SES
Vals (Saint-Jean). . . ve 2,1510 —=11,9987 Contrexeville (Pavillon). . . 2,38/40 = 011707 ANriteP(Ssléelr ter 7 2,7260 C= 1,6439 Saint-Galmier (Badoil). . . 2,8090 C2 1,901 Bourboule (Choussy) . . . D,0212 C= 5,540 Nachy-(Célesins) 44 7, 8,2440 = 4,491 Châtel-Guyon (Gübler). . . 8,3980 C— 6,090 Vichy (Purgatif) . :: . ,. 146,937 C = 34,292
Comme pour l'application de la méthode cryoscopique, nous constatons que le coefficient C varie dans le même sens que le taux de minéralisation, sans qu'il y ait toutefois proportionnalité exacte. Nous répéterons que les eaux minérales étant des solutions aqueuses complexes de sels minéraux plus ou moins dissociés et de conductibilités électriques souvent très différentes, un tel résultat était à prévoir.
Nous étudions plus loin plusieurs causes qui infirment très sérieusement la valeur du coefficient de conductibilité électrique des eaux minérales.
$ 5. — Colloïdes.
Certaines solutions de médicaments spéciaux qui ont pris droit de cité en thérapeutique nous ont semblé intéressants à étudier au point de vue conductibilité électrique.
Ce sont les médicaments colloïdaux.
Graham a donné le nom de colloïdes aux corps qui, mis en solution, ne peuvent pas dialyser. Ce terme a été
7h RECHERCHES EXPÉRIMENTALES
opposé à celui de cristalloïdes, destiné à désigner les substances qui, comme les sels, traversent facilement la membrane du dialyseur.
Il est toute une série de corps qui ne peuvent exister en solution dans l’eau qu'à l'état colloïdal : tels sont l’albumine, la gélatine, la pectine, la dextrine, etc.
A côté de ces corps, on en connait d’autres, lels que le sulfure d’arsenic et divers sulfures métalliques, absolument insolubles dans l’eau, mais qu’on peut cependant obtenir en suspension, tellement fine et durable dans ce liquide qu'on peut se demander si on se trouve en présence d'une suspension de particules excessivement petites ou d’une véritable solution (1).
Une solution de sulfure d’arsenic colloïdal, par exemple, peut être constituée par des grains tellement petits que les microscopes les plus puissants ne permettent pas de constater l'existence de ces grains qui ont
1 Rare une grandeur de l’ordre du re de millimètres. De
même pour les solutions d’or colloïdal ou d’autres métaux colloïdaux. Mais en employant la méthode de l’ultramicroscope (éclairage latéral de la préparation au moyen d'un prisme permettant de donner aux particules existant dans la solution une luminescence propre), on voit que ces solulions se présentent sous la forme d'un semis de points lumineux, animé de mouvements browniens (2).
C'est pourquoi on définit actuellement les colloïdes : des suspensions de particules ultramiéroscopiques.
(1) Vicror Herr et ANDRÉ MEYER, état actuel de nos connaissances sur les colloïdes. Revue générale des sciences.
(2) Méthode Siedentopf et Zsigmondi ; méthode Cotton et Mouton. Les ultra-microscopes et objets ultra-microscopiques.
COLLOÏDES VE)
Les solutions colloïdales sont donc des pseudo-solutions.
Préparation. — Les colloïdes minéraux se préparent de deux façons :
1° MÉTHODES cHimiQuEs. — Les méthodes chimiques s’appliquent :
a) Aux hydrates : L'hydrate de fer colloïdal, par exemple, s'obtient par dilution de l’éthylate ferrique dans un grand volume d'eau. Il se forme de l'alcool éthylique et l'hydrate de fer reste en solution eolloïdale.
b) Aux sulfures : On fait agir l'hydrogène sulfuré sur une solution saline. On purifie par dialyse le colloïde obtenu.
Ainsi s obtiennent les sulfures colloïdaux de fer, de cuivre, d'arsenic, etc.
c) Aux métaux : L'argent colloïdal chimique s'obtient, par réduction d'une solution de nitrale d'argent à l’aide d’une solution concentrée de sulfate de fer et de citrate de soude. Le liquide obtenu est purifié par dialyse.
L'or colloïdal s'obtient en réduisant lentement une solution de chlorure d'or par l'aldéhyde formique.
2° MÉTHODE PHYSIQUE. — La méthode physique n’est applicable qu'aux métaux colloïdaux. Elle consisté dans l'emploi de l'arc électrique qui, jaillissant entre deux lames d’un métal donné plongées dans l’eau, détermine une pulvérisation extrême, ultra-microscopique du métal des électrodes, et la formation d’un système colloïdal. Ce procédé est dû à Brédig (1).
Ces colloïdes physiques à l'état pur ne renferment abso- * lument que le métal à l’état colloïdal et l’eau distillée.
(1) BréniG, Les Ferments métalliques.
Pour l'usage thérapeutique, on procède à leur stabilisation et à leur isotonisation.
Propriétés électriques des colloïdes. — Une propriété absolument générale appartenant à tous les colloïdes, est leur charge électrique. Les granules ultra-microscopiques de toute solution colloïdale sont chargés d'’électricité. Cette charge varie et en grandeur et en signe d’un colloïde à l’autre. On distingue ainsi les colloïdes en positifs et en négatifs. Les positifs, tels que le fer colloïdal, l’hémoglobine, la pepsine, la mucine etc., sont composés de granules, chargés d’électricité positive.
Les colloïdes négatifs, tels que l’argent, l'or, le platine, le palladium, le sulfure d’arsenic, le glycogène, la lécithine, l’'amidon, l’albumine de l'œuf, etc., sont composés de granules chargés d'électricité négative.
Cette charge électrique est caractéristique de chaque colloïde, et c’est en grande partie d'elle que dépendent les réactions produites par les colloïdes.
D'ailleurs, dans une communication, faite le 13 avril 1908 à l’Académie des sciences, par MM. André Mayer et Ed. Salles, sur le transport électrique des colloïdes inorganiques, les faits suivants ont été vérifiés, en prenant le trisulfure d’arsenic comme exemple:
1° Le transport électrique comporte une certaine mise en train; |
2 L'action qui le détermine croît progressivement jusqu’à une certaine limite;
3° Les granules colloïdaux semblent grossir et se ralentir, à l'extrémité de la colonne voisine de l’électrode de signe contraire, et au contraire, diminuer de grosseur, se désagréger et s’accélérer, à l’autre extrémité ;
COLLOIDES vil
EU ÉA ENN pt Rae
4° Ces phénomènes sont corrélatifs d’une mise en liberté d’électrolytes. Ces auteurs pensent que le transport du colloïde dépend du transport des ions de ces électrolytes. De plus, dans le cas du colloïde inorganique pur dialysé, ces ions ne préexisteraient pas ; ils se formeraient après l’établissement du courant.
Mais voyons quels sontles résultats de nos expériences sur différentes solutions colloïdales usitées en pharmacie.
EXPÉRIENCES SUR LA CONDUCTIBILITÉ DE SOLUTIONS AQUEUSES COLLOÏDALES PHARMACEUTIQUES
En prenant pour base de comparaison la solution éta-
lon de KCI à :
| 1.000 les solutions suivantes :
d'équivalent, nous avons opéré sur
Pour chaque expérience, la lecture définitive n’a été faite à l’électromètre qu'après 15 minutes de mise en train.
A. — Colloïdes organiques.
1° Solution au d’albumine chimiquement pure, dite 1.000
albumine végétale (marque Byla).
d'albumine d'œuf pure (marque
> Solution au — 1.0
Byia). , == 000208
3° Solution au d'amidon de blé (faite à chaud).
4° Solution au re d’hémoglobine pure (marque Byla).
de gomme arabique vraie.
5° Solution au :
B. — Colloïdes métalliques, préparés par l’arc électrique (méthode de Brédig).
1° Electrargol (Clin).
Solution d'argent colloïdal électrique stabilisé (dosant 0,95 d'argent résiduel, soit à l’état métal, soit à l'état d'hydrure).
2 Electraurol (Clin).
Solution d’or colloïdal électrique stabilisé (dosant 0,25 d'argent résiduel, soit à l’état de métal, soit à l’état d'hydrure).