‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 57 sur 345 · Kol ot çaivoi toÎ; itpuTâvtaiv [Arisloph., EquU · texte numérisé non relu

Kol ot çaivoi toÎ; itpuTâvtaiv [Arisloph., EquU

*. Parti cali ère ment contre ceux qui dÉtienneut des biens de l'Ktai ou commeltent des délits de douane (cf. Meier, Schflmann et Llpsiua. AttUehtr Proîta, p. 396).

S. Schol. Arlstopb. Plut., «73; Elym. magn., i. v. auxoTciviai. C(. Ilesychlus. *. B. mmnotpia, mxrcioji'.a, truKOintïJiac-

.ES SVCOPHANTES ET LBS M

Cette explication a déjà tenté les anciens. La meilleure prouve qu'ils n'en connaissaient pas de bonne, fondée sur un vieux texte littéraire ou juridique, c'est qu'ils en ont proposé plusii'urs, inventées, k ce qu'il semble, de toutes pièces et sans autre autorité que l'analyse môme du mot qu'il s'agissait pour eux d'expliquer.

1° Lors de la découverte du fruil de la figue, il parut si exquis que les Athéniens voulurent s'en réserver la jouissance'. L'exportation des ligues fut interdite: il y eut pourtant des contrebandiers, etceuxqui les dénonçaient furentappeléa sifcophantes. Cette explication assigne au mot sycophanlo une antiquité Irt's reculée, véritablement préhistorique, puisque la culture du (iguier est antérieure à toute histoire positive. tJne autre version attribuait à Solon la loi prohibant l'exportation des ligues-, mais les deux textes de Plutarque & ce sujet sont contradictoires et prouvent que la défense en question était attribuée à Solon par simple conjecture et pour expliquer le mot (TJxofivtT);'.

2° Une étymologie toute différente, qui nous a été transmise avec quelques variantes, offre sur la précédente l'avantage d'introduire dansle problème un élément religieux. 11 existait à .\thène«dGB liguiers sacrés, comme des oliviers sacrés, dont tes fruits ne devaient pas être livrés à la consommation, ou ne devaient l'être que sous certaines réserves; une année de disette, il se trouva des gens pour voler les ligues sacrées, malgré la peine de mort portée contre ce sacrilège'; ceuxqui

I. Ulros. ap. Atheu.. tll, p. It E (^gm. 35, HDtler) ; Scbal. PJ«t. ad Rtmp. p. :J4D D (RuhnkeD, p. 147); Schol. Aritlapb, Plut.. 873; Etym. Magn., 0u>o9svila. Le scbol. du Plulut, au t. 31, allègue ceUe eiptlcallou aprë« U «uivaDte et ajoule qu'il en eiîsle uue autre tout k lait absurile. itâvu t{^,'/pâ.

1. Plut., Solon. Si et De Curioailate, p. S33. Cf. BoBckb, Slaatshau$haÙung, 6i. FracDkeJ, 1. 1, p. 53 : ■■ Je suis teroiemeDl coavamcu. dll-il. que la déteatu d'exporter les Baues u'exUlalt i. sacune époque 'lont nous ajone une CODuaiuaDce bïaloriquc précise. ■

3. Schol. Anstopb, Plul., 31 ; .Suidai, t. b. Svxafi^Tm. Vov eiplkitioa ui) peu différente eit doDO^e par FestOB [p. 303, MOlter). qui do parle pas d'une Xamioe, auât de vols commii par de jeaues Atbéuicat aux ilépeus dei eoItlTattur* de figues.

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