen attentif :
1° Les chutes de température produites par une même
dose de eryogénine, sont surtout prononcées, lors-
qu’elles ont été précédées de bains ou de doses de quinine qui n'avaient cependant produit aucun effet apparaissant sur la courbe ; il y a là un phénomène inexpliqué.
2° La chute de température ne dure-pas généralement plus de quelques heures. :
En somme, il serait préférable, au lieu de deux températures prises à heure fixée d'avance, d’avoir, outre les maxima et les minima, la moyenne quotidienne, ou les moyennes du matin et du soir, tirées d’un grand nombre de notations.
Cette façon de prendre la température permettrait, en outre d'une vue plus juste de son évolution, un
dosage plus rationnel du médicament, comme dans
certaines méthodes, on fait pour les bains ; du reste
c'est avec raison, selon nous, que certains médecins préfèrent ne pas viser à l’apyrexie complète.
Qu'on nous pardonne d'exiger tant de précision. Dans impossibilité où nous nous sommes trouvé de l’obtenir, nous souhaiterions d’en voir d’autres y arriver.