DÉTAILS D’ORNEMENTS DE LA PATISSERIE
Le dessin 379, représente une tête de Bacchante, ornée avec des feuilles de vigne et grai)pes de raisin. Les têtes de Bacchante et ccdles de Lion sont souvent employées comme ornement de fontaine ; mais on peut aussi les utiliser dans beaucoup d’autres cas.
Les dessins 380 et 382, reimésentent deux grappes de feuilles de chêne et de laurier. Ces groupes peuvent être levés à la planche avec du pastillage nuancé en vert léger: les deux sujets, groupés ensemble avec goût, peuvent tonner une jolie guirlande autour de la hase d’un socle ou d’un fondd’appui pour entremets.
Le dessin 381, représente une double guirlande composée, d’un côté, avec des feuilles de chêne, et de l’autre, avec des feuilles de laurier; elles sont disposées de façon à recevoir sur le centre un chiffre, une armorie ou tout autre petit sujet de fantaisie.
SltMMAIKK DE LA l’LANCIIE QUATIIEYIN GT-CINüUIÈArE.
Dessins 88?) A, 897.
DRNKiMEN^rS EN PASTI LI.ACÎE, LEVÉS A LA PLANCHE.
Los (lossiiis 383 ot .38.'), pouvcnt ôtro appliqués contre une surface lisse, soit comme bordure, soit comme ornement; mais ils peuvent aussi être employés comme sujets de liâtelets d’entremets, à condition qu’ils soient doublés. Pour qu’un sujet levé à la plancbe, puisse être doublé, et a^ipliqué en saillie, il est nécessaire que le dessin soit exactement uniforme dans ses détails comme dans ses contours ; un sujet qui ne serait pas dans ces conditions, ne pourrait être doublé, car les deux parties, quoique sorties <le la même forme, ne se raccorderaient pas; je donnerai plus bas un exemple de ce fait.
Le dessin .384, représente aussi un ornement qui, doublé, peut être employé comme écusson d’un srand bâtelet d’entremets ou de grosse pièce de pâtisserie: simple., il ])eut être appliqué comme oi'iiement contre une surface lisse.
I.es dessins 38G et 389, représentent deux parties d’un aigle: l’avant et l’arrière; ces deux jiarties l)cuvent être doublées, parce que l’inc-i’iistation est faite en conséquence: les deux sujets étant gravés en sens inverse, ils se rencontrent exactement en assemblant les deux empreintes. Le cas serait tout dilférent avec deux empreintes prises sur la même matrice; il serait alors impossible de faire raccorder les ailes et le cou de l’oiseau , par ce motif que les contours des deux parties ne sont pas uniformes , (d qu’étant obligé d’en renverser une pour les assembler, il arriverait que la tête d(ï l’une toui'nerait à droite, et celle de l’autre à gauche. l\Iais les deux parties prises sur la même empreinte pourraient se raccorder, en les assemblant, si la tête de l’oiseau, au lieu d’être penchée, se trouvait tout à fait droite, si les ailes étaient disposés à la même hauteur, dans le même sens, si enfin, les contours du sujet étaient tout à fait uniformes. En ce cas, l’oiseau, au lieu de présenter au regard, d’un côté l’estomac et de l’autre la queue, serait absolument identique des deux côtes: d’un côté comme de l’autre, la jtose serait exactement la même.
Les deux parties du sujet iieuvent fort bien être ajiidiquées à plat, comme ornement, contre une surface lisse, en les disposant l’une à côté de l’autre, alternées, formant ainsi une sorte de bordure.
Mais les deux empreintes du sujet, assemblées, forment un très-joli écusson de bâtelet; je les ai souvent appliqués dans ces conditions.
Les dessins 390 et 391, représentent des imitations de feuilles à jour, très-usitées dans l’ornementation des pièces de iiâtisserie; je n’ai reproduit ici que deux si)écimens de forme et de dessin, mais il