Congrii I
! Sorwich. j
B. H. Martin, Sludri, p. IB7.
que la race de Dana, comme celles de Partholon et de Nemed, appartient à la mythologie irlandaise. Les Tuatha de' Danaan correspondraient à la race d*or dans la tradition hésiodique, qui est peut-être indo-européenne*.
Geffroi de Monmouth (1147)' attribue la construction de Stonehenge à Aurelins Ambrosius^ c'est-à dire à son auxiliaire Tenchanteur Merlin, et Geraldus Cambren8is(H87)', en racontant la même histoire, mentionne une chorea giganlum... laptdum congeries admiranda, qui, transportée par des géants d'Espagne en Irlande, aurait été à son tour transférée en Angleterre par Aurelius Ambrosius et Merlin. Ces témoignages sans valeur historique ont complètement égaré Fergusson, qui les a pris pour point de départ de son système sur les monuments mégalithiques du monde entier.
11 y a enfin des traditions qui sont, comme on Ta dit, le résultat combiné de Topinion populaire et de la science des académiciens de village. Ainsi, près de Xérès, une grande pierre de dolmen est appelée « pierre des sacrifices » et Ton raconte que l'on y égorgea, après la bataille de Munda, les partisans de Pompée*. Bézier rapporte qu'on élevait chaque année près du cromlech de Château Bu un autel sur lequel on immolait une jeune fille*. Une pierre (1*1110- et-Vilaine aurait surgi (le terre pour sc'parer deux combattants « au temps des Romains ))^ Bourquclot prétend qu'il existe à Néaulle une pierre dite « pierre à repasser de Gargantua » et que, d'après la tradition locale, « c'est sur ses rudes arêtes que le monstrueux g()néral affilait la faux avec laquelle il achevait les soldais d(î César. » Kt Bourquclot part de là pour voir dans Gargantua « une sorte de personnilication de la race gauloise en lutte avec les Romains! »'
D'après un livre publié à Rennes en 1882 (!), Béziers rap-
\. D'Arbois «le Jubainvlllc, Le cycle irlandaiSy p. 11 et passim.