ET LES MYSTÈRES DE LA FIGUE
Comme il n'existait à Athènes aucune institution analogue à celle du ministère public en France, c'était un devoir pour les citoyens de dénoncer les crimes ou délits dont ils avaient connaissance et d'appeler sur leurs auteurs la sévérité des lois*. Le rôle d'accusateur n'avait rien d'odieux* et les plus illustres citoyens d'Athènes ne se firent jamais scrapule de rassumer\ Mais cette procédure donna naissance à bien des abus. Des hommes malicieux, ou simplement indiscrets et querelleurs, poussés par l'envie de nuire ou par Tesprit de chicane*, se mirent à intenter des accusations à tort et à travers, en général contre les citoyens les plus en vue, dont le reposétaitainsi troublé sans avantage pour la chose publique*. D'autres imaginèrent de se servir du droit que la loi conférait ainsi à tout homme libre ^ pour extorquer de l'argent à ceux qu'ils pouvaient menacer d'un procès '. Dès le v* siècle,