LES SYCOCHANTES ET US MÏSTKHES DE LA FIGUE
dénoncèrent les voleurs de figues furentappeliîa sycophanles^.
Des deux explicalions (ou pluli'il des deux groupes d'uxplicationsj que nous venons d'indi(]uer. la première est restée la plus populaire et la soûle qui soit géni^raloment connue- En 18B8, le gouvernement grec ayant demandé au gouvernement français de lui faire connaître les objets d'art de provenance grecque qui étaient importés en France, en violation de la loi grecque sur les antiquités, Larroumet. alors directeur des Beaux-Arts, répondit par une lettre spirituelle, où îl (ît observer que les Grecs anciens, désireux de manger leurs figues eux-mi^mes, avaient chargé des sycopliantes de surveiller leurs Frontières. « Si les Grecs modernes, ajoutait-il, veulent manger eux-mêmes leurs figues ou, plutôt, garder leurs précieuses antiquités, qu'ils chargent les douaniers dece soin'. 1)
On pourrait alléguer, à l'appui de cette explication, qu'il a certainement existé, à Athènes, des lois prohibant l'exportation de certains produils naturels i^t mOmo fabriqués ' ; mais, d'abord, aucun témoignage, sinon les textes qui tentent d'expliquer le mot sycophrinte, ne mentionne la défense d'exporter des ligues; en second lieu, si l'on avait donné un sobriquet à. ceux qui révélaient la sortie clandesline des ligues, il faudrait qu'une désignation analogue eût existé pour ceux qui dénoni;aient la sortie du blé, dont l'exportation était elfcctivomeot q défendue. Il n'en est rien. Un Comique du v' ou du iv* siècle i a bien forgé le mot ha/o/thanta , sur le modèle de sijcophantet^ I pour ceux qui dénonçaient la sortie du sel, et ce mot sel retrouve, dans le CurculioAii Piaule, sous la forme ^a/o^an/a; j mais ce n'est lii évidemment qu'une plaisanterie'. EnBn,^
I. FeBlQg, /. e. Le toI des ntUioB ËUit puai de mort dans la légiilation ds l Sotoa et de Drncoa {Hlut., Sol.. 17: Alciptiroa, III. 10). S'il y aquelque véiit* \ daui cea aseertlons, 11 devait s'agir de rraits cousacrée.
S. Chroniques d-Oritnt, l. I, p. *91.