‹ Cryoscopie et Conductibilités Électriques des Solutés Aqueux Pharmaceutiques et des Eaux MinéralesChapitre 6 sur 26 · CLASSIFICATION DES RECHERCHES EXPÉRIMENTALES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

1° Solutés aqueux de non-électrolytes: e 2° Solutés aqueux d’électrolytes (sels, acides, bases); 3° Eau, eaux distillées, eaux minérales;

4° Sucs;

9° Extraits : solutions titrées, extraits fluides.

Si. — Solutions aqueuses titrées de non-électrolytes.

Voici les températures de congélation A° exprimées en degrés centigrades que nous avons observées :

1° Antipyrine, P. moll. — 188.

À 1 Lens La solution au —— antipyrine Knorr donne. . A——1°,72

; 1 ces La solution au —— antipyrine dite analgésime GEL ete VC NIORT EE EE EL PO D

Ces deux produits, chimiquement semblables, présentent la même constante cryoscopique.

20 Méthylacétanilide (ou exalgine), P. moll. — 147. Fatohition au donne 4 LI ; A 19:92 3° Hydrate de chloral, P. moll. — 165,5.

La somtionau donne. . '... . A. 1°,69 4° Hypnal (chloral-antipyrine), P. moll. = 353,5.

3 1 3 La solution au Eee donne en OMAN RER Me 100

Pour ces deux substances qui ont une fonction chimique et une relation pharmaceutique très voisines, mais des P. M. différents, nous trouvons deux résultats sensiblement différents.

Ces quelques exemples suivent d’une manière satisfaisante la loi de proportionnalité de Blagden.

5 ; ; 5° En opérant sur des solutions à —— de différents {annins

nous avons eu :

12 Tannin de Merck 22 RE RAA A EN » Tannin à l'alcool du'Codéx. 2.7 TARN) 3° Tannin à l'éther (de Pelouze). :::. 1 A5

On voit par là que la cryoscopie accuse les différences qui existent entre les divers tannins suivant leur mode de préparation.

6° Gommes:

ù 5 Solution de gomme arabique à RS SE A =— 4,41 VA ï Solution de gomme adragante à —— . . . . A—--:1°,04 | 100

Là encore la méthode met en valeur la différence de constitution des éléments étudiés.

7° Mannes :

Nes ee ae S Solution à s de manne purifiée (Genevois) . A ——1°,10 é

POULE Solution à

de manne larmes (Codex). . . A—— 1°,05

Solution à ne de manne sortes (Codex) . . . A——6°,96

SOLUTÉS AQUEUX D'ÉLECTROLYTES 25

Les résultats nous mdiquent ici des variations proportionnelles à la pureté des produits.

$& Eau chloroformée saturée du Codex. . . A——1°,62 9° Eau camphrée saturée du Codex . . . . — — 0°,38

Pour ces derniers produits qui correspondent à des formules définies, par le Codex, les coefficients variables obtenus peuvent être considérés comme des constantes spécifiques.

Nous pouvons conclure que la méthode cryoscopique donne dans tous ces différents cas des indications utiles.

$. 2 — Solutés aqueux d'électrolytes.

En examinant les solutés aqueux dont la formule est établie par le Codex nous avons obtenu les coefficients suivants :

1° Teinture de Mars tartarisé du Codex . . A ——°,81 2° Liqueuride, Lâbarraque:.. 2 01, 1% = — 2°,92 3°. Solution boriquée.du Codex . .:., 41, ..4—=—3%9,96 4° Eau sédative du Codex . . . . . . . A—/°,356

Ces solutés, dont la concentration est relativement considérable, ont des coefficients assez élevés.

se Lriqueur de Fowler-da Codex 1: NA A%12

Cette préparation, de très faible concentration minérale, doit l'élévation de son coefficient cryoscopique à la présence de l’alcool qui entre dans sa préparation.

Quoi qu'il en soit, chacun de ces nombres peut être considéré comme une constante caractéristique de chaque produit.

D'autre part, en expérimentant sur des solutions titrées

pharmaceutiques d’un emploi fréquent, nous avons obtenu les résultats qui suivent :

Solution de chlorhydrate de morphineau pese À — — 0°,022 Solution de chlorhydrate de cocaïne au ra A —— 0°,021 Solution de chlorhydrate de narceine au ee. A — — 0°,021 Solution de sulfate basique de quinine — A pe 0°,026 Solution de sulfate acide de quinine a. A = — 05,023 Solution de sulfate de strychnine ee. A — — 0°,095

Les abaissements des points de congélation sont ici relativement faibles en raison de la grande dilution des liqueurs. Ils sont voisins entre eux et ne peuvent donc servir qu'à reconnaître d'une manière approximative l’ordre de dilution de la liqueur, mais non sa composition. |

S 3. — Hydrolats.

Le Codex nomme hydrolats, des eaux chargées, par distillation, des principes volatiles des végétaux.

Leur préparation se fait soit par distillation à feu nu, soit par distillation à la vapeur.

Leur composition chimique est encore très obscure, leur élément principal est le plus souvent une huile essentielle. On y rencontre généralement aussi différents dérivés aromatiques, des acides et des bases volatiles,

HY DROLATS Pr

re EPP EE RER #

tels que les acides prussique, valérianique, benzoïque, etc., l’ammoniaque même.

En plus de ces principes, ils contiennent encore des produits organiques, complexes, trop indéfinis, pour être caractérisés.

En général, la proportion des corps dissous dans les eaux distillées pharmaceutiques, est toujours très faible.

Si nous expérimentons les hydrolats préparés par distillation à la vapeur, nous trouvons pour 4 les valeurs suivantes :

Eau de fleur d'oranger (du pays) . CA et ES DU Eau de fleur d'oranger (du Midi) . . . . . A —— 10,42 Eau de menthe . À — — 1°,42 Eau de roses. A 11038 Eau de mélisse . . X EME EN AE EN 7100) Eau de tilleul . . . A — — 1°,40

Avec les hydrolats préparés par distillation à feu nu, nous avons :

Eau de laurier-cerise (du pays) . .: . . . A=—— 1°,68 Eau de laurier-cerise (du Midi}. -. :. . . . A——:1°66 Solution d’acide cyanhydrique LR A as M D 1.000 Pan deniers Mr rl ur CA AE 0 aide tea em ee nn UE OA 108 PACA lle eee Co TE Da he AA AN 72 RO RO ee nc ist Le pe Aa 906

Il est intéressant de constaler que les coefficients cryoscopiques des hydrolats officinaux varient entre des limites assez restreintes, entre — 1°,38 à — 1°,72. Nous noterons la différence sensible entre les eaux dis-

tillées à la vapeur dont le coefficient oscille entre — 1°,38 et — 1°,42, alors que les eaux distillées à feu nu, plus chargées de principes, ont un coefficient nettement supérieur, s'échelonnant entre — 1°,66 et — 1°,72.

La détermination du point cryoscopique de la solution d’acide cyanhydrique au titre de l’eau de lauriercerise du Codex montre l'influence apportée par les éléments supplémentaires qui entrent dans la composition de l'hydrolat de laurier-cerise en particulier et par extension des autres hydrolats.

Eaux minérales.

Par extension, nous avons été amenés à nous intéresser aux eaux minérales pharmaceutiques. Ces solutés aqueux, complexes, plus ou moins dilués, de substances minérales, occupent une place importante en thérapeutique, et de nombreux auteurs nous ont précédé dans leur étude cryoscopique : MM. Depierris, Heitz, Esmonnier, Casciani, Viallier, etc.

MM. Chanoz et Doyon disent même que la détermination de À constitue un véritable état civil pour une eau minérale. Ils estiment tous que le point cryoscopique mieux que le coefficient de minéralisation, constitue une détermination plus intime et plus rationnelle, en qualifiant tout spécialement le tonus de l’eau.

Enfin M. le docteur Graux, dans un travail d’ensemble (1), donne les conclusions suivantes, que je tiens à citer avec quelques résultats :

1° Le point cryoscopique considéré comme expression

(1) GRaUx, Cryoscopie des Eaux minérales. Paris, Rousset, éditeur, 1907

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de la pression osmotique est l’une des caractéristiques d’une eau minérale ;

> Pour les eaux bicarbonatées sodiques, le point cryoscopique d'une eau minérale n’est pas proportionnel à sa minéralisation exprimée en bicarbonates ;

3° La méthode des dilutions permet de déterminer si une eau minérale est ou n'est pas ionisée ;

4° La majorité des eaux minérales françaises paraît se trouver à l’état de dissociation totale.

9° Il y a proportionnalité directe entre Aet la composition de l’eau exprimée en sels anhydres et en mono-carbonates,

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