Habé, i
416 LKS MONUMENTS I)K VlKtiWK fiRUTE
pays trous des Sottais : ces Sottais étaient des nains industrieux qui réparaient tout ce qu'on déposait près <le Touverture d'une caverne, à condition que Ton y ajoutât quelques vivres". M. Dupont a raconté la même légende avec quelques variantes : quand on veut obtenir quelque chose des Nutons. petits forgerons qui habitent les cavernes, on place à l'entrée d'une grotte un pain ou une pièce de monnaie, et le lendemain on retrouve en place ce que l'on désire". En Angleterre, dans le comté de Berkshire, en dit que lorsque le cheval d'un voyageur s'est déferré, il suffit de laisser le cheval devant un dolmen dit « Cave du forgeron Wayland », en plaçant une pièce de monnaie sur la table : en revenant au bout de quelque temps, on constate que le cheval est ferré et que la monnaie a disparu^ Des légendes analogues ont été constatées en Allemagne, en Suède et jusque chez les Veddahs de l'île île Ceylan*. Ce qu'il y a de particulièrement curieux, c'est que Pythéas avail recueilli la même tradition aux ilcs Lipari : t Si. dit-il, on plaçait du fer non travaillé, avec une pièce d'argent sur le bord du cratère du volcan de l'île, on retrouvait le lendemain à la môme place une épée, ou tout autre article dont on avait besoin'. » Il est bon d'ajouter que Mahé, en racontant quelque chose de semblable sur les Poulpiquets, n'institue aucune comparaison avec la tradition antique correspondante, circonstance qui suffirait pour garantir sa sincérité.
On peut rapprocher de ce (|ui précède certaines croyances populaires dans lesquelles toute mention des nains obligeants à disparu. Chaque matin, avant le lever du soleil, on trouve au pied de la Pierrefitte (Yonne) un pain et une bouteille de vin. Pendant l'Evangile de la messe de Pâques et de minuit à Noël, on trouve sur la Grande-Borne, dans le même département, une bouteille de vin et un plat d'argent ^