‹ Cultes, mythes et religions (volume 2)Chapitre 36 sur 198 · S. Reinach, Bronzes figurés, p · texte numérisé non relu

S. Reinach, Bronzes figurés, p

Fig. 4 à 7. — Saints jaïnistes. (Victoria and Albert Muséum.)

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(Bouches-du-Rhône, (fîg. 3'), qui ne sont pas gallo-romaines, mais gallo-grecques ou peut-être simplement ioniennes, comme les Cybèles découvertes à Marseille en 1863 \ Si j'ai raison, il faut admettre une influence de l'Ionie sur la Gaule, d'une part, sur l'Inde, de l'autre, à une époque bien antérieure à la conquête du nord de l'Inde par Alexandre et à l'établissement des Romains dans la Province.

D'autres arguments m'inclinent vers cette conclusion. Je me suis, en effet, assuré que les seu'es figures d'hommes nus que l'on trouve en Inde, les statues des saints jaïnistes dits tirthankaras, dont il y a de nombreux spécimens au Musée Britannique et au Musée de Kensington (fig 4-7), dérivent toutes d'un ou plusieurs types de 1' « Apollon » grec, du kourns3 (fig. 10-13), de sorte qu'il paraît certain qu'une sculpture grecque du vi° siècle devint le modèle de toute une série de statues indoues dont les copies se répètent encore de nos jours. J ajoute que parmi les ivoires ioniens découverts récemment par l'expédition anglaise dans les ruines du vieux temple d'Ephèse, il y en a deux au moins, un lion et un prêtre, dont les caractères sont très voisins de ceux de l'art bouddhique4 (fig. 8 et 9). Le voyage de Pythagore en Inde, au vie siècle, est très mal attesté et peut être considéré comme légendaire5; mais à 1 époque où la légende place ce voyage, les Ioniens devaient avoir des relations avec l'Inde, du moins par l'entremise de la Perse, puisque les Indous ont continué à donner aux Grecs le nom d'Ioniens ( Yavanas) \ Le jaïnisme, un peu plus ancien que le bouddhisme, commença de fleurir vers l'an 550 \ c'est-à-dire précisément à l'époque où nous reporte le

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