‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 55 sur 345 · O povX6|ievoc 'Adrjvaiwv oU t\z(sxi (Eschine, I · texte numérisé non relu

O povX6|ievoc 'Adrjvaiwv oU t\z(sxi (Eschine, I

8. XuxoçavTETv devint synonyme d'extorquer, p. ex. Diodore, I, 77.

LES SYCOPHASTES ET LES MÏSTÈIIES DE L\ FlfilIK 83

on désignait sous le nom nn^^prisant de sycophantes les individus qui intentaient des actions à la lèj^ère, sans motifs ou pour des motifs peu sérieux, ou encore en vue d'un gain illégitime. Bien qu'une loi condamnât à mille drachmes d'amende l'accusateur qui laissait tomber son accusation, ou qui, devant les juges, n'obtenait pas le cintiuièmc des su irrages', le métier de sycophanle ne cessa pas d'attirer un grand nombre de désœuvrés et de coquins, ceux que Démosthènes appelait les H chiens du peuple' ». La condamnation des sycophantes à l'amende no parait pas avoir été prononcée ipsn jvre, mais seulement à la suite d'un nouveau procès qui leur permettait d'cxciper de leur bonne foi'. D'ailleurs, comme il importait à l'intérêt général que les crimes contre la sûreté ou les financt.-s de l'Etat fussent réprimés, la loi avait stipulé que certaines accusations, choisies parmi les plus graves, pourraient être intentées sans risques pour l'accusateur*, ce qui contribuait certainement à augmenter l'audace et t'impunîté des sycophantes.

11 est inutile de citer des textes pour préciser le sens de ce mot, qui ressort assez de ce qui vient d'être dit. Le sycophante n'est ni un calomniateur, ni ce qu'on nomme aujourd'hui un maître chanteur, bien qu'il puisse être oudevenir l'un et l'autre ; c'est essentiellement un dénonciateur de bas étage, qui appelle la vindicte publique sur des délits futiles ou imaginaires'. Cette désignation était déjà ancienne au v" siècle, car les Comiques en font usage comme si tout le monde la comprenait. Mais ils ne se sont pas donné la peine de nous en expliquer l'origine;

!. Csillamer, «ri. Grafhttp, 16S3.

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