‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 284 sur 345 · Aec. V, p · texte numérisé non relu

Aec. V, p

mécréant César : de là les alignements de Carnac et d*Erdeven*. Les menhirs des environs de Quiberon sont des soldats pétrifiés par sainte Hélène'. Le cercle de pierres de Rollerich (Oxfordshire) passe pour être composé d*hommes pétrifiés : la pierre la plus haute est le roi, cinq autres sont des chevaliers, les autres sont de simples soldats'.

f) Un menhir de la Loire-Inférieure, dit Vieille de saint Martin^ serait une femme changée en pierre sous les yeux du saint pour s'être retournée, comme la femme de Lot, malgré la défense qui lui en avait été faite. La légende est calquée sur le récit biblique*. Dans la Nièvre, on voit aussi un roc figurant une femme qui aurait été pétrifiée en punition de sa curiosité*. Les cromlechs dits demoiselles de Langon sont des jeunes lilles pétrifiées pour s'être rendues à la danse au lieu d'assister auxoffices\ Un chasseur a été pétrifié par saint Hubert avec la meute et le gibier qu'il poursuivait, pour avoir voulu forcer un cerf avant la grand'messe le jour de Pâques \ Une réunion de danseurs a été transformée en pierres, avec le curé et son clerc, pour être venus danser avant la messe*.

g) Dans les Pyrénées, un groupe de pierres représente un berger, son chien et ses moutons, pétrifiés en punition du mauvais accueil fait par le pâtre à Jésus-Christ'. En Poméranie, certains Hûnebetten dont les pierres sont éparses passent pour des noces ou des troupeaux pétrifiés*®. Une légende sur la pétrification d'une noce de mécréants existe dans le Pas-de-Calais**. Ces traditions sont parmi les plus répandues. Dans la vallée de Caboul, comme dans le Somer-

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