Carlailhac, France préhist. p. 162 et suiT
6. Encyel. Brit. 9« éd* s. t« Cromlech, 1. Revue celtique, t. XV, p. 223.
pierres brutes. Les mots dolmen, menhir^ cromlech ne paraissent ni dans Caylus, ni dans les œuvres des autres antiquaires français jusqu'à la fin du xvni® siècle. M. Schuermans* a relevé un passage de Millin", où il est dit qu'on voit fréquemment, en Cornouailles, des piliers de pierre, etc., appelés memZ-ywyr, llech^ carneds, cromlechsy termes qui figurent, en effet, dans un article de Stephen Williams, publiéen ITiOV Legrand d'Aussi* dit qu'en bas-brctonles obélisques s'appellent^r mtf/i-iretqu'il est disposé à accepter celte expression*. Plus loin, il cite la désignation locale /tcAaven ou leek-a-ven^oxxv trilithe et propose de la transformer, « en radoucissant un peu », en lécaveue. Ce mot lichaven, imprimé //eAauen, paraît déjà, en 1750, dans un ouvrage de Deslandes' et, douze ans plus tard, dans le tome V du Recueil de Caylus^ . D'après Le Pelletier *, au commencement du xviu* siècle, dans l'évôché de Léon, les dolmens s'appelaient Itac'h ou Icac'h; en Argol et en Trégarvan (arrondissement de Châteaulin), on trouvait aussi la désignation de liaven^ .
Litour d'Auvergne, dans ses Origines gauloises (1796, p. 2i), apj.clle dolmin une « table soutenue par trois énormes quartiers de rocher » à Locmariakcr; Legrand d'Aussi, toujours désireux d' « adoucir » les mots, écrivit dolmine. Je ne connais pas d'exemples plus anciens du mot dolmen, qui n'est pas gallois et queM. Lotli dit n'avoir entendu employer qu'une fois par un paysan en Bretagne*^'. Dans le premier volume