‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 60 sur 345 · LES S · texte numérisé non relu

LES S

COPHANTES ET LES HYST£RES DE

[Ficirë^

si l'explicatioQ ainsi motivée était vraie, les anciens n'en oussenl pas cherché une autre ; le seul fait qu'on imagina l'histoire du vol des figues sacrées prouve que celle de la prohibition douanière est sans fondement.

.1' Philomnesle, cité par Athénée, aurait dit dans son livre sur les fêtes sminthienncs de Rhodes que les amendes et les impôts se payaient autrefois en ligues, en vin et en huile; les percepteurs de ces droits en nature, choisis parmi les citoyens les plus considérés, auraient été appelles sycophanles parce qu'ils exposaient les fruits ainsi pcri;us'. Philomnesle luimême no donne celte explication qu'avec réserve (liî =oh«)! son texte, bien que lire d'un ouvrage relatif à Rhodes, ne dit point qu'il existât, dans cette île, de magistrats appelés sycophanles, d'ailleurs complètement incounus; enfin, l'idée que l'exposition puMique ou la " présentation » des fruits perçus (toùî mOt» gi7i:?i-no-nct^ xal çaNovT«î)' aurait pu donner naissance au nom des sycophantes, est trop absurde pour qu'il soit nécessaire de la réfuter.

Les modernes ont proposé deux hypothèses qui me semblent également inadmissibles.

4° Boeckh, poursuivant une idée de Dacier, croit que le sycophante est celui qui fait une dénonciation, çin;, à propos d'un objet de peu de valeur comme une figue*, qui cherche querelle à;)ro;)ost^?/t^2fes (nous disons, je ne sais depuis quand, à propos de botles, sans qu'on puisse décider s'il s'agit de chaussures ou de bottes de foin). Le tort de cette explication, c'est de ne s'autoriser d'aucune anologie tirée du grec. Dans

Liiit; ce m qui les espioouûeDl et ëcouUieut le tiruil de* nieale* furent

appelia àXir^piai (de sXiIv, moudre, et nipciv, obierrer). Cf. Bœckh'Fraeukel, t. I, p. 9S, Date a. Je remarque, i ce propos, qu'àlit^pia; est le nAtne mot qu'âliTp6(, qaifaitpiirlie d'une formule d'eiclnsioD rehgîeuie (Callini., Hipnn. Apoll., au dÉbut) et que Virgile, qui couuaiiMit ce pauogc. a traduit par profania (Virg., Aen., VI, 258). Au lieu d'âXiTpoi, une autre formule orphique doaue ^ifiTiloi, qui eit l'équivaleat exact de profanas, • celui qui reste devant U porte du temple ».

i. Fragm. hût. graec., IV. 477; Athi^oée, IK, 3. S (Kaibel).

S. La Tuluate porte : tsÛ; taùia :ipà:TavTi( xx't cîa^iivaviic, ce que Mflller traduit : Qui haie txigtbani et in fitco puHieo rep'atsenlalianl.

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