‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 260 sur 345 · Msa. Il, p. m (Kure-et-Loir · texte numérisé non relu

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dolmens '. Un a même signait^ une croix tracée, en réunissant quatre ûcuolles, sur une piirre à bassins des Pyrd-niSes'. Quel- (fueB croix ont 6lù taillées, scmble-t- il, dans la masse même des peutvans ou dt>s menhirs*. Mats ces lenlatîvcs pour « christianiser " les mi'galithes se. heurlent parfois à de sourdes résislanccs : ou a raconté, dans les Pyrénées, qu'un ouvrier (juî avait ra(;onnt' une croix pour en surmonter une pierre fut frappé de mort par le génie du lieu *.

C'est sans doute par ce motif que le clergé s'est gi^néralemenl abstenu de détruire les monuments mégalithiques, même à une épo({ue où leur inlérOL archéologîiiue lui échappait. Peu de prélats ont eu la hardiesse de cet évèque de Caliors qui, au dire île Delpon ', lit briser un dolmen du Quercy parce qu'il était pour les habitants du pays l'objet d'un culte idolâtre. On assure que dans la profonde vallée de Larboust, creusée au cirur de la chaîne des Pyrénées, les pierres sacrées sont encore tellement en honneur que les prêtres coaiballenl en vain le culte qu'on leur rend : les habitants s'ameutent pour en empêcher la destruction, et sî par hasard on réussit à en détruire une, ses restes, pieusement recueillis, deviennent l'objet de la même vénération *.

c) D'après une tradition locale, un ermite du vi' siècle, saint Viàtre. aurait établi sa cellule sous un dolmen de la Sologne '. Fréminville el Mabé ont noté plusieurs fois en Bretagne que des chapelles ou des calvaires avaient été construits tout près de menhirs et de dolmens « pour faire diver-

1. Hf}i. tiorh. p. 94. Un doliLeu <le Bcauuiout (OohlogtieJ est dll La Croix de la Vitrât [Àiioc. (ran.;. 1871, p. 893).

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