‹ Cultes, mythes et religions (volume 2)Chapitre 159 sur 198 · Répert., II · texte numérisé non relu

Répert., II

5. Korrespondenzblatt de? westdeutschen Zeilschrift, 1905, p. 139. Cette statuette, me faisait observer Furtwœngler, est une réplique d'un bronze de Munich (Re'p., t. I, p. 229, 3); mais ou iguore la provenance de cette dernière figure, alors que la provenance rhénane, bien attestée, de la première en accroît singulièrement l'intérêt.

L'Amazone de Strongylion1.

Dans le temple d'Artémis Soteira à Mégare, Pausanias vit une statue de bronze de la déesse qu il dit être l'œuvre de Strongylion '. Bien qu'il ne la décrive pas et ne donne aucune information sur le sculpteur, son texte implique que Strongylion devait appartenir à la belle époque de l'art grec. En eiïet, Pausanias qualifie le temps de vieux, bpyaïoç, et ajoute que, de son temps, on y avait placé des statues d'empereurs romains3. Il explique l'épithète de la déesse, SwieTpa, en racontant qu'un parti de Perses, appartenant à l'armée de Mardonios, fut massacré pas les Mégariens, vainqueurs grâce à la protection d'Artémis. Quand môme nous ne posséderions pas d'autre mention de Strongylion, il y aurait donc quelque raison de faire remonter cet artiste jusqu'au v11 siècle.

Un peu plus loin, Pausanias signale à Pagae en Mégaride une autre statue en bronze d'Artémis Soteira, de même grandeur et de même type que celle de Mégare*. 11 ne dit pas qu'elle soit l'œuvre du Strongylion, mais il est évident qu'il la considère comme sortie du même atelier ou de la même école ; c'était ce que nous appelons aujourd'hui une réplique.

Dans un autre passage5, il décrit le groupe des Muses de l'Hélicon, dont les unes seraient de Céphisodote, les autres de Strongylion et d'Olympiosthène. Ce dernier sculpteur est tout à fait inconnu; mais Céphisodote, le père ou le frère aîné

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