‹ Cryoscopie et Conductibilités Électriques des Solutés Aqueux Pharmaceutiques et des Eaux MinéralesChapitre 4 sur 26 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TECHNIQUE CRYOSCOPIQUE

Le principe en est des plus simples. Il suffit pour faire l'expérience d’avoir un thermomètre sénsible au 1/50 de degré et un mélange refrigérant. Un tube à essai court d’un diamètre de > à 3 centimètres et portant vers sa partie supérieure une ouverture latérale, appelé tube laboratoire, reçoit le liquide à cryoscoper. Le thermomètre maintenu par un bouchon perforé plonge son réservoir au sein du liquide et un agitateur disposé de la même façon permet de brasser le liquide. Enfin un tube de plus large diamètre soutient le cryoscope, de façon à isoler parfaitement le système. L'ensemble de ces tubes ainsi montés est porté dans un mélange réfrigérant convenablement choisi et placé dans un vase muni d’un robinet d'écoulement latéral.

La conduite de l'opération est des plus faciles. Dès que l'expérience est complètement disposée, on constate que, grâce à l'isolement produit par le tube protecteur, la descente de la colonne mercurielle indique un abaissement régulier de la température.

Lorsque la température est descendue au-dessous du point de congélalion, on agite continuellement et au

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besoin on projette dans le liquide en surfusion un fragment de glace.

Instantanément la congélation se produit, la colonne de mercure remonte et se fixe en un point qui est le point cryoscopique cherché, que l'on doit lire très exac-

tement sur l'échelle thermométrique à l’aide d'une loupe.

Pour toutes les précautions à prendre afin d'éviter les causes d'erreur pour la vérification du zéro thermométrique et la correction des surfusions, nous renvoyons aux auteurs spéciaux et particulièrement au mémoire de M. Ponsot (1).

(1) Bulletin société chimie, 1897.

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