‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 110 sur 345 · Cf. s. Reinach, Recueil de têtes antiques, p · texte numérisé non relu

Cf. s. Reinach, Recueil de têtes antiques, p

lerlin ; qtielqnes [pa^ments sont entrés au musée des Thermes rfe Konie ; un petit morceau est au Louvre ; d'autres ont élé transférés h Dresde et à Saint-Pétersbourg'. Dans son intéjïpité, elle représentait, suivant te lémoignage des Arabes -da pays, un empereur romain entouré des bustes de douze ovinces de l'Empire. Tout récemment, dans un mémoire

' le nimbe dans l'art chrétien, M. Krûcke a publié une ■avure îi petite échelle du médaillon représentant la Isate*; je dois h l'amabililé de l'auteur une photographie de S précieux fragment, qui a été agrandie au musée de Saint-

li. Are/imol. Antâgtr, \%H, p. 101 ; 1900, p. 109; Bull. Soe. Anli^,, 1906, h 380 (oii U. MicbOD tnumëre îl rragmeuts.) f t. A. Kracke, Dtr Smbia. SIraibourg, 190S, pi. I, 2.

188 LA GAULE PERSOxNMFIÉE

Germain et dont la direction des Musées Royaux de Berlin a bien voulu autoriser la reproduction.

L'art romain du i®' siècle, à Timitation de l'art alexandrin, a souvent représenté les Provinces vaincues. A l'époque des Sévères, les souvenirs de la conquête de la Gaule sont déjà loin. La Gaule d'alors appartient à l'Empire non seulement par le droit du glaive, mais surtout par la fidélité de ses habitants. C'est, de toutes les provinces, la plus riche, celle où l'on travaille le mieux. Aussi n'est-elle pas figurée comme une captive attristée; c'est une forte femme, à l'attitude assurée, au regard hardi, couronnée de tours comme Cybèle, ou comme cette belle tôte de bronze, personnification probable de Lutèce, qui a été découverte au xvii^ siècle à Paris*.

Il est intéressant de rappeler à ce propos la description de la même province par Claudien' :

Tum flava repexo

Gallia crine ferox evinctaque torque décora Binaque gaesa tenens,.»

Les deux ffoesa sont ici un souvenir des Al/nna f/aesa dont parle Virgile'. Comme lui, Claudien paraît avoir songé surtout à la région alpestre de la Gaule, à l'Helvétîe actuelle. Peut-être le type celtique s'y était-il mieux conservé qu'ailleurs à l'époque romaine. J'ai noté un curieux passage d'une lettre du marquis de Boufflers, datée de Soleure, d'où il résulte que, même au NVin»^ siècle, les visiteurs du Valais se sentaient en pays gaulois : « Ce peuple-ci, écrit Boufflers, me représente le peuple gaulois ; il en a la stature, la force, le courage, la fierté, la douceur et la liberté... Les femmes y sont charmantes; je serais même tenté de les croire coquettes, si les femmes pouvaient l'être *. »

i. s. Reinach, Recueil de léles antiques^ pi. 110, 111.

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