Cf. Niese, Hermès ^ t. XI II, p
3. Cela a été bien va par Steyert {Histoire de Lyon, t. I, p. 179), qae j*ai en tort de contredire sur ce point {Revue archéoLy 1899, H, p. 359).
MERCURE TRICÈPHALE
eata'). Lp3 autres Gaulois durent so contenter d'armes de chasse. d'i5pieux et de couteaux; on leva même des esclaves qui se destinaient au métier de gladiateurs crnpe/laires, révolus d'armures qui les protégeaient contre les traits, mais qui ^naient leurs mouvements sur le terrain. Cette pi^nurie jd'épées, de javelols et de boucliers dans une région aussi riche que la Gaule orientale serait incompr/'ln-ni^ililf si des mesures sévères et récentes, motivi menaces de révolte, n'avaient dépouillé les Gaulois do leur équipement militaire, en ne leur laissant que leurs armes do chasse. Ainsi le passage do Irabonest éclairé par celui de Tacite et il en résulte, avec une grande vraisemblance, qu'un désarmement de la Gaule fut ordonné et exécuté vers l'an iS, puu de temps avant la publication dn premier livre de Strabon. Tibfcre était devenu empereur en l'an li; il avait eu immédiatement à compter avec deux séditions militaires, l'une en Pannonie, l'autre sur le Rhin; cette dernière aurait pu devenir très dangereuse si la Gaule avait fail mine de se soulever. Je suppose que Tibère, une fois les légions rentrées dans le devoir, crut devoir désarmer la Gaule pour prévenir tout péril do ce côté. Il y avait, dans ce pays, k c6lé do méconlents et d'insoumis, une bourgeoisie influente, que la pax romuna commençait à enrichir et qui dut profiter do l'occasion pour donner des preuves un peu servilos de son loyalisme. Les bas-reliefs de l'autel des iiautae parisiens, dédié h TiUhve ou fious Tibôro, ont élé récemment interprétés comme formant