‹ Cryoscopie et Conductibilités Électriques des Solutés Aqueux Pharmaceutiques et des Eaux MinéralesChapitre 17 sur 26 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

1° Solutions aqueuses officinales de non-électro-

lvtes ; => Solutions aqueuses officinales d’électrotlytes ; 3° — de sirops officinaux ;

—- de sucs officinaux ; — d'extraits officinaux ; 4° Eaux distillées et eaux communes ; Hydrolats ; Eaux minérales; ù 5° Colloïdes : médicaments colloïdaux ; — eaux minérales et colloïdes ; 6° Expériences sur l'influence de la radioactivité sur la conductibilité électrique des solutés aqueux.

S 1. — Conductibilités électriques des solutions aqueuses de non-électrolytes officinaux.

Voici nos résultats pour un certain nombre de ces substan-

ces :

Eau chloroformée du Codex C = 0,0886

Hédeamphrée du Codex, 7,401 0 et Ge 0,0808

5o RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

Esuodée;du :Codexr.ii 20 SENIOR Solution de formol du Codex . 0,03310 Norerss

Solution de saccharme ——:

de N 3/42 à Ne saccharose : ——— . C — 0,0106 100 ‘ 1.000 NS" r:00 , — glucose ren. C = 0,0100 100 1.000 — lactose N 3,60 e ro è ASS LOU CETO vit 100 ‘ 1.000 ; , qu | EU E »

Trional, solution à —-— équiv. en C = 0,0290 100 1.000 Fit MEN e RUE 1,87 sea ; Antipyrine, solution à ÉquIv. ———.. . C — 0,0232 100 1.000 à MR NNEX A ALAR £ Pyramidon, solution à à LL RU VE C — 0,0228 Urée, solution à 1 gramme p. 1.000. . . . © — 0,0063

1 AE che Solution au cree de glycérine de Price chimi-

quement pure 4 30/0 EN ES MERE 00 NEA 1 EE Solution au 55 de glycérine commerciale

AO LU CR Li et EE On ET D OP UE

Solution au de glycérine industrielle

blonde à 28°, dite glycérine russe . . . . C — 0,566

Les résultats précédents montrent la faible conductibilité des différents solutés de non-électrolytes qui ne doivent même cette conductibilité qu’à des impuretés probables. Les expériences portant particulièrement sur les trois derniers échantillons de glycérine pure, commerciale et industrielle montrent très apparemment que la conductibilité du produit est en relation inverse de sa pureté.

CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE DES SOLUTIONS AQUEUSES Di

$2.— Conductibilités électriques de solutions aqueuses d'électrolytes officinaux.

Si nous expérimentons sur les solutés électrolytiques inscrits au Codex, nous trouvons :

Liqueur de Labarraque:: : -: .:.%.:. C—:1,2006 D PO NIORT EN DL ee a Cf ONS A PRES OAI Une LE Mr ES CR OS TAS ÉVAN ARE lens n TL Ti0 EE 6,050 Eau boriquée du Codex 3 100 . . . . C—o,1726 Acétate d’ammoniaque du Codex . . , C=1,1100

Les coefficients ainsi obtenus pour des solutions de, formule parfaitement définie peuvent être donnés comme une constante caractéristique de leur valeur.

D'autre part, si nous expérimentons des solutions médicamenteuses simples titrées, nous avons :

Solution au — de chlorhydrate de morphine (marque Smith). C9 Solution au . de chlorhydrate de morphine (P. C). C = 1,393.

Solution au —— de chlorhydrate d’héroïne (marque Merck). Cr our Soltioe au — de dionine {chlorhydrate d'éthyImorphine). C— 1,399.

Solution au — de chlorhydrate de cocaïne (Merck). Cet ho0

y2 RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

Les nombres précédents étant très voisins les uns des autres, on voit que les coefficients de conductibilité électrique peuvent indiquer approximativement le degré de dilution des liqueurs, mais ne suffisent pas pour reconnaitre la nature chimique des solutions pharmaceuliques de propriétés différentes.

Pour la même raison nous donnerons, à titre de document simple, les coefficients de conductibilité électrique des solutions médicamenteuses suivantes :

Sel de Seignette :

à \ À 21,82 Solution à ——. Equiv. — ; 100 1.000 CU, 022 Phosphate acide de soude :

: { N : eg" 58 Solution à . Equiv. — à 100 1.000 C— 1,472 Benzoate de soude de benjoin :

À Re EN ; 18r Solution à —.Equiv. — SRE 100 1.000 -C—= 0,583:

Benzoate de soude du commerce :

; N : 15 Solution à —.Equiv.— an 100 1.000 C=0,57 Sulfate de spartéine :

: N . g" Solution à — .Equiv. se + 100 1.000 C=,62/ Ürate de soude :

< 1 Solution au ——, 1.000

SIROPS OFFICINAUX 53

Azotate d’urée :

£ ; vel Solution au :

000" CSS) Acide urique :

Solution au C— 0,024.

Acide hippurique :

Solution au : k 1,000 Ga:o05 1:

On voit, par ces deux derniers nombres, combien ces solutions d'acides organiques sont moins bonnes conductrices que les solutions des sels.

$S 3. — Sirops cfficinaux. Sucs officinaux.

Extraits officinaux.

Sirops.

Pour l'exactitude et la commodité des manipulations, nous avons mesuré non les sirops eux-mêmes, mais des solutions de sirops composées de :

MOD NET ET Faudistilléepure te 0478

Les sirops se classent, au point de vue des résultats obtenus, en 3 groupes :

Mn der 2h = FES 2 z te

1° Sirop dont la base n'est pas un électrolyte.

Solution de sirop de sucre du Codex au Z

5 Nous avons eu : C = 0,085.

Solution de sirop de gomme du Codex au 7

C — 0,069 Solution de sirop de codéine du Codex au ?

C= 0,076 Solution de sirop d’éther du Codex au À

2° Sirop dont la base est constituée par des électrolytes.

Solution au . de sirop de lactophosphate de chaux du Codex. un

Solution au 7 de sirop de phosphate acide de chaux du

Codex.

Solution au 7 de sirop de chlorhydrophosphate de chaux du

Codex.

1 3 à Solution au 7 de sirop de cerises du Codex.

Solution au 7 de sirop de groseilles du Codex.

SIROPS OFFICINAUX 55

ST mn dt Ce es PT EN ee à

d 1 Ù Solution au 7 de sirop de mûres du Codex.

C—1,/440 £ 1 À è Solution au -, de sirop de citron du Codex.

% (a Se 3° Sirops mixtes.

Solution au 7 de sirop de valériane du Codex. + (== 067100:

DO 1 ; sert Solution au ; de sirop de quinquina du Codex. % 1 Q 1 Q ‘4 , Solution, au - de sirop d'écorces d'oranges amères du Codex. Œ

Couss.

Les tableaux précédents montrent l'intérêt des résultats trouvés.

Le premier groupe, dont la base n’est pas une solution d’électrolyte, présente de faibles coefficients de conducübilité électrique sensiblement voisins et variant de C—a/DaG=0,08.

Le deuxième groupe, dont la base est constituée par des mélanges d’électrolytes sels et acides minéraux ou organiques, s'en différencie très neltement par des coefficients beaucoup plus élevés qui sont évidemment en rapport direct avec les coefficients de conductibilité

électrique des composants.

Le troisième groupe de sirops mixtes, dont la base est en général une solution d'extraits ou des décoetés, se groupe autour de coefficients moyens, intermédiaires, entre ceux des deux grandes classes précédentes.

La méthode nous donne donc, ici, des indications générales intéressantes.

Sucs.

Si, par exemple, nous prenons différents sucs officinaux, tels que les sucs de groseilles, de cerises, de mûres, de coings, de framboises, etc., préparés conformément aux indications du Codex, et si nous cherchons leur coefficient de conductibilité, nous obtenons les résultats suivants :

Produits provenant dela Pharmacie centrale de France.

Sue de groseilles. "54-75 -PDensité rot" CC 12810 Li LCCPISES NS: Us RL =) 143-0260 :7C=411/%08% Mo NUrCS es De MR OS RO 9,208 Se DEP PT UNEES CLASSE 24, 41.080 C9; 072 —.. framboises. . . . — . —1.042 C—10;100 ATOME TE EE ir ed, 040 LC 00

Nous constatons qu'aucune relation n’existe entre les densités et les coefficients trouvés. Les fortes conductibilités sont dues à la présence d'une forte proportion de sels et d'acides organiques. Les écarts de coefficient sont relativement assez considérables d'un suc à l’autre; mais nous avons, d'autre part, constaté que pour un même suc, le suc de groseilles, le coefficient propre variait lui-même notablement, selon la provenance, la qualité,. la maturité des fruits, etc.

Ainsi :

Suc de groseilles (provenance Dijon). D.1.026 C—11,260 Suc de groseilles (provenance Nantes)... D. 1.020 C— 11,640

La méthode de ces conductibilités ne peut donc donner, avec ces produits, que des indications générales.

Extraits. Solutions aqueuses au Se

En opérant de même sur cette catégorie de produits, nous avons pour leurs solutions au 1/100 les indications suivantes :

Extrutmou d'opium (Codex): 7070. ii CE 0,816 — de quinquina (Codex): 717.7..." C—o,80 — d'ergot (Codex) . . . est et = 0:020 — de valériane:(Codex). ::° . ..!"C=o,8ro

Les nombres très voisins ainsi trouvés nous montrent que, dans le cas de solutions officinales d'extraits, la méthode donne un renseignement générique, mais ne per met aucune distinction spécifique.

$ 4. — Eaux.

1° Eau distillée et eaux communes.

L'eau distillée n'est pas conductrice lorsqu'elle est chimiquement pure et exempte de gaz en dissolution (1). Toutefois, en pratique, on constate qu'elle est très légèrement conductrice et peu d’explications satisfaisantes semblent avoir été données.

Certains auteurs prétendent que cette légère conductibilité est due à des traces infimes soit de silice, soit

(1) FoussEREAU, Comptes rendus XCIX, 80.

de sels métalliques provenant des récipients avec lesquels elle a pris contact.

Quoi qu'il en soit, sinous cherchons à calculer la conductibilité de l’eau distillée, nous constatons qu'il suffit d'ajouter des traces d'impuretés quelconques à un volume même relativement grand d'eau pure pour voir celte conductibilité, qui était presque nulle devenir très sensible après cette addition.

Cette constatation nous amena à prévoir l'intérêt que pouvait présenter l’examen d'une assez grande variété d'eaux au point de vue de leur conductibilité électrique.

Pour la recherche de la conductibilité des eaux diverses expérimentées en raison de l'ordre de leur dilution nous avons choisi comme terme de comparaison

la solution de chlorure de potassium au

d'équi-

valent par litre, dont la conductibilité propre est

égale à 0,107 (la conductibilité de la solution de KCI à-—

d'équivalent par litre étant prise comme unité). D'abord, nous avons pris comme échantillon une eau distillée du laboratoire.

Elle était depuis quelques semaines dans un vase spécial émaillé à l'abri des poussières du dehors, mais certes en contact avec les émanations gazeuses diverses provenant des réactions obtenues dans la salle. Les résultats trouvés ont été les suivants.

Tube étalon A: KCI—0,0745. . résist. en ohms. 170 ohms Tube:B : Eau d'expérience. :: 7 4%", «5%. 10.970 0hms D'où :

D'autre part, l'eau distilléc qui a servi pour nos solutions d'expérience, et préparée spécialement avec toutes précautions, a donné un résultat encore plus faible :

chiffres en concordance sensible avec les coefficients de conductibilité des meilleures eaux distillées essayées. Les résultats pour les eaux communes sont non moins intéressants. Pour l’eau de Seine par exemple : 1° Un échantillon prélevé en juin 1907, la Seine étant en cours normal, a donné le coefficient suivant :

Tube étalon À: KCI = 0,0745 … . . .:. . - 1.990 ohms Tubek-Fautde Seine em er 0. 110 ohms D'où :

— PS2 < 2000! =— Co 1071, 142 NX Gao — 0,0264

En raison des impuretés salines qu'elle contient, cette eau offre une conductibilité environ vingt fois aussi forte que l’eau distillée bien pure.

Le titre hydrotimétrique était 14°,6.

2 Un nauvel échantillon prélevé le 7 mars 1908 a donné :

Tube. étalon A : KCI—0,0745 ., . . . . 2.360 ohms. Tube B : Eau de Seine décantée . . . . 8.750 ohms. D'où : s :

Loos 142 XX Si 0,0329

Le titre hydrotimétrique élait 169,2.

La Seine élait en forte crue (eau très trouble).

3 Ayant, d'autre part, opéré sur un échantillon d’eau de Loire (prélevé à Blois) en juin 1907 (cours normal), nous avons eu :

Tube étalon A : KCI=0,0745. . . . . 1.820 ohms. Tube B : au de Loire: 13 ME 9 28DioMne

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