INTRODUCTION
Après les services rendus par la méthode de Brand- Glénard, il pourrait paraître téméraire d'aborder un pareil sujet ; et pourtant, pour tous ceux qui ont vécu au milieu des populations rurales, il est indiscutable que les médications (hydriatiques ou autres) ne seront jamais trop nombreuses pour répondre à des situations . infiniment variées.
Théoriquement, il est toujours intéressant de com-
parer laction des médicaments avec celle des bains froids ; et le D' Glénard qui l’a fait plus d’une fois (1) nous < encouragea vivement à présenter une thèse sur le traitement de la fièvre typhoïde par la cryogénine » dans l’idée que nous nous placerions au même point
de vuë, ce que nous n’avons pu faire. Nous eussions
J. Franrz-GLÉéNaRD. Valeur antypirétique de l'acide phénique, dans le traitement de la fièvre typhoïde. Delahaye et Lecrosnier.
avec la même sincérité.
d’ailleurs conclu à la supériorité de l’une ou l'autre méthode sinon avec la mème satisfaction, du moins En attendant cette étude comparative nous restons persuadé de la supériorité de la balnéothérapie et nous croyons aussiqu’à défaut des méthodes d’immunisation « l'hygiène publique saura supprimer la fièvre typhoïde « avant que la thérapeutique ait supprimé les bains froids (1). » sd Quoi qu'il en soit, on trouve formulée dans le Traité de médecine de Brouardel et Gilbert cette idée « que « nulle des méthodes actuelles de: traitement de la « dothiénentérie ne peut prétendre s'imposer absolu- « ment, aucune ne réalisant le traitement spécifique. » Notre maître, M. Merklen, a pu dire d'autre part (2) : « L'histoire de l’antipyrèse médicamenteuse conduit à « plusieurs conclusions intéressantes. Elle démontre « d’une manière péremptoire la nécessité de’ lutter « contre la fièvre puisque indépendamment d2s abais- « sements thermiques Îes antipyrétiques déterminent « souvent la disparition des accidents cérébraux, un « mieux être général, et le retour de l'appétit.» Cela revient à dire que dans les cas exceptionnels où les bains froids sont contre-indiqués ou insuffisants
pour lutter contre le symptôme fièvre, ‘il faut chercher
1. Franrz- Gin. Anlipyrine ou bains froids. Masson 1888. (Extrait du Lyon médical).