‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 113 sur 345 · Lucaiu, Phars · texte numérisé non relu

Lucaiu, Phars

expirer Scaevota devant la sanctuaire de la t autels toujours allum<^-s {ante ipsum penrtrale deae semperque calenles Mactavere focos). Ces témoignages sont décisifs et prouvent que la statue n'était pas dans le tempto même, mais in vestiôulo. Florus s'est donc laissé onlrainer par son éloquence lorsqu'il décrit Mucius Scaevola embrassant l'autel (Je Vitsta et risquant d'avoir le feu sacré pour sépulture (Vestales amplexus aras tanlum non eodem igné sepelitur)'. Mtîme poursuivi par des sicaires, un grand pontife ne pouvait pas pénétrer dans la partie d'un temple d'où les hommes étaient rigoureuse ment exclus'. Il n'y avait eu, dans l'antiquité, que deux exceptions. Lors de l'incendie du temple de Vesla. un 241 avant J-C, L. Caecilius Metellus se précipita au milieu des flammes pour sauver le Palladium ; il y perdit la vue, ce qui, dans les idées des anciens, était le châtiment de ceux qui voyaient ce qu'ils no devaient point voir'. Vers 220 après J.-C. Héliogabale, voulant détruire te culte de tous les dieux autres que le sien, entra de force dans le sanctuaire de Vesta pour enlever le Palladium et fit transporter dans !e temple de son dieu la statue oîi il crut le reconnaître ' . Assurément, les auteurs qui ont rapporté ces faits n'auraient pas manqué de citer le cas de Scaevola, si le ^rand pontife avait perdu la vie dans le temple même et si la statue qui fut tacbéo de son sang avait été dressée auprès de l'autel. La statut dont parle Cicéron était elle conforme au type

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