I.KS MOM'MENTS l(E PIKRRK IlItL'TE
OU MOUS son lii-as';dca fées ont construit le dolmen d'Essé {Illeet-Vitaine) après avoir apporlô les pierres sur leur tôte et dans leur talilier, le tout en lilanl leur quenouille' ; lu même traililion se retrouve exactement dans la Haute-Loire'. Dans la Charente -Inli^riouro, la construction du dolmen de la Jarnc est attribuée à Mélusinc^ Nous verrons plus loin que l'on fait les mêmes ri^citB touchant la Vierge et les saintes du clirîstianisme.
6) Les dolmens sont, en Brelag;nc et ailleurs, les maisons des nains et des naines', qui les balayent pendant lanuitavec grand soin ". D'autres habitent sous les menliirs ou simplement sous de grosses pierres plates'.
Parlant d'un montissel ou tumulus à Sainl-Nolf, Malié' dit qu'il passe pour servir do palais aux poulpiquels, qui y pratiquent des terriers comme les lapins. « Ce petit peuple, ajoute Mahé, rendait service aux autres habitants du canton, ctir, quand ils nvaient perdu quelque chose, ils venaient, au commencement de la nuit, à la garenne des nains, et ils disaient : n Poulpiquets, j'ai perdu toi objet, n Cette prière était exaucée et lolcndemainmalin on trouvaità sa porte ce qu'on avait perdu. »
Cette croyance à des nains aussi artificieux qu'obligeants ne se trouve pas seulement en Bretagne. Schmerling a décrit des cavernes des environs ile Liège, qui s'appellent dans le
I. liia. IV, p. 409. La pierre s'appelle guenouilU de In /l'e (Jura).
i. Ace. V, p. :i7G. M. Haul ilu Caatcllier m'écrit : • Eu vous taieaDt remariiuer un mcobir, nni paysans vous JJrout : Je ae saiâ pas ii c'esl vrai, raaii ou dit itM'il a ùté plaati^ li par uoe c'Aorrif uu i|u1, ea Blaol ea quenouille, le porta daas taa labller. • Vue vanaate Ja la uiSuao légende {Via. XII, p. lUU} ajoute qui?, te dolmcu teroiiuè, le« féi'i qui s'y reudaieat avec leur charge lalHitùrcul tomber Iciira pierre» : telle serait l'origine des peul- Taus voitinï. Ailleurs, àti meubirs sout aUribnès i ta fée MCIusmc qui jela nue doriiée de pierres sur le cbeiuin [Ren. Irait, pop. I9U1. p. 420),