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SOMMAIRE DE LA PLANCHE SOIXANTE-SEIZIÈME

Dessin 33.3. RUINE AATKiUE, SUR ROCHER. Dessin 334. TOUR GOTHIQUE. DES.SIN 335. COLONNADE EN RUINE, SUR ROCHER.

Dessin 333. RUINE ANTIQUE, SUR RUCHER.

Les pièces-montées imitant les ruines, sont certainement des plus faciles, car elles n’exigent pas une grande précision dans les détails: il suffit qu’elles soient établies dans de justes proportions, qu’elles soient d’aplomb, solidement établies.

La pièce représente le vestige d’une colonnade à arceaux , dont il ne reste que trois colonnes lisses, mais dont le fût est brisé ou fendu sur son épaisseur; leur base est formée en moulures , leur cbaiiiteau est évasé en calice. L’arceau est étroit, très-courbe; c’est la forme à laquelle les architectes donnent le nom de fer- à-cheval: l’archivolte est ouvragée.

Le haut de la pièce, rentablement, la corniche, peuvent être exécutés en carton, puis plaqués avec du pastillage; ils sont ornés avec des détails levés à la blanche ou poussés au cornet. Les colonnes sont en pastillage; elles sont pleines, mais soutenues à l’intérieur par une tringle en bois ou par un gros fil de fer; elles peuvent cependant être formées sur un tube en carton, masqué en pastillage; en ce cas, elles sont également munies à l’intérieur d’une tringle en bois, sur laquelle doit porter rentablement; mais elle doit être fixée à celui-ci, afin que la hauteur de la corniche ne contribue pas à lui faire ])erdre son centre de gravité. Pour être plus solides, ces tringles doivent également adhérer à la base formée en assise; celle-ci est en bois mince, mais masquée en pastillage, et rayée en forme de grosses pieries de taille.

Le Rocher d’une telle pièce doit être élégant, peu volumineux, jias trop haut, mais correct; il lient être exécuté en sucre soufflé rose ou en pastillage blanc: le sucre soufflé est préférable. En tout cas, la mousse et les feuillages sont imités avec du pastillage de nuance vert-tendre. Ce rocher doit être fixé sur une large abaisse bordée en pastillage.

I'IEGES-M()NTÉP]S DE PATISSEKl E.

Dessin 334. TOUR UOTJIIQUK.

Le simple examen de ce sujet, compliqué d’une infinité de détails mimitieu-x, indique qu’il exige d’être traité avec beaucoup de précision ; ce n’est qu’à ces conditions , on le comprend , ([u’il peut devenir intéressant.

Dans cette collection si nombreuse et si variée, j’ai tenu à ce que tous les genres y fussent représentés, mais cela n’implique pas de ma part, l’intention arrêtée de donner indistinctement toutes les pièces reproduites comme des modèles abordables pour chacun ; non sans doute , car il en est dans le nombre, je l’ai déjà dit, qui ne le sont réellement que pour ceux ayant acquis une connaissance approfondie des grands sujets, et possédant les qualités indispensables à leur confection. Je ne saurais donc trop recommander à ceux qui débutent dans cette partie , de ne pas se lancer au hasard dans des entreprises osées, où une déception serait à redouter; mieux vaut pour eux n’entreprendre que des pièces dont l’exécution n’est pas au-dessus de leur force ou de leurs lumières, et n’excède pas les moyens dont ils disposent. D’ailleurs, dans cette série, comme dans celle qui lui fera suite plus loin, j’ai évité de faire une part trop large aux sujets compliqués qui, par leur nature, tiennent de trop près à un ordre d’architecture franchement accusé, et par cela même à des règles qu’on ne peut enfreindre sans tomber dans l’erreur. J’ai préféré m’attacher à ces pièces d’un ordre moins rigoureux, inspirant moins d’appréhension , et permettant une certaine licence dans leur composition , en ce sens qu’un détail peut être substitué à un autre sans préjudice des règles absolues, sans que ce changement entraîne aucune conséquence fâcheuse.

C’est bien ce genre, selon moi, que les jeunes gens doivent de préférence choisir dans le début de leurs études. Les artistes supérieurs seuls ont le privilège de chercher leurs modèles dans un ordre plus élevé, où ils se trouvent mieux à leur aise pour développer leur aptitude.

Mais à ceux qui débutent, comme à ceux qui ont acquis la pratique de ces travaux, je veux donner un avis utile, dont j’ai souvent été à même d’aprécier l’importance; c’est de se défendre de cette manie trop fréquente de vouloir copier un monument connu, qu’elle qu’en soit la valeur artistique, car la comparaison qu’on peut faire, même de loin, de l’original avec l’imitation sera toujours au désavantage de celle-ci.

J’estime que dans le milieu où il agit, il y a toujours danger pour un artiste de s’enfermer dans un cercle dont il ne peut sortir à son gré; et d’ailleurs, pour parfaite que soit une copie, elle n’est jamais que le pâle reflet de l’œuvre première. J’ai vu des imitations exécutées par des hommes bien compétents, opérant d’après les règles les plus rigoureusement exactes , c’est-à-dire à l’échelle, dont l’eflét cependant était nul ou à peu près. J’ai vu des imitations d’un ordre très-compliqué où l’artiste, pour atteindre son but, avait dû déployer des capacités hors ligne, et qui, en dehors de l’admiration des praticiens mêmes, n’avaient eu aucun succès. C’est qu’en vérité, les monuments ne sont beaux et admirables, ils n’impressionnent notre imagination, qu’alors qu’ils se présentent à nos regards sous leur véritable aspect, avec la Majesté gigantesque et l’empleur des formes, que le maître leur a données: en diminuant leurs proportions, il semble qu’on en rapetisse l’expression et le mérite.

Evitons donc d’aller à l’encontre de difficultés prévues, dont le triomphe même ne saurait être de quelque profit pour nous; cherchons plutôt à nous attacher à ce genre tout à la fois sérieux et correct.

CUISINE AIITISÏIQUE.

mais original, qui jusqu’ici a si bien secondé nos vues; ce genre est d’autant plus estimable et précieux pour nous, que les architectes ne sauraient l’imiter. C’est celui d’ailleurs qui s’adapte le mieux à nos facultés, toujours quelque peu restreintes, et à nos moyens souvent insuffisants.

La pièce représentée par la gravure est à trois étages , en retraite les uns sur les autres ; elle doit être exécutée en deux parties séparées: le premier étage d’une part, et les étages supérieurs de l’autre. I^e corps principal est de forme carrée. L’étage inférieur est percé sur cliacune de scs faces d’un portail à arceau, de forme ogivale, dont l’archivolte est œuvrée, et l’ogive supporté par une colonne. Les deux itortails latéraux sont flanqués d’une haute balustrade à jour, ornée de clochetons; ceux de face sont masqués à l’intérieur par un châssis à vitrage. Chacune des faces est encadrée entre deux groupes de quatre colonnes cannelées posant sur un seul piédestal qui forme saillie sur les angles. Les quatre groupes de colonnes, correspondent aux quatre tourelles carrées, disposées sur les angles de la corniche, et reliées par une galerie à claire-voie.

Le deuxième étage est aussi de forme caii'ée , mais il est flanqué sur ses angles par deux colonnes jumelles posées en saillie sur piédestal, et supportant une tourelle disposée eu contrefort. Cette colonnade correspond aussi aux quatre tourelles de l’étage supérieur également reliées par une galerie à jour.

Les portes sont de forme ogivale , fermées par un grillage à vitraux : l’ogive est supportée par deux colonnes latérales. Cet étage est surmonté d’un tambour percé sur les quatre faces par une rosace à jour; c’est sur ce tambour que porte l’étage supérieur; cet étage diffère des précédents en ce que les angles sont flanqués de trois colonnes dont l’une supporte la double tourelle surmontée d’un clocheton gothique, et les deux autres servent d’appui à l’arceau ogival ; celui-ci est fermé ])ar un châssis percé par une double croisée , dont une colonne forme la division. Le couronnement de l’étage est formé par une balustrade à jour faisant saillie, et reliant les quatre tourelles.

Cette pièce est en pastillage blanc, sans aucune nuance; bien exécutée, elle est d’un très-joli effet.

Les colonnes et les tourelles à clochetons disposées en saillie, lui donnent une grande légèreté. Les bordures pendantes, les balustrades, l’ogive des arceaux, les rosaces mêmes, peuvent être levées à la planche, mais les colonnes peuvent fort bien être coulées en sucre.

Pour que cette i)ièce soit présentée sous son aspect le plus flatteur, elle doit avoir pour base un beau rocher, exécuté en sucre soufflé rose et blanc, portant sur une base bordée.

Dessin 335. CDJ.ONNADE K N R U INK.

Cette ruine, plus simple encore que celle représentée i)ar le dessin 333, est cei)en<lant d’un grand attrait: elle possède toutes les (pialités essentielles à une pièce ornementale: élégance, simplicité, légèreté. Elle est placée sur le haut d’un rocher dont la base est formée en voûte; elle porte sur une assise angulaire. Les trois colonnes sont cannelées, en imitation de l’ordre corinthien; elles posent chacune sur un dé cubique, formant piédestal; leur chapiteau est formé par des volutes et des feuilles d’acanthe, caractère originel de l’ordre Corinthien. L’entablement n’est représenté que par une simple portion prise sur la partie angulaire; il est surmonté d’un pan de mur brisé. La corniche est représentée

PIECES -MONTÉES DE PATISSEPIE

sur le dessin, vue pur sou côté intérieur, niais malgré son état de vétusté, elle doit cei)endant conserver sur ses surfaces extérieures des traces de son ancienne si)lendeur : les détails en relief d’une corniche lui donnent plus d’intérêt et de vigueur.

L’assise sur laquelle porte la colonnade est exécutée sur une charpente en bois mince, masquée en pastillage. Les colonnes sont en pastillage; étant cannelées, elles doivent être moulées eu deux parties sur la longueur, puis soudées ; mais avant d’assembler les deux i)arties , il faut placer un fil de fer sur leur centre, un peu plus long que les colonnes, de façon qu’il puisse par une de ses extrémités, être introduit dans l’eutablemeiit en traversant le chapiteau, et par l’autre, pénétrer dans l’assise en traversant le piédestal des colonnes; avec ces précautions, il est facile de donner à la pièce toute la solidité et l’aplomb qu’elle réclame.

De sa base à au sommet , la pièce est blanche ; seules les plantes grimpantes et la mousse sont nuancées. Le rocher est en sucre soufflé rose; il est formé en voûte. Dans ces conditions, la pièce doit être fixée sur le centre d’une abaisse en bois, posant sur quati'e pieds, boi'dée en pastillage.

SOMMAlltE DE LA PLANCHE iSOlXANTE-DlXSEPTlÈME.

Dkssin 3.'!G. ruine MOA'EN-AGE. Dessin 337. PYRAMIDE RENAISSANCE. Dessin 338. RUINE MOYEN AGE.

Dessin 330. RUINE MOYEN-AGE.

Au premier abord, cette pièce paraît compliquée; elle est cependant d’une exécution facile, quoique minutieuse; elle a été dessinée sur des dimensions bien accusées, alin que les détails fussent plus en évidence et mieux compris; c’est par ce motif que le roeber n’est vu qu’en partie, tandis que pour pi-oduire tout son effet, la pièce doit être placée sur un rocher équivalent au tiers de sa hauteur. Cette remarque, d’ailleurs, s’applique indistinctement à toutes les pièces-montées: il convient toujours de les élever sur une assise quelconque, mais un rocher surtont.

Le coiqis de la pièce repose sur une plate-forme mi-circulaire, aux murs lézardés, dont le haut est orné d’une petite frise à arcatures, appliquées en saillie contre le mur; cette plate-forme est exécutée en fort carton, et plaquée en pastillage; elle est fermée sur le haut par une abaisse en bois mince; c’est sur cette abaisse que porte la pièce principale , en laissant autour d’elle une galerie ouverte. Dans son ensemble, la ruine a la forme d’un grand quadrilatère auquel on arrive en traversant un pont-levis et un portail à arceaux, crénelé sur le haut, flanqué de deux tourelles. Dans ce quadrilatère, se trouve une double tour de forme carrée, flanquée d’une unique tourelle, et percée de plusieurs fenêtres, mais dont la partie supérieure seule a le caractère antique ; sa base est bien plutôt un revêtement de soutien surmonté d’une toiture moderne, sur laquelle porte une galerie à arcades ogivales, tournant autour des quatre murs, et couverte aussi d’uii toit moderne.

Le pan de mur en ruine, vis-à-vis du portail, laisse voir les fenêtres ogivales d’un étage délabré, au-dessus duquel s’élève l’angle isolé d’un autre étage, dont le vide s’est fait tout autour. Cette partie de la ruine, ainsi que le portail, les trois tourelles et la tour centrale, sont exécutés en pastillage blanc.

Cette pièce est blanche depuis la plate-forme jusqu’à la tour du haut, excepté la toiture de la partie inférieure et des tourelles qui peuvent être nuancées. Le rocher est exécuté en pastillage

PIECES -MONTÉP]S DE PATISSERIE

blanc; mais les feuillages et la mousse sont verts-, il doit être fixé sur le centre d’une abaisse en bois, portée sur quatre pieds, bordée en crénaux, et assez large pour être garnie avec de petits gâteaux ou des fruits glacés.

Dessin 337. PYRAMIDE RENAISSANCE.

Pour une pièce de ce genre, il est nécessaire que le rocher soit très-élégant, léger, percé à jour; il doit être en sucre soufflé rose, entremêlé avec du feuillage vert; il est représenté fixé sur un bassin creux, duquel s’élancent quatre gerbes d’eau ; mais au-dessous du bassin doit néanmoins se trouver une abaisse en bois, ornée d’une belle bordure en pastillage, pouvant être garnie avec des gâteaux.

Le corps de la pyramide, depuis sa base jusqu’à son extrémité est exécutée eu pastillage blanc; les détails d’ornement sont levés à la planche, et appliqués en relief. La partie supérieure est à jour; elle est formée avec quatre faces ouvragées, également levées à la planche, dans le genre de celle représentée au chapitre des ornements. La pyramide et son piédestal sont portés par une colonnade à entablement, portant elle-même sur une assise quadrangulaire, rayée en forme de pierres de taille; cette assise est en bois , mais plaquée eu pastillage. Les colonnes supportent un entablement en saillie, formant le soubassement du piédestal, dont les angles sont ornés de palniettes.

, Les colonnes, l’entablement, et le piédestal de la pyramide, peuvent être exécutés soit en pastillage, soit en carton plaqué en pastillage.

Pour que cette pièce ressorte avec toute sou élégance et sa légèreté, la pyramide doit être à peu près du double plus haut que le rocher.

Devins 338. RUINE MOYEN-AGE.

Cette pièce appartient au même ordre que celle représentée par le dessin 336, mais elle en difière par la forme et les détails: elles peuvent donc être servies ensemble, sans inconvénient.

Le rocher sur lequel la ruine est fixée, est exécuté sur une charpente en épais carton ou en bois mince. La tour est à trois étages découverts; elle est entourée à sa base d’un mur d’enceinte, suivant les sinuosités tortueuses de la roche , et surmontée de crénaux en ruine ; elle est percée de fenêtres à arceau. Les murs sont ornés de mousse et de feuillage.

La tour inférieure est de forme circulaire , percée à sa base par un portail en arceau , s’ouvrant sur un sentier bordé d’un vestige de rampe; ce portail est fianqué de deux statuettes eu relief,^ posées sur des supports saillants.

Le haut de cette tour est orné d’arcatures eu relief, formant assise à un mur en ruine. C’est du centre de cet étage que s’élève la double tour à peu près intacte, percée â sa base d’une porte ceintrée, et fianquée vers le centre par une galerie ouverte, appliquée en saillie, marquant la division supposée des deux étages, et servant en même temps de balcon.

La tour supérieure est plus étroite que la première; elle est percée par une porte et de plusieurs fenêtres coupées en arceau, et ornées d’uii balcon; son couronnement est posé en saillie: une oriflamme est fixée sur son centre.

Cette pièce, de même que les précédentes, doit être fixée sur un rocher élevé, exécuté sur une charpente en bois mince ou en carton épais. Mais la pièce doit avoir à peu près deux fois la hauteur du rocher ; celui-ci est fixé sur le centre d’une abaisse en bois, portée sur quatre pieds, bordée en créneaux.

80M5IAIRE DE LA ELAACllE SOlXANTE-blXllUITlÈIilE.

Dessin 330. PIECE OENEMEXTALE, EN PASTILLAGE. Dessin 340. RUINE GRECQUE. Dessin 341. PAVILLON MODERNE

Dessin 439. PIECE ORNEMENTALE, EN PASTILLAGE.

Cette pièce convient pour être servie dans un diner ou un banquet de noces ; elle peut également s’appliquer à un repas de baptême. En Angleterre et en Amérique , dans les unions du grand monde, il est d’usage de servir une de ces pièces ornementales; mais en Angleterre comme en Amérique, ces pièces sont toujours servies sur un grand gâteau de mariage dont je parlerai plus loin.

Le corps principal de cette pièce est de forme circulaire ; elle peut être octogone ; elle simule une colonnade à pilastres dont les intervalles sont creusés en niche, et forment sur le haut un entablement à arceau. Ces niches peuvent être ornées à l’intérieur par des emblèmes symboliques ou des écussons au chiffre des époux, mais elles peuvent toujours l’être par de petits enfants.

Cette partie de la pièce est surmontée d’un entablement en saillie dont la base est ornée avec des feuilles, et le haut avec de petites couronnes blanches, levées à la planche; celles-ci peuvent être remplacées par de jolies roses en sucre. Cet entablement supporte un petit socle, sur le centre duquel est fixée la statue d’uii génie ailé, distribuant des couronnes de fleurs, et ayant à ses pieds deux enfants, tenant d’une main des guirlandes , et de l’autre des couronnes. Ces trois sujets peuvent être exécutés en pastillage ou eu sucre coulé: le socle, rentablenient et la colonnade sont exécutés d’abord en carton, puis plaqués en pastillage et décorés.

La base de la jnèce est aussi de forme circulaire;’ elle porte sur une abaisse en bois; elle est exécutée en carton épais , puis masquée en pastillage, et décorée avec des ornements levés à la planche ou poussés eu cornet. Des petits enfants sont i)osés debout sur la partie supérieure de cette base; ils

l’IECES-MONTÉES DE PATISSEUIE.

sont exécutés en pastillage ou eu sucre coulé, ils supportent chacun un petit plateau dans lequel doit être disposé un joli bouquet de fleurs.

Cette pièce doit rester blanche dans son ensemble ; si elle n’est i)as fixée sur un rocher, sa base doit être ornée d’une belle guirlande de fleurs blanches, en sucre.

Dessin 340. RUINE GREUQUE.

Cette pièce est à deux étages; le corps central est de forme carrée à sa base; mais sur chacune des façades est posé en saillie un front de trois caryatides supportant un entablement à corniebe. Si le monument était reconstruit, le corps central se touverait donc entouré d’une galerie couverte formant colonnade; mais dans son état de vétusté, les caryatides ou pilastres des angles n’existant plus, l’exécution de la pièce devient par ce fait plus facile , car elle exige une moins grande régularité dans scs détails ; elle devient aussi plus légère au regard, en raison des jours qui se produisent de chaque côté.

Les caryatides posent sur une base pleine ; elles sont surmontées d’un chapiteau. La corniche est brisée, mais sur quelques points les moulures sont cependant complètes; il faut, en efl'et, que cette jiartie du monument conserve une certaine apparence de son état primitif.

Le corps central de la pièce figure une construction en pierres de taille, visibles sur les angles. Chacune de ses façades, est percée d’une double porte ceintrée.

De la partie supérieure du monument, il ne reste que deux colonnes intactes, supportant les deux tiers d’un fronton brisé , soutenu sur l’arrière par un pan de mur percé d’une fenêtre. Sur le haut du fronton, quelques fûts de colonne restent visibles.

De la base au sommet, la pièce est en pastillage; mais les caryatides et les colonnes peuvent être coulées en sucre: un seul moule suffit pour toutes les caryatides, un seul peut aussi suffire pour les colonnes.

Le rocher est exécuté sur une charpente en bois ou en gros carton ; cette charpente est masquée avec des blocs imités en pastillage blanc ou nuancé. Le rocher doit être fixé sur une abaisse en bois dont les contours sont bordés. Si la pièce est destinée à un buffet de bal, elle peut n’être finie que sur les trois façades visibles sur le dessin.

Dessin 341. ILWILLÜN MODERNE.

Cette pièce est de forme éarrée, à deux étages. Elle est exhaussée sur un plate-forme à gradins,

posée sur un rocher eu sucre soufflé rose. Chacune des façades est ornée, sur les ailes, de quatre pilastres cannelés ; de cette façon chaque angle se trouve formé par deux pilastres il en faut donc seize en tout. Ces pilastres sont appliqués en relief contre les façades; ils posent sur une base en saillie, et soutiennent un entablement aussi en saillie. Le portail est taillé en creux dans l’enfoncement produit par le relief des pilastres, il est coupé en arceau, et celui-ci pose sur des pilastres lisses; il est orné à l’intérieur avec des draperies imitées en pastillage. L’entablement et la corniche sont ornés avec des détails levés

cà la planche ou poussés au cornet. L’esi)ace entre les pilastres est orné avec un grillage exécuté au cornet.

Le deuxième étage est construit dans un ordre différent ; il est tixé sur une base à corniche dont la partie supérieure est entourée d’une balustrade à jour, ayant un candélabre à chacun de ses angles; cette balustrade est fixée sur une plate-forme à pilastres disposés à une égale distance, et dont l’intervale est décoré en imitation de châssis à vitraux. L’entablement de ce second étage est supporté par quatre colonnes cylindriques, à chapiteau ; la corniche est ornée d’une bordure grecque appliquée en relief. Le corps principal de cet étage est aussi de forme carrée, mais plus étroit que l’entablement, de façon à laisser un espace libre tout autour. Les quatre façades sont découpées en une triple ogive, dont celle du centre, plus liante que les latérales; elles sont fermées par un grillage à joui’, masqué sur l’arrière avec des feuilles en gélatine de diverses nuances. Le haut de l’étage est orné d’un petit socle

suiiportant une boule historiée portée sur trois pieds.

Les deux étages de la pièce, sont montés sur une charpente en carton, et celui-ci plaqué en pastillage blanc : excepté les vitreaux et les draperies tout est blanc.

Le rocher de la pièce doit être beaucoup plus élévé qu’il ne paraît sur le dessin; il peut être exécuté en pastillage, en biscuit de couleur ou en sucre soufflé; mais il doit être fixé sur une large abaisse en bois, ornée avec une belle bordure en pastillage.

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