NE C
Ces différences sont intéressantes à noter.
Il serait possible, peut-être, d'expliquer les différences 1et3 par la disparition avec le temps de la radioactivité initiale de l’eau, radioactivité qui, on le verra au paragraphe 6, tend à disparaître rapidement, en amoindrissant le coefficient de conductibilité électrique. Mais les résultats 2 et 4 nous montrent que la quantité de colloïdes minéraux a considérablement diminué.
En effet, en retranchant du résultat 1 : 6,480 le résultat 2 : 6,086 Nous avons : C— 0,394
qui représente le coefficient de conductibilité de la partie colloïdale dans l'eau jaillissante.
. En répélant cette même opération, c’est-à-dire :
En retranchant du résultat 3 : 6,ogo le résultat 4 : 6,040 Nous avons : C— 0,050
qui représente le coefficient de conductibilité de la parte colloïdale dans la même eau commerciale de date plus ancienne.
Or, nous avons vu, plus haut, que la conductibilité
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- des solutions colloïdales minérales ou mixtes étaient en rapport direct avec la quantité de colloïde.
Les chiffres précédents prouvent donc que peu à peu, sous l'influence du temps, la proportion de colloïdes contenus dans une eau minérale va en diminuant.
Nous pensons qu'il y a lieu de rapprocher l’altération d'une eau thermale avec le temps, et spécialement la diminution de sa teneur en matières colloïdales, avec la modification de ses propriétés thérapeutiques.
C'est là une constatation, qui, à notre connaissance, n'a pas encore été faite jusqu'ici et qui nous paraît de nature à jeter un Jour nouveau sur lappréciation de la valeur thérapeutique des eaux minérales. Il nous semble que les analyses faites jusqu'ici, et qui se bornent à mesurer la quantité pondérale des éléments contenus dans les eaux minérales, ne donnent sur celles-ci que des renseignements insuffisants.
Nous avons montré plus haut que lon obtient des indications beaucoup plus complètes, si l'on a soin d'indiquer la proportion de chaque élément qui se trouve à l’état colloïdal.
Nous appelons donc toute l’attention des chimistes et des hydrologues sur la nouvelle méthode d'analyse que nous proposons 1CI.
$ 6. — Expériences sur l'influence de la radioactiviié « induite » de solutés aqueux dans la détermination de leur coefficient de conductibilité électrique.
C’est en étudiant la question de la puissance thermale des eaux minérales, que nous avons été con-
duit aux recherches expérimentales simples suivantes : Ayant pris 500 centimètres cubes d’eau distillée chimiquement pure, de conductibilité électrique :
nous les avons placés dans un vase à précipité, fermé et soigneusement lavé à l'alcool puis avec cette même eau. Nous y avons fait plonger un petit tube scellé à la lampe renfermant o gr. 50 de sel radifère (chlorure double de radium et de baryum, de radioactivité : 1,000). Après un séjour de 24 heures, nous avons constaté que cette même eau distillée avait pour coefficient de conductibilité électrique :
Après 50 heures de contact, nous avons trouvé :
Co 0s0:
Après 100 heures :
Après 10 jours :
Après 100 jours :
Le maximum de conductibilité acquis par le rayonnement radioactif est nettement atteint, après 10 jours de contact, puisqu'il ne semble pas avoir varié jusqu'à : 100 Jours.
D'autre part, ayant retiré le tube radifère du vase à précipité renfermant l'eau radioactive, nous avons attendu 100 heures, pour mesurer de nouveau sa conductbilité électrique.
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Nous avons eu alors :
Et après 30 jours :
Ya mn A 1 De même, ayant opéré sur la solution de KCI au d'équivalent pour laquelle C — 1, nous avoas constaté, après 100 heures de contact: