SOMMAIRE DE LA PLANCHE SOIXANTE-QUATORZIÈME
I)j«siN 329. PAGODE URIENTAIÆ. Dessin 330. PAVILLON CHINOIS.
Dessin 329. PAGODE ORIENTAJ.E.
Cette iiièce est d’uiie exécution simple et facile; le corps principal est hexagone, formant trois divisions; la première comprend la base, dont rune des faces est percée par le i)ortail; puis la galerie à jour, posée en saillie, immédiatement sur la façade principale s’appuyant sur les colonnes qui encadrent le poi'tail, et enfin, le tambour sur lequel est i)osée la colonnade portant la coupole. Ces diverses parties du monument peuvent être exécutées séparément.
De chaque côté de la façade i)rincipale sur laquelle s’ouvre le portail, figurent deux tours étagées de forme ronde et svelte. Pour rendre la pièce plus complète, deux autres tours semblables devraient être placées sur l’arrière; mais la pièce étant destinée à n’être vue que de face, ce complément n’est pas indispensable.
Les colonnes du portail, et celles supportant la coupole, peuvent être exécutées en sucre coulé, en sucre taillé ou bien en pastillage ; dans les deux premiers cas , elles sont pleines , dans le dernier, elles sont creuses, montées sur un tube en carton, puis décorées au cornet.
Le pilier central de la colonnade supérieure est en pastillage, mais composé de plusieurs pièces moulées, et par conséquent creuses. L’entablement de la colonnade peut être exécuté en carton ou en Itastillage ; il est décoré au cornet, et orné sur le haut avec une bordure détachée.
Le portail est en saillie, formé en deux divisions; les châssis à vitrage sont imités en pastillage; ils sont levés sur une i)lancbe à mosaïque, et masipiés sur l’arrière avec des feuilles en gélatine nuancée, rouge, verte ou bleue; les vitraux peuvent même être de plusieurs nuances.
Les deux tours latérales peuvent être tout simplement imitées en carton blanc, glacé; puis décorées avec des ornements en pastillage nuancé; elles sont tout à fait accolées à la façade.
Le monument est représenté placé sur une base circulaire, décorée en mosaïque, et ornée de six Lions i)osant chacun sur un socle.
Pour exécuter la mosaïque, il faut d’abord masquer l’abaisse avec du pastillage blanc, et décou-
PIECES -MONTÉES DE PATISSERIE
per syraétriquemeiit celui-ci à l’emporte-pièce, en retirant les parties coupées, et les remplaçant par du pastillage nuancé, coupé avec les mêmes emportes-pièces. Les Lions sont en sucre coulé.
Avant d’être servie, cette pièce doit être fixée sur un i-ocher imité en sucre soufflé ou en biscuit de couleur, mais percé en voûte, et portant sur une abaisse bordée, i)osée sur (piatre pieds, assez spacieuse pour permettre de dresser une abondante gîirniture de petits gâteaux, entre le rocliei' et la bordure.
Dessin 330. PAVILLON CHINOIS.
Ce pavillon est de forme légère, d’un très-joli effet, d’une exécution relativement facile quoique minutieuse. Il est exhaussé sur une plate-forme, à laquelle on arrive par un escalier orné des deux côtés d’une balustrade à jour. La plate-forme est en bois mince, plaquée en pastillage; elle est entourée sur le haut par une balustrade fermée.
Cette pièce est à deux étages, le pavillon central de l’étage inférieur est de forme carrée, sans jours, mais à vitraux; il est entouré d’un portique à colonne, flanqué en relief, formant une galerie ouverte, et donnant à cette partie de la construction la forme d’une croix.
Les détails et les ornements de la pièce sont blancs; le pavillon intérieur et les toitures sont nuancés de couleur tendre.
Les colonnes sont de forme carrée, avec cliapitaux, posant sur un piédestal; elles sont reliées par une balustrade. I.a base sur laquelle le pavillon et les colonnes portent, est aussi exécutée en bois mince ou en carton ; dans les deux cas , elle est plaquée en pastillage ; et décorée sur les surfaces extérieures avec des ornements légers.
Le toit principal n’est pas de forme carrée, mais longue; il va d’une colonnade à l’autre, des deux côtés ; il est flanqué sur la face principale d’un autre petit toit appliqué en saillie ; celui de la colonnade formant la façade principale. Ce toit, ainsi que celui de l’étage supérieur, sont exécutés en carton, et décorés au cornet avec de la glace-royale nuancée. Les angles saillants sont ornés avec des détails en pastillage blanc, auxquels sont suspendues de i)etites clochettes imitées en i)astillage. Le petit pavillon du haut est aussi entouré d’une galerie à colonne.
Cette pièce doit être exécutée en trois parties; la plate-forme d’abord, puis le corps principal du pavill on , et ensuite la partie supérieure.
Pour produire tout son effet, le i)avillon doit être fixé sur le haut d’un joli rocher en sucre soufflé, porté sur une abaisse ronde, bordée.
SOMMAIRE DE LA RLANCIIE SOIXANTE-OÜINZIÈME.
Dessin 331. TEMPLE EGYPTIEN. Dessin 332. KIOSQUE TURC.
Dessin 331. TEMPLE EDYP 4TEN.
Cette jiièce est d’une grande shn])licité d’exécution: les plans uniformes, s’ils ne sont pas les plus élégants, sont du moins les plus faciles ; les anciens architectes égyptiens ne connaissaient d’autres règles que la ligne droite et la forme carrée.
Ce monument est composé de deux pièces principales: la plate-forme et sa base; il est surmonté d’une colonnade: pris dans son ensemble, il n’est en quelque sorte qu’une pyramide étagée.
La plate-forme sur laquelle le temple repose, a la coupe d’un piédestal carré, légèrement conique, mais dont l’iinc des faces est ouverte sur sa partie centrale, et donne issue à un escalier entouré des deux côtés par une rampe. Cette partie de la pièce est exécutée en carton, et celui-ci est plaqué en pastillage. Les biéroglypbes sont appliqués en relief contre les faces. Les bgures allégoriques peuvent être ou levées à la planche ou exécutées au cornet, sur verre, puis détachées et appliquées contre les surfaces. Le fond de la pièce doit rester blanc, mais les ornements peuvent .être nuancés en rouge antique. Les quatre sphinx ornant les angles du piédestal sont en sucre coulé ou imités en sucre taillé au couteau.
Le second étage du monument est aussi de forme carrée et conique, analogue au précédent; mais les quatre façades de celui-ci sont percées sur le centre par une ouverture donnant accès à l’intérieur, masquée par des draperies imitées. Les murs sont aussi ornés de hiéroglyphes et de figures allégoiâqucs, conformes au style des monuments Égyptiens.
Le troisième étage est composé de quatre colonnes supportant un entablement; celui-ci est surmonté d’un petit autel de forme carrée, percé en voûte. Les quatre colonnes sont de forme cylindroïde, é])aisscs et trapues. Sur le point central de la colonnade est placée une statue symboli(]ue des Dieux antiques: une femme assise allaitant un enfant. Ce sujet peut être modelé en pastillage ou découpé au couteau; mais si on le modèle d’abord en argile ou en cire, on peut ensuite en faire le moule et le couler en sucre : la difficulté n’est pas grande. La base des colonnes n’est représentée que par des ornements en relief, enveloppant le fût jusqu’au quart de sa hauteur. Le chapiteau est formé i)ar un assemblage de feuilles coupées en pointe, et groujjées en évasement; ces colonnes sont exécutées en carton, plaqué en pastillage blanc; les ornements du haut et de la base sont en pastillage nuancé.
PIECES -MONTÉES DE PATISSIMIIE
Cette pièce ne doit être servie (in’après l’avoir fixée sur un rocher à jour, afin de lui donner du dégageiu eut.
Dessin 332. KIOSQUE TURC.
La ])ièce est exliaussée sur. une plate-forme carrée, ouverte sur la face principale par un escalier à trois marches, disposé entre deux rampes; elle est ornée sur le haut d’une balustrade à jour, reliée par des pilastres laissant autour du kiosque une galerie ouverte ; le haut des deux rampes et les angles de la balustrade sont ornés de i)etits vases garnis de feuilles de cactus, imitées eu pastillage vert. Cette plate-forme repose sur une hase eu bois, de forme carrée, ayant sur la face principale un prolongement demi circulaire. Elle est exécutée eu carton, et celui-ci masqué eu pastillage blanc; les ornements levés à la planche peuvent être en pastillage nuancé.
Le corps de la pièce est de forme hexagone; il est exécuté en pastillage. Cinq des façades sont percées par des fenêtres, la sixième, par une porte fermée donnant sur l’escalier; cette porte peut être ouverte, et l’ouverture masquée, à rintérieur, par deux draperies croisées, de nuance différente: rune bleue ou jaune, l’autre, rouge ou verte. L’encadrement de la porte et l’ornement qui la surmonte sont appliqués en relief. L’ouverture des fenêtres est masquée par un châssis à vitrage, imité en pastillage, phuiuée sur l’arrière avec des feuilles en gélatine, transparente et nuancée.
La partie formant la toiture du kiosque est de forme circulaire, mais renflée vers les faces ; elle est exécutée en carton blanc, glacé, orné avec des bandes en pastillage bleu -tendre; elle est ornée sur ses contours avec une petite bordure pendante ; tout autour du pavillon central sont disposés des soutiens servant d’appui à la toiture ; ils sont formés d’une vampe à laquelle adhèrent trois petits drapeaux ; mais ces appuis peuvent être simplifiés, sans nuire à l’ordre de la pièce, car ils ne figurent là qu’à titre d’accessoire. Au-dessous de ce toit, figurent des rideaux reployés sur eux -mêmes, formant guirlande tout autour.
La [)artie supérieure du kiosque l'eprésente une tour, surmontée d’une coupole, et portée sur une })late- forme circulaire; celle-ci est percée de six fenêtres coupées en (euil de bœuf; elle est surmontée d’une frise, et ornée sur ses pourtours avec des détails levés à la planche ou poussés au cornet. La tour centrale est aussi de forme circulaire, et i)ercée de six fenêtres de coupe ogivale ; elles sont fermées par un châssis à vitrage, masqué sur l’arrière avec des feuilles trans’parentes de gélatine. La coupole peutêtre exécutée en pastillage ou en carton; dans le premier cas, elle est formée dans deux moules; dans le second, elle est exécutée à la main, mais en plusieurs pièces. Elle est surmontée d’un petit ornement en i)astillage modelé à la main ; elle est ornée à sa base par une bordure en saillie; sa surface est minutieusement œuvrée, soit avec des ornements en i)astillage, soit à l’aide du cornet et de la glace royale. '
Les pièces de ce genre comportent nécessairement un certain mélange de couleurs; il faut cependant éviter de les multiplier avec excès, et surtout de les accuser trop: elles doivent être légères de ton.
De même que la précédente pièce, celle-ci doit être fixée sur un élégant rocher exécuté en suci'e soufflé, en biscuit de couleur ou même en i)etits choux glacés au sucre.