‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 283 sur 345 · UuMct, p. I3S · texte numérisé non relu

UuMct, p. I3S

Sainte Frodoberte laissa tomber près de Tétang de Maillard (Seine-et-Marne) des pierres qu'elle portait à son frère pour construire une chapelle, mais qui étaient devenues inutiles, l'édifice étant achevé quand elle arriva '. Une légende analogue, dans l'IUe-et Vilaine, mentionne seulement une fée. A Valdériès Hans le Tarn il y a un dolmen; on raconte que la Vierge destinait ces pierres à la construction d*une église d*Albi et qu'elle en portait une sur sa tête, les deux autres sur ses épaules, tout en filant. Ayant appris en route que Téglise était terminée, elle déposa les pierres à Valdériès*. Toutes ces légendes sont de même souche, et de souche païenne ; leur couleur poétique les a exposées à des remaniements dont voici un exemple : « La Sainte Vierge se promenait sur les landes de la Guinon, portant sur sa tète Pierre Longue et dans son tablier Pierres Blanches, lorsque son fuseau tomba à terre. Elle se baissa pour le relever et, dans le mouvement qu'elle fit, la pierre qu'elle portait sur sa tête glissa et se ficha en terre dans la place même où était tombé le fuseau: puis celles du tablier s'envolèrent et allèrent former, dans le champ des Meules, un cordon pour le fuseau de Pierre Longue *. »

c) Une « pierre dégouttante » serait la « dame » du paladin Roland, qui le pleure jusqu'à riicure du jugement (à rapprocher de la iSiobé du Sipyle)*.

d) Des fées ont été pétrifiées parce qu'elles dansaient après l'heure fixée pour leurs ébats'.

e) Sainte Corneille transforma en pierres les soldats du roi

i. Ace. V, p. 187. Des traditions analogues sont relatives à des mottes de terre que la Vierge aurait transportées dans sou tablier {Ace. U, p. 218) ; de mAme, deux turaulus près de Vernon sont appelés la hollée de Gargantua (Msa. XVll, p. 416).

2. Rép. Tarn, p. 41. Un autre dolmen du Tarn est dit les trois pierres; la Vierge les aurait laissé tomber de sou tablier en filant sa quenouille [ibid. p. 41). — Pierre que sainte Carissime aurait portée dans le pan de sa robe, ibid. p. 86.

3. Bezler, p. 179. Le livre de cet instituteur, si estimable à tant d'égards, est rempli de légendes demi-savantes ou interpolées.

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