‹ Cryogénine et Fièvre TyphoïdeChapitre 9 sur 20 · Thèse de Bordeaux, 1903. Observation V · texte numérisé non relu

Thèse de Bordeaux, 1903. Observation V

Boutteville 2

qui explique que l’abaissement thermique puisse persister plusieurs jours après la suspension du médicament, surtout s’il était administré depuis longtemps. Après une prise isolée, la réaction disparaît vite (30 heures) et l’abaissement de la température est plus

fugace.

L'action de la eryogénine sur les divers appareils de |

l’économie est également négligeable : Les appareils respiratoire et circulatoire ne paraissent pas influencés.

Le sang des malades dont nous parlions plus haut, et aussi le sang d’un sujet sain agité avec une solution de cryogénine ont donné au spectroscope les bandes de l’oxyhémoglobine, réductible- par le sulfhydrate d’ammoniaque. Au point de vue histologique, M. Carrière n’a pu noter qu’une légère leucocytose, augmentation deslymphocytes et des éosinophiles, diminution des polynucléaires.

L'appareil digestif n'est pas davantage atteint, ce qui s’explique parce que la cryogénine, qui d’ailleurs n’aaucune actionsur les digestions artificielles « in vitro», n'est nullement irritante pour les tissus avec lesquels elle se trouve en contact.

Nousavons même noté souvent lacessation de vomissements, et constamment un retour de l’appétit dû à ta disparition de la fièvre.

Rein. — Les voies d'élimination sont sauvegardées :

la cryogénine ne ferme pas le rein. Nous ne saurions

mieux faire que de résumer ici l’observation de Masseguin (4).

(er F. de convalescence de dothiénentérie N°1. Fem. P.Æ.25 ans. (D: Masseeun de Montpellier),

.« Il s’agit d’une malade ayant fait une fièvre d’allure « sévère. Le dixième ou douzième jour de la maladie,

« elle a des crises urémiques probablement dues à une « insuffisance rénale relevant d’une néphrite antérieure, « causée par une intoxication par les champignons. « Hémorrhagie intestinale le quinzième jour de la fièvre, « Bains froids. Défervescence longueet lente. Apyréxie « le vingt-septième jour. » | Au quarantième jour, fièvre de convalescence atteignant 39°5 quarante-huit heures après et traitée par la

cryogénine (voir tracé 1).

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