‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 100 sur 345 · Broniti figurit · texte numérisé non relu

Broniti figurit

5. Tricéphale découvert eu 1859 à Cuudal, daua la Dorilogoe {^oc. archéoi. de Bordeauj:. 1907. 1. XXII, pi. I-II ; flei', arch., 1899, I. p. 302 ; II, p. iSB i Anthropologie, ll>99, p. 246, arec croquU). — Ou m'a «Igoalé an tricéphale de StiDte-Eaaae préa de Saiut-Haiieat, qui aurait Hé eaToui dam lei fondalloa» d'iuie m ai «00 moderue.

e. R(uu« areliM., ISSO, 11, p. 9, 7i-

168 MEHCURE TftlCÉPHALE

tricéphale et le dieu cornu répondent à des conceptions différentes, et que, par suite, lad/'sisna'ion du Cernunnos, appliqu(-o h la Rtîiluetle d'Aulun, est probablement erronée.

Un argument accessoire h l'appui de l'opinion que je sonliens est le fait que le panthéon grec ne connaît qu'une seule divinité mâle h trois tôtes, qui est précisément Hermès. Il y avait k Athènes, dès le vi' siècle avant noire ère, des Hermès tricéphales et quadricéphales, sans doute placés à des carrefours, comme pour protéger et surveiller les routes qui s'y croisaient', La divinité féminine des routes et des carrefours, Bécale, était également représentée avec trois visages, afin qu'elle put veiller sur les triples voies :

Ora vidfis Hecatex in tret verlenlta parles, SerceC ni in tentas compila secla vias'.

En dehors d'Athènes, nous trouvons encore un Hermès tricéphaie en Arcadîe, dans la vieille ville de Nonacris, qui fut abandonnée en 37C lors de la fondation de Mégalopolis et où il n'existait, à l'époque de Fausanias. que des ruines presque effacées'. Usener a aussi supposé avec vraisemblance que la vieille idole de Trézène dite Hermès noXÛYisç {lire noXjvu-.sç, aux nombreux membres) était un Hermès à trois tètes et à six bras*.

On n'ajamais expliqué pourquoi les Gaulois, dont nous ne conaaissoDs avec certitude aucune idole antérieure k la conquête romaine, ont représenté Mercure barbu, se conformant ainsi au type grec du vr siècle, alors que l'art gréco-romain du temps de César ne figurait plus, depuis bien longtemps. qu'Hermès imberbe. Mais les textes que nous venons d'alléguer posent un nouveau problème du même genre : pourquoi

1. HarpocratloD, ». v. TpixIfaXoc; Pbilachore, Atlhidr III IFragm. hUl. gratc, t. I, p. 39!t] ; Uesychliis, e. v. 'Ep|j,f|( rpixEç^ilsc (ciUut ArJBU>ph>ue). Pliotiug et EutUlhc (oij U., XXIV, 333) parleol d'ua Herm«s quidrkiphaU placé t un carrerour du Céramique d'Athèoee et (butts d'ua Bcalpt^ur dn v> liècle, Téléaarcbide (cf. Bruan, Geseh. dtr KOnttUr, t. I, p. 55B).^Voir suHi Eustalhe, ad Od., IV, «0.

Page 1